Joker requin blanc dessine un autoportrait dans l’océan avec son marqueur GPS

Joker Requin Blanc Dessine Un Autoportrait Dans L'océan Avec Son

Devant les côtes nord-américaines, un requin blanc mâle appelé Breton a « dessiné » la silhouette d’un requin avec un marqueur GPS.

Crédit : OCEARCH

Crédit : OCEARCH

Un requin blanc (Carcharodon carcharias) avec un sens aigu de l’humour caché a dessiné son propre « autoportrait » dans l’océan Atlantique. Pour arriver à ce résultat incroyable, il a utilisé la balise GPS que les scientifiques avaient placée sur sa nageoire dorsale il y a quelques années. Lorsque le prédateur émerge de l’abîme, en effet, l’antenne se raccorde aux satellites et la position est tracée sur une carte en temps quasi réel, consultable sur une plateforme web. Émergence après émergence devant les côtes nord-américaines, le requin blanc a généré de nombreux points qui une fois unis donnent vie à la silhouette d’un requin, complétée par une nageoire dorsale, une nageoire caudale hétérocerciale et d’autres détails typiques de ces merveilleux poissons cartilagineux. Bien sûr, ce n’est qu’une coïncidence curieuse et amusante, qui est immédiatement devenue virale.

Le requin « artiste » est un jeune mâle prénommé Breton, devenu une véritable star des réseaux sociaux. Il s’agit d’un spécimen d’environ 4 mètres de long et pesant 652 kilogrammes, aux dimensions typiques des mâles de cette espèce, dont la réputation a été sérieusement écornée par les apparitions au cinéma. Les femelles de requins blancs sont considérablement plus grandes, pouvant dépasser 6 mètres de long et 2 tonnes de poids. La célèbre Deep Blue, une énorme femelle aperçue pour la première fois en 2014 et observée à plusieurs reprises à Hawaï et au large du Mexique, aurait ces mensurations et serait âgée de 50 ans. Il est connu pour nager placidement à la fois près des plongeurs et des dauphins, ses proies naturelles. Dans le passé, des informations ont circulé sur des requins blancs de plus de 7 mètres voire 9 mètres de long, mais pour le moment ce ne sont que des spéculations, car ce ne sont pas des données étayées par des preuves scientifiques.

Comme indiqué, Breton vit au large des côtes nord-américaines et, dans ses pérégrinations incessantes, a visité de nombreux endroits : des côtes du New Jersey au tronçon de Chincoteague en Virginie, en via Long Bay en Caroline du Sud, etc. Au cours des plus de 440 jours de suivi, il a laissé derrière lui toute une série de points qui, s’ils sont joints, comme spécifié, donnent vie à la forme d’un requin.

Crédit : OCEARCH

Crédit : OCEARCH

De nombreux internautes ont laissé des commentaires sarcastiques sous l’image que vous voyez en haut de l’article, tels que « Jaws ? Plus comme Draws » (un jeu de mots avec le nom du film de Steven Spielberg et le mot ‘drawing’ en anglais), ou encore « Top level predator trolling scientists », avec une référence claire au terme ‘trolling’ en usage sur internet. Breton s’est équipé pour la première fois d’une balise GPS le 12 septembre 2020 à l’île Scaterie (Nouvelle-Écosse), lors d’une expédition de recherche scientifique de l’OCEARCH, un organisme à but non lucratif qui vise à étudier ces merveilleux animaux et divulguer l’importance de leur protection.

De nombreuses espèces de requins sont en danger d’extinction à cause de la pêche intensive, principalement due à l’atroce « finning des requins ». Selon les données de l’UICN, 63 à 273 millions de requins sont tués chaque année, les populations chutant de 70 % en seulement 50 ans. Leur disparition des mers conduirait à l’effondrement des écosystèmes, étant des prédateurs au sommet de la chaîne alimentaire.