Google a annoncé un développement majeur avec son chip quantique Willow, capable d’exécuter un algorithme vérifiable 13.000 fois plus rapidement qu’un superordinateur classique. Ce progrès promet des applications significatives, notamment en médecine et en science des matériaux.
Google annonce une avancée majeure : son chip quantique Willow exécute avec succès un algorithme vérifiable, 13.000 fois plus rapide qu’un superordinateur classique. Un tournant dans l’histoire de l’informatique quantique pratique.

Google vient de publier dans Nature le premier algorithme quantique vérifiable surpassant les superordinateurs classiques. Willow exécute Quantum Echoes 13.000 fois plus rapidement que les systèmes conventionnels lors du calcul de structures moléculaires. C’est la première fois qu’un ordinateur quantique montre un avantage mesurable sur un problème concret, et non sur une simulation théorique. Cet algorithme a des applications directes en médecine et dans la science des matériaux.
Selon les informations partagées sur le blog officiel de Google, d’autres ordinateurs quantiques peuvent reproduire l’expérience et obtenir le même résultat. Cette vérifiabilité fait la différence par rapport aux démonstrations précédentes. L’algorithme permet de comprendre comment l’information évolue dans des systèmes complexes, élément essentiel pour analyser les molécules et les matériaux.
Fonctionnement
Quantum Echoes envoie un signal aux qubits, inverse leur évolution et écoute l’écho qui revient. Cet écho est amplifié et fournit une mesure extrêmement sensible des structures moléculaires. Willow a été présenté en décembre 2024 avec une capacité de maintenir la stabilité pendant une heure et de réduire les erreurs de manière exponentielle, caractéristiques nécessaires pour exécuter ce type d’algorithmes avec précision.
En 2019, Google a démontré la suprématie quantique en résolvant un problème artificiel conçu pour faire briller cette technologie. Quantum Echoes calcule des structures moléculaires en correspondance avec des mesures en laboratoire. C’est pourquoi cet algorithme a des applications pratiques dans le monde réel.
L’équipe a testé l’algorithme avec l’université de Berkeley en analysant deux molécules : l’une contenant 15 atomes et l’autre, 28 atomes. Ils ont utilisé des données de résonance magnétique nucléaire, la technologie utilisée pour les tests médicaux. Les résultats ont coïncidé avec les techniques traditionnelles tout en ajoutant des informations qui ne sont normalement pas accessibles, indiquant que l’informatique quantique complète les méthodes établies.
La résonance magnétique nucléaire détecte les champs magnétiques microscopiques des atomes. L’améliorer grâce à l’informatique quantique accélère la découverte de nouveaux médicaments en montrant comment les médicaments interagissent avec leurs cibles dans le corps. Cela aide également à concevoir de nouveaux matériaux, tels que des polymères, des batteries et des semi-conducteurs. En mars 2024, Google a offert cinq millions de dollars à quiconque démontrerait des utilisations réelles pour les ordinateurs quantiques.
Le prochain objectif est d’obtenir un qubit qui maintienne la stabilité sur une durée beaucoup plus longue tout en intégrant une correction automatique des erreurs, représentant un jalon important de sa feuille de route. À mesure que les avancées se poursuivent, Google espère que d’autres applications utiles émaneront pour résoudre des problèmes qui sont actuellement en dehors du champ d’action des superordinateurs.
