La trichinellose ou trichinose est une maladie parasitaire liée à la consommation de viande crue ou insuffisamment cuite infectée par des vers du genre Trichinella. Les zoonoses peuvent avoir des conséquences mortelles.

La trichinellose ou trichinose est une infection d’origine exclusivement alimentaire, liée à l’ingestion de viande crue ou insuffisamment cuite contenant les larves de vers parasites du genre Trichinella, appartenant au phylum des nématodes. Techniquement, il s’agit d’une zoonose, c’est-à-dire d’une maladie infectieuse transmise de l’animal à l’homme. Comme le précise l’Istituto Superiore di Sanità (ISS), en France, la transmission est principalement liée à la viande infectée de porcs (porcs et sangliers) et de chevaux, bien que d’autres espèces sauvages puissent également être impliquées. Les symptômes signalés par les manuels MSD faisant autorité pour les professionnels de la santé comprennent des nausées, des crampes abdominales et de la diarrhée au cours de la première semaine, qui peuvent ensuite s’accompagner d’une fièvre très élevée et persistante, de courbatures (myalgies), d’œdème facial ou périorbitaire, de maux de tête, de hémorragie conjonctivale et pétéchies. La myocardite et l’encéphalite sont également des complications connues, avec des issues potentiellement mortelles. Récemment, une dizaine de cas apparus dans la province de Foggia ont fait la une des journaux, où le directeur général de l’ALS local a ordonné de vastes contrôles d’hygiène et de prophylaxie dans les établissements commerciaux et indiqué des recommandations aux chasseurs. L’agent pathogène responsable est particulièrement attentif en Sardaigne, comme en témoignent les différents cas de viande infectée détectés lors des contrôles. Voici ce que vous devez savoir sur la maladie.
Qu’est-ce que la trichinellose ou la trichinose
Aussi connue sous le nom de trichinose, la trichinellose est une maladie parasitaire infectieuse de grande envergure causée par huit espèces de vers ronds, appelés nématodes. En France, l’espèce la plus préoccupante est Trichinella britovi, bien que des cas liés à certaines autres aient également été enregistrés au fil des ans. Le parasite, capable d’infecter indifféremment les reptiles, les oiseaux et les mammifères de diverses espèces, est également dangereux pour l’homme, avec même des conséquences mortelles dans les cas les plus graves.
Quels sont les symptômes de la trichinose
Chez l’animal, c’est une pathologie asymptomatique, mais chez l’homme, après une période d’incubation qui varie de cinq à quarante-cinq jours selon le nombre de parasites ingérés, elle peut se manifester par des symptômes plus ou moins graves. Parmi les plus fréquents figurent la fatigue, les douleurs musculaires, la fièvre, la transpiration, la diarrhée, des manifestations proches de l’urticaire et des œdèmes d’intensité variable, qui se développent principalement sur le visage et surtout sur les paupières. Parmi les complications les plus graves de la trichinellose figurent les myosites (maladies du système musculaire) les plus invalidantes mais surtout la variation de ce qu’on appelle la neurotrichinose, qui peut entraîner des maladies inflammatoires du muscle cardiaque (myocardite) et du cerveau (encéphalite). Ces derniers sont ceux qui peuvent avoir des conséquences létales et sont liés au processus de prolifération des larves dans l’organisme.
Comment se transmet la trichinellose ?
La maladie se transmet à l’homme par l’ingestion de viande crue ou insuffisamment cuite d’animaux infectés par le parasite. Il s’agit généralement de porc, c’est-à-dire de porc et de sanglier, mais parmi les viandes potentiellement dangereuses, il y a aussi celles d’autres animaux sauvages omnivores et carnivores (comme les renards) et la viande de cheval. Les adultes du nématode se localisent d’abord dans le tractus gastro-intestinal, puis prolifèrent dans les tissus musculaires par l’intermédiaire des larves.
Comment prévenir la maladie et quels sont les traitements
Pour prévenir une infection par la trichinellose, il est essentiel de suivre quelques règles simples d’hygiène et de santé. Tout d’abord, la viande doit être bien cuite, car la chaleur détruit toutes les larves présentes dans le tissu musculaire. L’indication dans le portail du Centre national d’épidémiologie est d’au moins une minute de cuisson à 65° centigrades, la couleur de la viande devant passer du « rose au brun ». Une congélation prolongée (plus d’un mois) à -15°C peut aussi être efficace. Il est également précisé que certains traitements comme le séchage, le salage et même la cuisson au four à micro-ondes ne garantissent pas l’élimination des larves de parasites.
Bien entendu, un contrôle en amont de la viande de boucherie est indispensable, qui doit obligatoirement être analysé par un vétérinaire pour éviter la présence du nématode. Face au niveau élevé d’infectiosité, l’Union européenne a également pris des mesures préventives en instaurant des contrôles obligatoires dans les élevages, notamment pour contrer la propagation des foyers en Europe de l’Est où la trichinellose est particulièrement présente.
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