Une nouvelle étude associe les édulcorants au risque de cancer, mais les résultats sont controversés

Une Nouvelle étude Associe Les édulcorants Au Risque De Cancer,

Une équipe de recherche française a découvert une association entre la consommation d’édulcorants et le risque de cancer. Les résultats doivent être confirmés par des études plus approfondies.

Une étude française a révélé que la consommation d’édulcorants peut augmenter le risque de certains cancers, en particulier ceux associés à l’obésité et au cancer du sein. Les résultats de la recherche, tous à confirmer, remettent les édulcorants – pour la énième fois – sur le banc des accusés, bien qu’aucune corrélation réelle avec le cancer chez l’homme n’ait jamais été démontrée. Comme le précise The Conversation du professeur James Brown, professeur de biologie et de sciences biomédicales à l’université d’Aston, tout a commencé dans les années 1970, lorsqu’une étude a trouvé un lien entre un édulcorant appelé cyclamate et le cancer de la vessie chez le rat. Les résultats ont provoqué un « tremblement de terre », bien que cette association n’ait jamais été vérifiée chez l’homme ; les édulcorants sont des produits alimentaires approuvés et considérés comme sûrs – évidemment dans les doses recommandées – par toutes les principales autorités réglementaires. Mais l’écho d’études vieilles d’un demi-siècle et d’autres recherches controversées continue de se faire entendre aujourd’hui.

La nouvelle étude française a été menée par une équipe de recherche dirigée par des scientifiques de l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et de l’Université de la Sorbonne à Paris, qui a collaboré étroitement avec des collègues du Réseau français de recherche sur la nutrition et le cancer. (réseau NACRe), de l’Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle (EREN) du Centre de Recherche en Epidémiologie et Statistique de l’Université de Paris (CRESS) et d’autres instituts. Les scientifiques, coordonnés par la professeure Mathilde Touvier, directrice de l’INSERM et professeur à l’université parisienne, sont parvenus à leurs conclusions après avoir mené une étude d’observation sur les données de plus de 100 000 personnes en France, toutes impliquées dans la grande enquête NutriNet-Santé menée entre 2009 et 2021. Grâce à des questionnaires spéciaux, les participants à la recherche ont publié des données sur le mode de vie, le sexe, le niveau d’éducation, les conditions de santé, les habitudes alimentaires (y compris la consommation d’édulcorants), le tabagisme et la dépendance à l’alcool, l’activité physique et bien plus encore. 79% du total étaient des femmes et près de 40% utilisaient des édulcorants.

Gli scienziati hanno incrociato tutti questi dati con le cartelle cliniche dei volontari ei tassi di diagnosi di cancro, determinando che coloro che assumevano più dolcificanti – oltre la quantità riportata mediamente – avevano probabilità di ammalarsi di cancro superiori del 13 percento rispetto a chi non ne faceva Utilisation. Concrètement, nous lisons dans le résumé de l’étude, le risque le plus élevé a été mis en évidence chez les utilisateurs d’aspartame (HR = 1,15 [IC 95% da 1,03 a 1,28]P = 0,002) et acésulfame-K (HR = 1,13 [IC 95% da 1,01 a 1,26], P = 0,007). Cancer du sein tel que spécifié (n = 979 cas, RR = 1,22 [IC 95% da 1,01 a 1,48]P = 0,036, pour l’aspartame) et les cancers associés à l’obésité (n = 2 023 cas, HR = 1,13 [95% CI da 1,00 a 1,28]P = 0,036, pour les édulcorants artificiels totaux et HR = 1,15 [IC 95% da 1,01 a 1,32]P = 0,026, pour l’aspartame) étaient les plus fréquents.

Bien que les résultats soient significatifs, il faut garder à l’esprit qu’il s’agit d’une étude d’observation, c’est-à-dire qu’elle ne montre aucune relation de cause à effet entre la consommation d’édulcorant et l’apparition de tumeurs. En pratique, il n’y a pas de lien de causalité et il n’y a aucune preuve directe que les édulcorants artificiels causent le cancer. Le professeur Brown souligne qu’il ne croit pas que l’étude « fournit des preuves suffisamment solides » pour modifier les recommandations sur ces produits. Selon l’expert, il est plus probable que le type de personne qui prend des édulcorants – en raison de son mode de vie – présente un risque de cancer plus élevé que l’édulcorant lui-même. Bien que l’étude française soit bien conçue, une enquête plus approfondie sera cruciale pour déterminer la véritable association entre le cancer et les édulcorants. Les détails de la recherche « Édulcorants artificiels et risque de cancer : résultats de l’étude de cohorte basée sur la population NutriNet-Santé » ont été publiés dans la revue scientifique faisant autorité PloS Medicine.