La Russie est protégée par un bouclier antimissile « en couches », l’un des plus avancés au monde avec celui des États-Unis. Voici comment cela fonctionne.
Crédit : wikipédia
Les boucliers antimissiles dans le monde
La prolifération continue de missiles balistiques plus performants capables de couvrir des distances toujours plus grandes, comme les hypersoniques capables de voyager dans l’espace, pousse les superpuissances mondiales (mais seulement) à se doter de systèmes anti-balistiques capables d’intercepter et de détruire cette menace mortelle.
Les missiles balistiques à courte, moyenne et longue portée comme les missiles intercontinentaux (ICBM), après tout, peuvent charger des ogives atomiques et représentent le « cœur battant » du système de dissuasion nucléaire d’un pays.
Les États-Unis sont protégés par un puissant bouclier antimissile qui combine plusieurs systèmes, dont l’Aegis, le Ground-Based Midcourse Defense (GMD) et le Terminal High Altitude Area Defense (THAAD), tandis que les pays européens de l’OTAN peuvent compter sur un l’extension de ce réseau appelé l’Approche adaptative progressive européenne (EPAA).
La couverture, notamment pour ce qui concerne les installations radar, est cependant nettement moins étendue que celle du territoire américain. Une autre histoire pour la Russie, qui depuis la guerre froide a développé un vaste bouclier anti-missile « en couches » pouvant compter sur de multiples systèmes anti-balistiques.
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Comment fonctionne le bouclier antimissile russe
Pour expliquer en détail le fonctionnement du bouclier antimissile russe, missilethreat.csis.org, un portail spécialisé sur les systèmes de défense antimissile. Le site indique que la Russie est équipée de « certains des systèmes de défense aérienne et antimissile les plus avancés au monde », en raison de la mise à jour constante de l’arsenal pour maintenir le statut de superpuissance.
Le réseau anti-balistique, similaire au réseau américain, est capable de créer des zones définies comme « anti-access area-denial ou A2AD », très complexes à pénétrer avec des missiles balistiques. Mais quelle que soit leur efficacité, selon les experts, tous ces systèmes (de n’importe quel pays) auraient du mal à contrer un lancement massif et multiple d’ogives, y compris des ogives « à blanc » envoyées précisément pour embrouiller l’infrastructure défensive.
Le fer de lance du bouclier antimissile russe est composé d’un ensemble de batteries anti-balistiques de missiles longue portée S-200, S-300 et S-400, qui fournissent « des bulles de défense aérienne potentiellement jusqu’à 800 km de diamètre » , lit-on sur missilethreat.csis.org. Le deuxième niveau de la défense anti-balistique russe est constitué de missiles à moyenne portée tels que le 9K37 Buk, tandis que le troisième utilise des systèmes mobiles à courte portée tels que le 9K33 Osa et le S-125 Neva, qui contribuent à protéger les bases militaires.
Les batteries anti-balistiques sont quant à elles protégées par des systèmes de visée, dont le Tor et le Pantsyr-S1. Beaucoup de ces systèmes sont mobiles (par exemple, ils sont transportés par de gros camions, comme on le voit dans les images de l’article), ils peuvent donc être placés n’importe où. Qu’il suffise de rappeler que fin janvier la nouvelle avait circulé que la Russie, lors de l’exercice conjoint avec la Biélorussie, avait envoyé sur place deux divisions de systèmes de défense antimissile S-400.
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Système de défense aérienne S-550: Capable de frapper des engins spatiaux
La dernière pièce à rejoindre le bouclier antimissile russe, selon l’agence de presse d’État TASS, est le système de défense aérienne S-550, qui serait capable de frapper « des engins spatiaux, des missiles balistiques et des cibles hypersoniques à des altitudes de plusieurs dizaines de mètres ». des milliers de kilomètres ».
Le système avancé de missiles sol-air S-500 (nom de code Prometheus) est également en cours de développement et, selon l’agence de presse russe RIA citée par Reuters, « n’a pas d’analogues dans le monde et est conçu pour vaincre le spectre complet d’armes d’attaque aérospatiales existantes et en développement avec un ennemi potentiel sur toute la gamme d’altitudes et de vitesses ». Selon la RIA, ces missiles anti-balistiques devraient être livrés d’ici 2025.
Le système A-235 PL-19 Nudol, conçu pour défendre Moscou contre les attaques nucléaires, est également en cours de développement. L’ensemble de ces systèmes, parmi ceux déjà déployés et en développement, fait du bouclier antimissile russe l’un des plus avancés au monde avec celui qui protège le territoire américain.
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