TEST UGREEN Maxidok 17 en 1 Thunderbolt 5 : Notre verdict sur la station d’accueil qui fait tout

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Un bureau encombré de câbles et d’adaptateurs, presque tout le monde connaît ça. Entre l’écran externe, le disque de sauvegarde, la carte SD sortie de l’appareil photo et le casque filaire, deux ports USB-C ne suffisent jamais bien longtemps. UGREEN s’attaque à ce problème avec son Maxidok 17 en 1 Thunderbolt 5, un boîtier compact qui réunit la quasi-totalité des connectiques utiles : du Thunderbolt 5 à 120 Gbps, un emplacement SSD interne capable d’accueillir jusqu’à 8 To, et la prise en charge de deux écrans externes en 6K, ou d’un seul en 8K. Un seul câble entre l’ordinateur et le dock, que la machine tourne sous macOS ou sous Windows.

On avait déjà eu l’occasion de tester la version Maxodok 10 en 1 pour le Mac mini, un dock plus modeste et taillé sur mesure pour ce format précis. Cette fois, place à la version haut de gamme et universelle, installée sur notre bureau pour tourner en conditions réelles. Caractéristiques données par la marque, contenu de la boîte, qualité des finitions, comportement au quotidien avec plusieurs écrans et périphériques branchés : chaque point sera détaillé dans la suite de ce test, pour vérifier si cette station d’accueil tient ses promesses une fois sortie du carton.

UGREEN Maxidok 17 en 1 Thunderbolt 5 : Caractéristiques

Dans la gamme Maxidok Thunderbolt 5 d’UGREEN, ce modèle 17 en 1 occupe la place de vaisseau amiral, au-dessus de deux versions 10 en 1 plus modestes. Affiché à 459,99 € sur la boutique française de la marque, il vise clairement les utilisateurs qui veulent un maximum de connectiques sans sacrifier la vitesse. Le compteur affiche 17 ports au total, répartis entre trois connecteurs Thunderbolt 5, un DisplayPort, six ports USB, deux lecteurs de cartes SD et microSD, une prise Ethernet, un emplacement pour SSD et trois jacks audio.

Test Ugreen Maxidok 17 En 1 Thunderbolt 5 Ports Review

Le port Thunderbolt 5 principal, celui qui relie le dock à l’ordinateur, grimpe jusqu’à 120 Gbps en unidirectionnel, ou 80 Gbps en bidirectionnel, et peut fournir jusqu’à 140 W pour recharger la machine hôte. Deux autres ports Thunderbolt 5 en aval, réservés aux périphériques et aux écrans, plafonnent à 80 Gbps chacun avec 15 W de puissance disponible. Pour donner un ordre d’idée, cette bande passante double celle du Thunderbolt 4, limité à 40 Gbps. Bonne nouvelle pour les utilisateurs d’un ordinateur plus ancien : le dock reste compatible en Thunderbolt 4, en USB4 (versions 1 et 2) et en USB 3.2, avec évidemment des débits revus à la baisse selon le matériel branché.

Sur les six ports USB restants, trois sont au format USB-C 10 Gbps : deux d’entre eux partagent une puissance de 60 W pour recharger un smartphone ou une tablette, le troisième se contente de 7,5 W. Les trois ports USB-A, eux aussi cadencés à 10 Gbps, se limitent à 7,5 W chacun, suffisant pour une montre connectée ou des écouteurs mais pas pour un ordinateur portable. Le dock embarque également un lecteur de carte SD 4.0 et un lecteur microSD/TF 4.0, tous deux crédités de 312 Mo/s en UHS-II, une vitesse supérieure à celle de nombreux lecteurs intégrés aux ordinateurs portables. Trois prises jack 3,5 mm complètent l’ensemble : une prise combinée casque/micro à l’avant, complétée à l’arrière par une entrée et une sortie audio distinctes.

