La Lune et la Terre côte à côte, dans une magnifique image prise par le vaisseau spatial Orion

La Lune Et La Terre Côte à Côte, Dans Une

Une caméra installée sur un panneau solaire du vaisseau spatial Orion de la NASA a capturé une magnifique image de la Lune et de la Terre côte à côte.

La navette Orion, la Lune et la Terre.  Crédit : NASA

La navette Orion, la Lune et la Terre. Crédit : NASA

Le vaisseau spatial Orion de la NASA nous a donné une magnifique image de la Lune et de la Terre ensemble, « côte à côte », alors qu’elles se détachent sur l’immensité sombre et glacée de l’espace lointain. Un cliché évocateur qui nous rappelle à quel point ce « point bleu doux » est précieux, la maison de toute l’humanité et de toute la biosphère. Les deux objets célestes semblent être de taille similaire et être côte à côte, mais ce n’est qu’un jeu de perspective et de distances. Dans l’image partagée par l’agence aérospatiale américaine, le vaisseau spatial de 8 mètres peut être admiré au premier plan, qui pendant quelques heures a atteint la distance maximale de la Lune le long de sa particulière « Distant Retrograde Orbit » (DRO), que le novembre 25e. Aucun autre vaisseau spatial transportant des humains n’est allé plus loin qu’Orion, qui se trouve exactement à 268 563 miles (432 210 kilomètres) de notre planète. Ils sont plus de 30 000 kilomètres de plus que le précédent record détenu par Apollo 13, qui avait atteint une distance de 400 000 kilomètres lors de la manœuvre désespérée de retour sur Terre. Le 21 novembre, la navette Orion avait effectué un survol très rapproché de la surface lunaire, la « rasant » à seulement 130 kilomètres d’altitude.

Dans quelques jours, la navette de la NASA, qui vient de terminer la moitié de sa mission, se désamarrera de l’orbite lunaire pour commencer son voyage de retour, qui se terminera – si tout se passe comme prévu – à 18h40 le dimanche 11 Décembre. Orion lâchera le module de service et plongera dans l’atmosphère terrestre à la vitesse folle de 11 kilomètres par seconde, ce qui fera chauffer le bouclier thermique jusqu’à la température infernale de 3 000°C. Une fois l’obstacle franchi, il se lancer dans l’océan Pacifique avec les parachutes déployés, mettant fin à Artemis 1, le « jalon » du programme spatial qui amènera le prochain homme et la première femme sur le régolithe lunaire, plus d’un demi-siècle après la conclusion de les missions Apollo historiques.

Nous rappelons qu’Artemis 1 est une mission sans pilote, conçue précisément pour vérifier la sécurité de la colossale fusée Space Launch System (SLS) – lancée après des mois de reports à 07h48 heure française le 16 novembre – et de tous les sous-systèmes d’Orion Navette. Pour le moment, comme indiqué, tout se déroule comme prévu et j’espère qu’il n’y aura pas de problèmes jusqu’au splashdown. En fait, si la mission se termine avec un plein succès, la programmation d’Artemis 2 commencera immédiatement, ce qui, en l’espace de quelques années, mettra les astronautes en orbite autour de la Lune. Cependant, la mission la plus attendue est Artemis 3, actuellement prévue « pas avant 2025 », au cours de laquelle il y aura l’alunissage proprement dit. Encore un « bond de géant pour l’humanité » après celui historique de Neil Armstrong d’Apollo 11 en 1969. Cette fois, en effet, en plus du fait que la première femme et la première personne noire poseront le pied sur la Lune – abandonnant finalement à l’injustice qui n’a amené que des hommes blancs au satellite – les fondations seront posées pour rester sur le satellite. L’objectif est de construire une véritable colonie de travail qui, au milieu des années 1930, devrait nous permettre d’atteindre Mars, le grand rêve de l’exploration spatiale.