J’ai testé le Google Pixel 10a comme téléphone principal pendant un mois. Les connaisseurs savent ce que propose la série A de Google : un Android pur, des mises à jour garanties sur plusieurs années et des performances photographiques qui rivalisent avec des modèles bien plus chers. Ce smartphone m’a séduit sur des points essentiels, mais il conserve un défaut hérité du passé qui m’a causé des désagréments concrets.
Un excellent appareil photo, porté par l’intelligence artificielle
Le premier atout majeur est la photographie computationnelle. Google prouve encore que le logiciel prime sur le nombre de mégapixels. Ce téléphone figure parmi les meilleurs pour les photos, sans nécessiter un budget élevé.
Que la scène présente un fort contraste en plein soleil ou une lumière tamisée dans un restaurant, le traitement du Pixel 10a relève les ombres et gère la température des couleurs avec un résultat naturel. L’utilisateur n’a pas besoin de compétences techniques. Il sort le téléphone de sa poche, prend la photo et laisse le travail au système de Google.

Le second point fort est son ergonomie et la propreté de son logiciel. Face à un marché inondé d’appareils énormes qui approchent les sept pouces, le format compact de son écran (6,3 pouces) est un avantage pour une utilisation à une main.
La fluidité de l’interface, qui est totalement exempte de surcouches lourdes ou d’applications parasites préinstallées, garantit une expérience utilisateur impeccable. Les fonctions d’intelligence artificielle apportent une réelle utilité au quotidien.
Un point faible qui handicape l’expérience
Malheureusement, tout n’est pas idéal. La critique ne porte pas sur sa puissance, inférieure à celle des Pixel 10 qui sont les modèles phares, car le 10a se positionne dans le milieu de gamme. La source de frustration est que Google reste à la traîne sur un aspect critique : la recharge rapide.
Il est incompréhensible qu’avec les technologies actuelles, ce modèle exige près de deux heures pour une charge complète. Gagner seulement 10 % de batterie relève de l’impossible si l’on est pressé.

Devoir sortir précipitamment, constater que la batterie est faible et voir que le téléphone n’a gagné qu’un pourcentage dérisoire après quinze minutes de charge est une expérience exaspérante. Il ne s’agit pas de demander une puissance excessive qui dégraderait la batterie, mais simplement une vitesse minimale adaptée aux standards actuels.
Des téléphones à moitié prix proposent une puissance de recharge deux ou trois fois supérieure. Cette lenteur est un frein qui m’oblige à reconsidérer un produit qui, sans ce défaut, serait presque parfait dans sa catégorie.