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Côté vidéo, le dock combine un port DisplayPort 2.1 dédié et les deux ports Thunderbolt 5 en aval pour piloter les écrans externes. La résolution maximale revendiquée atteint 8K à 60 Hz sur un seul moniteur, à condition de disposer d’un hôte réellement compatible Thunderbolt 5, comme un Mac équipé d’une puce M4 Pro ou M4 Max, ou un PC doté d’un contrôleur Intel Thunderbolt 5. Sur un plus large éventail de machines, dont les Mac M1, M2, M3 et M4 Pro/Max et les PC Windows en Thunderbolt 4 ou USB4, deux écrans en 6K/60 Hz restent possibles.

Les configurations plus modestes, MacBook M1/M2/M3 standard ou PC avec simple sortie vidéo USB-C, se limitent à un seul écran en 4K/60 Hz. Sous Windows, la prise en charge du MST permet même de connecter jusqu’à trois écrans en 4K/144 Hz. Sur Mac en revanche, la limite vient de macOS lui-même, qui plafonne à deux écrans externes quelle que soit la capacité réelle du dock.

L’autre argument fort de cette version 17 en 1 se trouve sous le capot : un emplacement M.2 NVMe au format PCIe Gen4 x4, capable en théorie de 6 000 Mo/s en lecture et compatible avec des SSD allant jusqu’à 8 To. Le disque n’est pas fourni, il faut l’installer soi-même, mais la possibilité d’ajouter un stockage aussi généreux directement dans le dock reste rare sur ce segment de prix. C’est un vrai plus pour qui travaille avec de gros fichiers photo ou vidéo et veut éviter de multiplier les disques externes sur le bureau.

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Pour l’alimentation, UGREEN fournit un bloc secteur externe de 240 W, capable de délivrer jusqu’à 140 W à l’ordinateur hôte, avec de la marge en réserve pour les autres ports. La répartition de puissance s’ajuste automatiquement selon les appareils branchés, pour éviter toute surcharge. Côté réseau, une prise Ethernet 2.5 Gigabit est de la partie, rétrocompatible avec les installations en simple Gigabit. Pour la gestion de la chaleur, UGREEN mise sur un refroidissement hybride qui associe une dissipation passive par le châssis et un ventilateur interne qui se déclenche selon la température. Le dock intègre aussi une encoche de sécurité Kensington et profite d’une garantie de 2 ans. Il fonctionne aussi bien sous macOS que sous Windows 11, même si l’exploitation complète du Thunderbolt 5 réclame un ordinateur réellement équipé de cette norme ; les machines plus anciennes en Thunderbolt 4 ou USB4 restent compatibles, avec des débits plus limités.

UGREEN Maxidok 17 en 1 Thunderbolt 5 : Déballage et accessoires

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Première chose qu’on constate en sortant le carton d’expédition : UGREEN a soigné la présentation bien au-delà de ce qu’on attend d’une simple station d’accueil.

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Sous l’emballage brun classique de transport se cache une vraie boîte de présentation, avec la photo du produit et un résumé des fonctions imprimé dessus.

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À l’ouverture, le couvercle se soulève comme un écrin et dévoile un coffret bicolore, gris foncé et doré, qui reprend les teintes du dock lui-même. À l’intérieur, tout est bien casé : le dock d’un côté, une petite boîte à accessoires de l’autre, elle aussi ornée d’un schéma technique du produit sur son couvercle. Ce niveau de soin, avec un déballage en plusieurs étapes qui ressemble presque à un unboxing haut de gamme, reste assez rare pour ce genre d’appareil.

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Premier constat avec l’alimentation externe : c’est un vrai bloc secteur de belle taille, du genre qu’on associe plutôt à une station de recharge qu’à un chargeur d’ordinateur portable classique. L’étiquette au dos indique une sortie de 24 V et 10 A, soit les 240 W au total, pour une entrée universelle en 100-240 V qui permet de l’utiliser dans n’importe quel pays. Le câble qui en sort est fixe, non détachable, et se termine par une fiche DC ronde à brancher directement à l’arrière du dock. Les nombreux logos de certification présents (CE, FCC, UKCA entre autres) rassurent sur la conformité du produit, fabriqué en Chine par un sous-traitant industriel pour le compte d’UGREEN.

