Une menace sournoise guette les utilisateurs de smartphones à travers des méthodes d’intrusion variées. Des SMs innocents aux réseaux Wi-Fi trompeurs, il y a plusieurs façons de compromettre vos informations personnelles. Découvrez les techniques de piratage les plus courantes qui peuvent affecter la sécurité de votre dispositif.
Les messages textuels apparemment innocents ou les réseaux Wi-Fi gratuits malveillants représentent des attractives pour les attaquants cherchant à accéder à vos données personnelles, prendre le contrôle de votre appareil ou même vider vos comptes bancaires instantanément.
Méthodes de piratage les plus courantes
Les téléphones mobiles sont sensibles à de nombreuses techniques de piratage, allant de l’ingénierie sociale à des défauts matériels. Parmi les plus fréquentes, on trouve le phishing mobile ou « smishing », qui envoie des liens malveillants par SMs. Les applications nuisibles, telles que les chevaux de Troie, se camouflent sous des logiciels légitimes. Le SIM swapping, où les attaquants prennent le contrôle de votre numéro de téléphone pour intercepter des codes d’authentification, est également courant. Des réseaux Wi-Fi publics falsifiés servent de point d’entrée pour dérober des données. Les exploits dans des applications comme iMessage peuvent infecter sans interaction utilisateur. Les vulnérabilités Bluetooth, telles que BlueBorne, permettent un contrôle à distance sans besoin de jumelage, et les attaques par permissions excessives ou jailbreak augmentent les privilèges des utilisateurs. Explorons ces méthodes plus en détail.

Phishing mobile (Smishing)
Le smishing implique l’envoi de SMs avec des liens ou des pièces jointes menant à des pages frauduleuses où vos informations d’identification sont volées ou où un logiciel malveillant est installé. D’après divers rapports sur les tendances de phishing, plus de 30 % des victimes succombent après avoir reçu des messages se présentant comme provenant de banques ou d’opérateurs téléphoniques. Les variantes avancées incluent le « phishing de facturation », où des documents PDF malveillants, une fois ouverts, infectent le mobile avec des chevaux de Troie ciblant les applications bancaires.
Applications malveillantes
Des cybercriminels publient des applications sur des boutiques officielles et tierces incluant des chevaux de Troie, logiciels espions ou voleurs d’informations comme Lumma Stealer, dont l’activité a augmenté de 360 % en 2024. Ces applications demandent souvent des permissions excessives (accès aux SMs, microphone, stockage) pour extraire des données sensibles sans éveiller les soupçons de l’utilisateur.
SIM Swapping

Lors d’un SIM swapping, l’attaquant trompe l’opérateur pour transférer votre numéro à une SIM qu’il contrôle, interceptant ainsi les codes de vérification envoyés par SMs. Les cas de cette méthode sont en constante augmentation, et cela devient un problème croissant. L’eSIM facilite la fraude en permettant d’activer à distance un profil sans carte physique, offrant l’accès à presque tout.
Réseaux Wi-Fi publics non sécurisés
Les attaquants mettent en place des points d’accès avec des noms courants (« Wi-Fi gratuit à l’aéroport ») pour intercepter le trafic et capturer les données de connexion. Ils n’ont même pas besoin de beaucoup d’infrastructure, cela peut se faire uniquement avec un téléphone. Une fois la victime connectée, ils peuvent injecter des malwares ou lancer des exploits pour dérober les identifiants d’e-mail et de banque en ligne.
Exploits zero-click
Certaines vulnérabilités dans des applications de messagerie permettent d’installer des malwares sans interaction de l’utilisateur, comme c’est le cas avec des failles dans iMessage et WhatsApp. Ces attaques sont difficiles à repérer car elles ne nécessitent pas que la victime ouvre un lien ou un fichier, il suffit d’installer, ou de croire installer une application légitime qui intègre un exploit non détecté ni par Google ni par les développeurs.
