Magnifique statue d’Hercule vieille de 2 000 ans provenant d’une fouille à Philippes

Magnifique Statue D'hercule Vieille De 2 000 Ans Provenant D'une

Lors de fouilles menées dans l’ancienne ville grecque de Philippes, en Macédoine, les archéologues ont trouvé une statue d’Hercule avec un buste et une tête bien conservés.

Crédit : Ministère de la Culture et des Sports / YPPOA

Crédit : Ministère de la Culture et des Sports / YPPOA

Une extraordinaire statue d’Hercule vieille de 2 000 ans a été découverte dans les ruines d’un bâtiment de l’ancienne ville grecque de Philippes, qui est maintenant située en Macédoine, dans la municipalité de Kavala surplombant la mer Égée. La trouvaille, bien que fragmentée, est considérée comme en excellent état, notamment en ce qui concerne le buste et la tête du héros et demi-dieu, qui sont parfaitement intacts. Les fouilles ont été menées par des archéologues et des dizaines d’étudiants de l’Université Aristote de Philippes, coordonnées par le professeur Natalia Poulos et les chercheurs Anastasios Tantsis et Aristote Menzos.

La statue d’Hercule a émergé des vestiges d’un bâtiment richement décoré qui surplombait autrefois une place de l’ancienne ville thrace, elle-même née sur les vestiges de Crenides. Son nom, Philippi (Philippes), est un hommage au roi Philippe II de Macédoine. Il est intéressant de noter que la ville a été construite à l’époque byzantine, entre le VIIIe et le IXe siècle, environ trois siècles après la chute de Nice, tandis que la statue a été datée de l’époque romaine. Les archéologues pensent qu’il a été construit 800 ans avant la construction de la colonie macédonienne. Comme le précise le ministère de la Culture et des Sports de Grèce, il n’est pas surprenant que ce décalage temporel se fasse. «Nous savons par des sources et des données archéologiques qu’à Constantinople, des statues des périodes classique et romaine ornaient des bâtiments et des espaces publics jusqu’à la fin de la période byzantine. Cette découverte montre comment les espaces publics étaient décorés dans des villes importantes de l’Empire byzantin, dont Philippes », a indiqué le ministère dans un communiqué.

Crédit : YPPOA

Crédit : YPPOA

Les chercheurs soulignent qu’il s’agit d’une statue d’Hercule et non d’Héraclès (le mythe grec original, dont les Romains se sont inspirés) précisément en raison de la datation de la statue. Il n’y a aucune question d’identité de personnage pour les objets tenus dans la main ; outre la célèbre masse, objet emblématique de la période de l’Empire romain, le fils de Zeus détient les restes du lion de Némée (ou lion de Némée), une créature mythologique qui terrorisait la ville homonyme, impossible à tuer à cause d’un manteau de fourrure qui n’a pas été percé de lances et de flèches. Dans le mythe c’est Hercule qui le tua lors du premier des fameux « 12 travaux », après l’avoir bloqué dans une grotte et étouffé d’un bras grâce à sa force surhumaine. De la fourrure du lion de Némée, Hercule a obtenu un manteau impénétrable grâce auquel il a été aidé dans les défis ultérieurs. La masse du héros a malheureusement été retrouvée brisée, tandis que les restes du lion suspendu à la main gauche du héros sont bien conservés.

La statue est celle d’Hercule et est plus grande que la vraie, avec le demi-dieu présenté avec un corps athlétique et juvénile. La statue se dressait probablement fièrement devant une fontaine de Philippes. La ville antique, après être passée des Grecs aux Romains, a été abandonnée en 1300 après la conquête des Byzantins par l’Empire ottoman. Aujourd’hui, il représente un site précieux pour la recherche archéologique. Les fouilles où la statue d’Hercule a été retrouvée se poursuivront l’année prochaine.