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Dans la boîte à accessoires, UGREEN glisse plusieurs cordons secteur, chacun avec une fiche différente selon la norme électrique visée. Pour la France et la majorité de l’Europe continentale, le cordon à fiche ronde à deux broches avec terre fonctionne directement sur nos prises murales. Les autres cordons, pensés pour d’autres marchés, n’ont pas d’utilité ici, mais leur présence montre que ce dock est pensé pour une diffusion internationale plutôt que pour un seul pays à la fois.

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Le câble Thunderbolt 5 fourni est facilement identifiable grâce au petit logo à l’éclair et au chiffre 5 imprimé sur chaque connecteur USB-C. Sa longueur, précisée par la marque, est de 0,7 mètre, un choix cohérent pour relier un ordinateur posé juste à côté du dock, mais un peu court si l’écran ou le poste de travail est plus éloigné. Dans ce cas, il faudra prévoir un câble Thunderbolt 5 plus long, vendu séparément, et choisir un modèle actif certifié pour ne pas brider la bande passante.

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Pour installer son propre SSD M.2, UGREEN fournit un petit tournevis cruciforme et un pad thermique bleu clair, prédécoupé à la bonne taille. Le tournevis sert à retirer le panneau situé sous le dock, puis à fixer le SSD une fois glissé dans son emplacement, l’écrou du bas pouvant être repositionné selon la longueur du disque utilisé. Le pad thermique se colle ensuite sur la puce du SSD pour assurer le contact avec le dissipateur intégré au capot, un détail qui montre qu’UGREEN a pensé à la gestion de la chaleur même pour un composant que l’utilisateur installe lui-même.

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Côté documentation, UGREEN ne se contente pas d’une notice minimaliste. Le carton contient un vrai manuel imprimé, disponible en plusieurs langues dont le français, avec des schémas clairs pour l’installation du SSD et un tableau détaillé des résolutions disponibles selon l’ordinateur utilisé.

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Une feuille pliée séparée, avec un QR code, renvoie vers la version numérique complète du manuel en cas de besoin. Ce soin apporté à la documentation papier n’est pas si courant sur ce type de produit.

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UGREEN Maxidok 17 en 1 Thunderbolt 5 : Design

Côté allure, UGREEN a pris le contre-pied des docks habituels. Exit la barre allongée qu’on pose à plat ou la tour verticale façon CalDigit TS5, place à un vrai cube de 133 x 133 x 53 mm pour 0,87 kg. Le format n’est pas anodin : il reprend presque au millimètre près l’empreinte au sol d’un Mac mini, un choix qui parle forcément aux utilisateurs Apple mais qui fonctionne tout aussi bien sur un bureau PC. Le châssis mélange un alliage de zinc et de l’aluminium, dans un gris anthracite profond qui évoque plus le matériel pro que l’accessoire premier prix.

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La finition surprend pour ce type de produit. Le dessus, lisse et mat, résiste bien aux traces de doigts même après plusieurs semaines d’usage quotidien, et les arêtes nettes du sommet permettent de poser sans souci un écran ou un accessoire par-dessus. Posé à côté d’un Mac mini M4 Pro sur notre bureau, le dock ne reprend pas exactement le coloris argenté d’Apple, mais l’ensemble reste cohérent visuellement.

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Le logo UGREEN, discret, orne le dessus, et le petit logo Thunderbolt apparaît sur la tranche : rien d’ostentatoire, un choix qui va bien à un appareil censé se faire oublier une fois installé.

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La face avant concentre tout ce qu’on utilise au quotidien. Le bouton d’alimentation, avec sa diode qui passe au bleu dès que le dock est sous tension, trône au centre gauche ; une pression suffit pour couper l’alimentation de tous les appareils connectés d’un coup, pratique en fin de journée. Juste à côté, les lecteurs de carte SD et microSD restent accessibles sans avoir à se pencher ou à tâtonner derrière la machine. Les trois ports USB-C ferment la marche, avec un repère visuel pour les deux qui partagent la charge à 60 W. Une prise jack 3,5 mm combinée casque/micro complète cette façade, pensée pour tout ce qu’on branche et débranche plusieurs fois par jour.

