Nicolás Maduro demande de désinstaller WhatsApp : voici les 2 applications avec lesquelles il veut le remplacer

Nicolás Maduro demande de désinstaller WhatsApp : voici les 2 applications avec lesquelles il veut le remplacer

Nicolás Maduro, président du Venezuela, a récemment exprimé des préoccupations concernant l’usage de WhatsApp, qu’il considère comme un vecteur d’interférence étrangère dans les affaires politiques du pays. Il incite la population à désinstaller cette application, proposant des alternatives, tout en soulignant les implications de cette décision. Cette initiative soulève des questions sur la souveraineté numérique et le contrôle des communications.

Le président du Venezuela appelle à désinstaller l’application de messagerie en raison de sa conviction que des forces étrangères tentent de l’utiliser pour interférer dans la politique de son pays

Nicolás Maduro demande de désinstaller WhatsApp : voici les 2 applications avec lesquelles il veut le remplacer
Nicolás Maduro, président actuel du Venezuela

Ce n’est pas la première fois que nous entendons qu’un gouvernement n’est pas en faveur de WhatsApp. Pour commencer, nous savons que les ministres de France sont interdits de l’utiliser. De plus, depuis 2020, le gouvernement espagnol peut intervenir sur WhatsApp et Telegram, mais seulement en cas d’urgence (il convient de rappeler, dans le cas de Telegram, que son blocage préventif a été approuvé en mars de cette année, bien qu’il ait été suspendu deux mois plus tard).

Le gouvernement vénézuélien a été le suivant à s’en prendre à WhatsApp, à travers son président, Nicolás Maduro, qui a demandé à la population de désinstaller l’application comme le rapportent nos sources d’El Economista. Quelle en est la raison ? Le président estime qu’une ingérence internationale est en cours à travers l’application, menaçant les intérêts du pays.

Le « tutoriel » de Maduro pour désinstaller WhatsApp

Comme beaucoup le savent sûrement, le Venezuela a récemment traversé des élections dont les résultats ont été entourés de controverse. Ces résultats n’ont pas été acceptés par l’opposition, ni reconnus par la communauté internationale. La France, en fait, s’est jointe aux pays demandant la publication des procès-verbaux.

Suite à cela, Nicolás Maduro a décidé de faire une intervention télévisée pour montrer à la population comment désinstaller WhatsApp. Dans cette intervention, on peut voir comment le président sélectionne l’application dans le menu de son téléphone, puis clique sur l’option Désinstaller.

Après que l’application a disparu du téléphone, le public éclate en un tonnerre d’applaudissements tandis que le président déclare :

Si je t’ai vu, je ne me souviens plus. Je suis libre de WhatsApp. Famille vénézuélienne, jeunesse vénézuélienne, hommes et femmes patriotes, voulez-vous la paix ? Supprimez WhatsApp, car il a remis la liste de tout le Venezuela au narcotrafic colombien, à l’impérialisme technologique pour attaquer et rendre folle la famille vénézuélienne.

Après cette intervention télévisée, lors d’un meeting devant des manifestants, il a continué à critiquer l’application de messagerie précisément en raison de cette croyance déjà évoquée de l’ingérence étrangère qui vise à menacer le Venezuela en utilisant l’application comme base.

Dans ses propres mots, l’application sert à « menacer les jeunes leaders populaires, de rue, de communauté, la famille militaire, policière et tout le Venezuela ». C’est précisément pour cela que le président réclame un « retrait volontaire, progressif et radical » de WhatsApp. Il a même osé mentionner Telegram et WeChat comme alternatives viables :

Dites non à WhatsApp. Non à WhatsApp du Venezuela. Détermination, joie, mobilisation, nous allons gagner cette bataille. Il y a d’autres applications, systèmes de messagerie comme Telegram (russe) et Wechat (chinoise). Allons-y tous et toutes !

Il est vrai que pour se déclarer libre de WhatsApp il faut plus que désinstaller l’application. Dans cette société de l’information dans laquelle nous vivons, il faut en fait beaucoup plus pour pouvoir se déclarer totalement libre, anonyme et privé ; le processus ne passe pas par Telegram ou WeChat. Mais nous parlons de quelqu’un qui a dit que les codes QR étaient « de la technologie de pointe » et personne dans la rédaction de NETCOST ne préside un pays, alors que savons-nous ?