Où et quand ERBS est-il rentré aujourd’hui, le satellite de la NASA tombant sur Terre

Où Et Quand Erbs Est Il Rentré Aujourd'hui, Le Satellite De

Le satellite de l’agence spatiale américaine aurait dû revenir entre 3h33 et 4h39 UTC (4h33 et 5h39 heure française) aujourd’hui, mais l’intervalle d’incertitude ne permet pas encore d’estimer exactement où il s’est produit.

Satellite ERBS de la NASA / Wikipédia

Satellite ERBS de la NASA / Wikipédia

Il n’y a toujours pas de confirmations officielles sur le retour dans l’atmosphère terrestre du Earth Radiation Budget Satellite (ERBS), le satellite de la NASA dont la chute sur Terre était prévue aujourd’hui, lundi 9 janvier 2023. Les premières informations indiquent qu’il aurait dû revenir entre le 3 :33 et 4h39 UTC (4h33 et 5h39 heure française) mais l’incertitude sur l’heure rend impossible pour l’instant d’estimer l’emplacement exact du crash. C’est ce qu’a précisé l’astrophysicien Jonathan Mc Dowell du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, dans le Massachusetts, qui, le Twitter explique comment le manque d’heure plus précise – que le site Web officiel de la United States Space Force pourrait publier à une date ultérieure – s’étend »la voie actuelle d’incertitude du retour de l’Indonésie vers la péninsule du Kamtchatka, le Nevada, l’Argentine”.

Pesant plus de deux tonnes, le satellite ERBS a été lancé depuis la navette spatiale Challenger le 5 octobre 1984 pour approfondir la recherche scientifique sur l’énergie de rayonnement terrestre. Après avoir terminé sa mission, avec des ordres de déclassement émis en 2005, il est rentré dans l’atmosphère terrestre après 38 ans dans l’espace. Comme l’ont précisé la NASA et le département américain de la Défense, qui fourniront des mises à jour sur son voyage dans l’atmosphère, la majeure partie du satellite devrait brûler, même si certains composants auraient pu passer la rentrée puis tomber à la surface de la Terre, avec une risque de dommages cependant très faible : la probabilité que les débris blessent une personne, a souligné la NASA, est d’environ 1 sur 9 400.

Où et quand : ce que nous savons du crash du satellite ERBS

Le satellite ERBS, qui fait partie du programme de recherche Earth Radiation Budget Experiment (ERBE) conçu pour étudier le bilan radiatif de la Terre, devrait être rentré dans l’atmosphère terrestre entre 3 h 33 et 4 h 39 UTC (4 h 33 et 5 h 39 heure française) aujourd’hui, 9 janvier 2023. Comme indiqué, l’incertitude d’environ une heure sur l’heure de retour précise à l’heure actuelle ne permet pas d’estimer la position exacte, laissant une large marge quant à la trajectoire empruntée par le satellite.

Pourtant, d’après ce qui est apparu ces dernières heures, le satellite ne constituait pas une menace pour la Corée, où les autorités avaient averti la population de la possibilité d’une chute entre 12h20 et 13h20 heure locale. Selon les données, ERBS a transité par la péninsule coréenne entre exactement 12h50 et 12h53 heure locale. Par la suite, les mêmes autorités ont confirmé le transit, sans toutefois préciser si ERBS a brûlé ou est tombé ailleurs lors du passage. En tout cas, ils n’ont signalé aucun dommage aux personnes ou aux choses.

L’histoire du satellite ERBS et de ses trois instruments de mesure

ERBS était l’un des trois satellites ERBE qui, collectivement, étudiaient le rayonnement à ondes longues, le rayonnement à ondes courtes et l’énergie totale rayonnée depuis la Terre le long d’une ligne de trajectoire de satellite. L’ERBS, en particulier, embarquait trois instruments : le scanner Earth Radiation Budget Experiment (ERBE), le non-scanner ERBE (un ensemble de cinq détecteurs) et l’expérience Stratospheric Aerosol and Gas Experiment II (SAGE II), qui mesurait le déclin de l’ozone au-dessus de l’Antarctique depuis la première description du trou dans la couche d’ozone en 1985.

Ces données ont joué un rôle déterminant dans le processus décisionnel de la communauté internationale lors du Protocole de Montréal de 1987, qui a conduit à une quasi-élimination des rejets de chlorofluorocarbures (CFC) dans l’atmosphère par les pays industrialisés. Il a également établi un enregistrement des données sur les gaz dans les nuages ​​stratosphériques polaires (PSC), qui s’est avéré crucial pour comprendre le processus de destruction des molécules. Les données SAGE II ont également été utilisées pour comprendre l’impact des gaz volcaniques sur le climat.