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À l’arrière, la logique change complètement : ce sont les branchements qu’on installe une bonne fois pour toutes. Le port Thunderbolt 5 hôte, celui qui relie le dock à l’ordinateur, se trouve là plutôt qu’en façade, un choix qui évite d’avoir un câble qui traîne en permanence sur le bureau. Autour de lui s’alignent les deux ports Thunderbolt 5 en aval, le DisplayPort, les trois ports USB-A, la prise Ethernet 2.5G, l’entrée d’alimentation DC et deux jacks audio séparés, un pour l’entrée et un pour la sortie. Une encoche Kensington vient compléter l’ensemble, du côté pour qui veut fixer le dock à un bureau partagé ou dans un espace ouvert.

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Les bandes cuivrées qui courent sur les côtés ne sont pas qu’un choix esthétique, même si elles donnent au dock un vrai caractère par rapport aux boîtiers tout noirs ou tout gris qu’on croise d’habitude sur ce genre de matériel. Ce sont elles qui assurent l’essentiel de l’aération, avec des ouïes similaires à l’arrière pour évacuer l’air chaud. Le ventilateur, lui, reste discret et ne se réveille qu’en cas de besoin, sans jamais dominer visuellement le reste du boîtier.

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Le compartiment M.2, justement, se cache entièrement sous le dock, invisible une fois l’appareil posé sur le bureau. UGREEN a choisi de l’enfouir profondément dans le châssis plutôt que de le laisser affleurer sous une simple trappe fine, comme c’est le cas sur certains concurrents. Ce choix protège mieux le SSD des chocs et de la poussière, au prix d’un accès un peu moins direct qu’un tiroir qu’on ouvrirait d’un geste. Le capot de cette trappe intègre d’ailleurs son propre dissipateur, pensé pour rester en contact avec le SSD une fois celui-ci installé.

Dans l’ensemble, cette approche cube fonctionne bien : les ports du quotidien devant, les branchements fixes derrière, un format compact qui trouve sa place sous un écran ou à côté d’un ordinateur sans envahir le bureau. Seul bémol, le bloc d’alimentation externe fourni est imposant par rapport au dock lui-même, ce qui relativise un peu le gain de place une fois tout posé sur la table. Pour un appareil qui reste allumé en permanence sur un poste de travail, UGREEN a visiblement pensé le design pour qu’on l’oublie plutôt que pour qu’on le remarque, ce qui, pour ce genre de produit, est probablement le bon calcul.

UGREEN Maxidok 17 en 1 Thunderbolt 5 : Tests pratiques

Le passage à l’usage réel commence par une évidence : un seul câble Thunderbolt 5 entre le MacBook Pro et le dock, et tout le reste suit sans manipulation. Écrans, réseau, cartes mémoire, stockage supplémentaire, chaque connexion reste en place une bonne fois pour toutes à l’arrière, pendant que je débranche et rebranche mes accessoires du quotidien à l’avant sans jamais toucher au reste. Après plusieurs jours d’utilisation, cette répartition avant/arrière finit par devenir un réflexe : je sais exactement où aller chercher chaque prise sans regarder.

Un regret tout de même sur cette organisation, que j’ai remarqué dès les premiers jours : les trois ports USB-A se trouvent tous à l’arrière, aux côtés du port hôte, pendant que l’avant ne propose que de l’USB-C. Pour brancher une clé USB classique ou une souris filaire un peu ancienne, il faut soit contourner le dock, soit garder un adaptateur USB-C vers USB-A à portée de main. Un seul port USB-A en façade aurait suffi à éviter ce petit désagrément. Autre détail à connaître : sans ordinateur connecté et le dock éteint, impossible de recharger un accessoire branché sur l’un des ports, contrairement à certains hubs qui gardent une fonction de charge même hors service.

