Une planète en forme de citron avec une atmosphère inédite : la découverte qui éblouit la NASA

Illustration de l'apparence possible de PSR J2322–2650b, une planète en 'forme de citron' avec une atmosphère jamais vue auparavant / Crédit : NASA, ESA, CSA, Ralf Crawford (STScI)

Un nouveau monde fascinant a été observé, révélant des caractéristiques inattendues qui remettent en question notre compréhension actuelle de la formation planétaire. Un développement étonnant qui pourrait redéfinir notre vision des exoplanètes. Les astronomes sont face à une nouvelle frontière scientifique passionnante.

Illustration de l'apparence possible de PSR J2322–2650b, une planète en 'forme de citron' avec une atmosphère jamais vue auparavant / Crédit : NASA, ESA, CSA, Ralf Crawford (STScI)

Illustration de l’apparence possible de PSR J2322–2650b, une planète en ‘forme de citron’ avec une atmosphère jamais vue auparavant / Crédit : NASA, ESA, CSA, Ralf Crawford (STScI)

Des astronomes ont découvert un des mondes les plus étranges : PSR J2322‑2650b, une planète orbitant autour d’une pulsar, une étoile à neutrons en rapide rotation émettant des faisceaux de radiation. Selon la NASA, les forces gravitationnelles de cette étoile déforment le corps céleste dans une étrange “forme de citron”; son atmosphère, riche en hélium et en carbone, remet en question les connaissances sur la formation des planètes.

Les données du télescope spatial James Webb montrent que PSR J2322-2650b se situe à seulement 1,6 million de kilomètres de la pulsar, loin des 160 millions qui séparent la Terre du Soleil. Son “année” dure à peine 7,8 heures, et les températures varient de 550 °C sur le côté nocturne à 1800 °C sur le côté diurne.

Ce système est unique car le planète est éclairé par sa source d’énergie tandis que la pulsar elle-même n’est pas visible par les instruments de Webb. Cela permet d’obtenir un spectre vraiment pur, offrant des détails impossibles à obtenir pour d’autres exoplanètes, explique une chercheuse de l’Université de Stanford.

C’était une grande surprise”, a déclaré un des chercheurs. “Après avoir analysé les données, notre réaction collective a été ‘Que se passe-t-il ?’. C’est radicalement différent de ce que nous attendions.”

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L’étude, publiée dans The Astrophysical Journal Letters, a révélé que l’atmosphère de PSR J2322‑2650b contient du carbone moléculaire (C2 et C3), une composition jamais observée auparavant. Selon un autre scientifique, il s’agit de “une nouvelle forme d’atmosphère planétaire jamais vue auparavant”. Plutôt que des molécules habituelles comme l’eau ou le méthane, “nous avons trouvé du carbone pur”.

Avec plus de 6000 exoplanètes connues, PSR J2322‑2650b se démarque par sa forme atypique, son atmosphère unique et son orbite autour d’une pulsar, en faisant un exemple clé sur l’influence des pulsars sur la formation planétaire.

PSR J2322‑2650b : la planète en forme de citron avec une atmosphère d’hélium et de carbone

PSR J2322‑2650b constitue un laboratoire exceptionnel pour les astronomes : un monde de masse jovienne orbite autour d’une pulsar, dont les émissions régulières facilitent la mesure des interactions gravitationnelles sans interférence lumineuse. Ces conditions peu ordinaires ont permis d’observer des phénomènes atmosphériques inédits sur une exoplanète.

Un aspect particulièrement fascinant est la formation possible de cristaux de carbone au sein du monde, pouvant se mélanger à l’hélium, donnant naissance à des nuages de carbone et potentiellement des diamants. Selon un membre de l’université, “au fur et à mesure que la planète se refroidit, le mélange de carbone et d’oxygène à l’intérieur commence à cristalliser, se mélangeant à l’hélium.” Ce phénomène, jusqu’alors inconnu dans d’autres systèmes planétaires, pourrait éclairer sur la composition atmosphérique observée.

La composition chimique unique de l’atmosphère, dominée par du carbone moléculaire et de l’hélium, indique que PSR J2322‑2650b se forme d’une manière différente par rapport aux géantes du Système Solaire. Les conditions extrêmes empêchent la formation de molécules courantes, laissant le carbone libre de se stabiliser sous forme moléculaire, un point souligné par la NASA pour élucider la formation d’atmosphères exotiques.

De plus, l’orbit et la proximité de la pulsar permettent aux astronomes d’étudier la distribution de la composition atmosphérique à travers la planète, offrant une précision impossible à réaliser avec des exoplanètes plus classiques. Cette combinaison de gravité extrême, de chimie unique et de géométrie orbitale particulière fait de PSR J2322‑2650b l’une des exoplanètes les plus fascinantes observées à ce jour, fournissant des informations précieuses sur l’impact des pulsars sur les corps célestes environnants.