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Le compartiment SSD reste la partie qui m’intéressait le plus. Comme sur le modèle 10 en 1 testé plus tôt, j’ai réutilisé mon SSD de référence, un WD_BLACK SN850X de 1 To, en dévissant la trappe sous le dock avec le tournevis fourni avant de le glisser dans son emplacement. Sous CrystalDiskMark, ce même disque grimpe cette fois à 6 900 Mo/s en lecture séquentielle, largement au-dessus de ce qu’affichait le 10 en 1 avec le même SSD, la preuve que ce modèle 17 en 1 exploite mieux le potentiel du Thunderbolt 5. Il faut toutefois nuancer ce résultat : d’autres essais menés avec un SSD différent, un Kioxia Exceria Plus G3 annoncé à 5 000 Mo/s, ont rapporté des débits bien plus modestes sur ce même port, autour de 3 900 Mo/s en lecture et 2 200 Mo/s en écriture, des chiffres plus proches d’une interface Gen3 que d’une vraie Gen4 x4. Le même SSD, une fois replacé dans un boîtier externe USB4 classique, retrouvait des débits équivalents voire meilleurs, ce qui pointe vers une limite propre à ce port M.2 plutôt qu’au disque testé lui-même. Un écart qui interroge, et qui invite à tester son propre SSD avant de compter dessus pour un usage vraiment exigeant.

Le refroidissement est sans doute ce qui m’a le plus agréablement surpris. Beaucoup de docks Thunderbolt 5 chauffent vite dès qu’on sollicite plusieurs ports à pleine charge, avec un ventilateur qui se fait entendre en continu. Ici, rien de tel : même après plusieurs heures avec deux écrans externes branchés et le SSD interne sous forte charge, le boîtier reste tiède au toucher, et je n’ai quasiment jamais entendu le ventilateur se déclencher. À un moment, j’ai même dû vérifier la fiche technique pour confirmer qu’il y avait bel et bien un ventilateur à l’intérieur, tellement il se fait discret. Ce genre de refroidissement hybride, entre dissipation passive et petit coup de pouce actif seulement quand la température grimpe vraiment, devrait presque devenir la norme sur ce segment de prix.

Sur le plan de l’alimentation, le port hôte a chargé mon MacBook Pro sans jamais faiblir, y compris pendant des sessions d’export vidéo qui sollicitent fortement le processeur. Les deux ports USB-C avant, qui partagent 60 W à eux deux, m’ont permis de recharger un MacBook Air à un rythme proche de son chargeur d’origine, largement suffisant pour un iPhone ou un iPad Pro posé à côté pendant la journée. Seul bémol, réel mais assez logique compte tenu du budget de 240 W disponible au total : les deux ports Thunderbolt 5 en aval ne délivrent que 15 W chacun, ce qui peut freiner un disque externe très gourmand branché dessus, voire provoquer une déconnexion si plusieurs accessoires réclament beaucoup de puissance en même temps. Dans mon usage, jamais eu de coupure, mais mieux vaut garder ce plafond en tête avant de brancher plusieurs périphériques énergivores d’un coup.

Côté écrans, j’ai branché deux moniteurs externes en 6K sur le port DisplayPort et l’un des ports Thunderbolt 5 en aval, sans configuration particulière : macOS les a reconnus immédiatement l’un après l’autre. Impossible en revanche de pousser jusqu’à un troisième écran sur un Mac, mais la limite vient clairement de macOS, qui plafonne à deux écrans externes quel que soit le dock utilisé, plutôt que du Maxidok lui-même. Sous Windows, la donne change grâce à la prise en charge du MST, qui permet de connecter jusqu’à trois écrans en 4K sur certaines configurations, un luxe que les utilisateurs Mac ne pourront pas reproduire ici.

J’ai aussi voulu vérifier la prise Ethernet 2.5G, en copiant un dossier de plusieurs gigaoctets depuis mon NAS relié en 10G. Le débit obtenu, autour de 160 Mo/s, restait clairement en dessous des 280 Mo/s attendus d’une connexion 2.5G pleinement exploitée, plus proche en réalité d’une liaison à 1,5 Gbps. En branchant un adaptateur USB-A vers Ethernet 2.5G sur l’un des ports du dock, en revanche, j’ai retrouvé sans problème le débit attendu, ce qui pointe vers une limite propre à ce port RJ45 précis plutôt qu’à une faiblesse générale du dock sur le réseau.

Dernier point qui m’a un peu freiné à l’usage : l’absence totale de port HDMI. Avec un DisplayPort et deux sorties Thunderbolt 5 supplémentaires, la question ne se pose pas pour la plupart des écrans récents, mais pour qui possède encore un moniteur ou un vidéoprojecteur uniquement compatible HDMI, il faudra prévoir un adaptateur actif, car le DisplayPort du dock n’est pas un DP++ et refuse les adaptateurs passifs vers HDMI. À l’inverse, les lecteurs de cartes SD et microSD m’ont agréablement surpris : sur un transfert de photos RAW depuis un boîtier photo, ils sont allés plus vite que le lecteur intégré de mon MacBook Pro, un détail qui compte vraiment pour qui décharge des cartes mémoire au quotidien.

UGREEN Maxidok 17 en 1 Thunderbolt 5 : Notre avis

Au bout de plusieurs jours avec ce Maxidok 17 en 1 sur le bureau, l’argument qui reste le plus solide, c’est la combinaison rare entre un vrai débit Thunderbolt 5, une charge correcte pour l’ordinateur hôte et un emplacement SSD intégré. Peu de docks à ce niveau de prix proposent les trois en même temps, et c’est justement ce trio qui fait toute la différence pour qui travaille avec de gros fichiers photo ou vidéo et veut réduire le nombre de boîtiers qui traînent sur le bureau. Le refroidissement, silencieux même sous charge, renforce cette impression de produit pensé pour un usage professionnel au quotidien plutôt que pour l’esbroufe.

Ugreen Maxidok 17 En 1 Thunderbolt 5 Test Review Netcost (21)

Le tarif, autour de 459,99 €, ne se justifie vraiment que si on exploite ces deux points forts. Sans port Thunderbolt 5 côté ordinateur ou sans besoin de stockage additionnel, des docks nettement moins chers feront le travail. Quelques choix restent aussi discutables : l’absence totale de port HDMI oblige à passer par un adaptateur actif pour les écrans plus anciens, la prise Ethernet 2.5G plafonne en dessous de ce qu’on attendait dans nos mesures, et les deux ports Thunderbolt 5 en aval, limités à 15 W chacun, peuvent montrer leurs limites avec des périphériques vraiment gourmands. Rien de rédhibitoire pour un usage courant, mais des points à garder en tête avant d’y brancher tout son setup sans réfléchir.

Face à la concurrence directe, la comparaison la plus parlante reste le CalDigit TS5 Plus, vendu au même prix mais avec plus de ports, plus de puissance disponible et un réseau plus rapide, sauf qu’il n’a pas d’emplacement SSD. Le choix entre les deux se résume presque à cette seule question : a-t-on besoin de ce stockage interne, oui ou non. Par rapport à la version 10 en 1 déjà testée pour Mac mini, ce modèle 17 en 1 vise clairement plus large, à la fois côté ports et côté compatibilité Windows. Pour un bureau qui centralise vraiment tout, écrans, stockage, réseau et charge, ce Maxidok reste un choix solide, à condition d’accepter son tarif et ses quelques angles morts.

Voir le UGREEN Maxidok 17 en 1 (Amazon)

Voir le UGREEN Maxidok 17 en 1 (Officiel)

Pour

  • Débit Thunderbolt 5 exploité à pleine puissance
  • Charge de l’ordinateur hôte jusqu’à 140 W
  • Refroidissement discret même sous charge
  • Slot SSD M.2 NVMe intégré jusqu’à 8 To
  • Lecteurs SD et microSD rapides en façade
  • Présentation et finitions soignées
  • Compatible aussi bien Mac que Windows
  • Double écran 6K ou simple écran 8K

Contre

  • Aucun port HDMI
  • Ports USB-A tous regroupés à l’arrière
  • Débit Ethernet 2.5G en retrait sur nos mesures
  • Ports Thunderbolt 5 en aval limités à 15 W

NETCOST a reçu l’ensemble du matériel de UGREEN pour les tests. Le fabricant n’a eu aucune influence sur cet article. Si vous achetez le produit testé par l’un de nos liens, nous touchons une petite commission qui nous aide à maintenir le site.