Les États-Unis veulent avoir leur chasseur de sixième génération coûte que coûte. Et cela va coûter des milliards de dollars

Les États-Unis souhaitent disposer de leur chasseur de sixième génération à tout prix, impliquant des milliards de dollars

À l’aube d’une intensification des tensions mondiales, les États-Unis cherchent à réaffirmer leur puissance aérienne avec le développement d’un chasseur de sixième génération, fait d’une course technologique cruciale. Avec un financement colossal et un objectif de domination des cieux, le pays s’engage à ne pas laisser le champ libre à la concurrence, notamment celle de la Chine.

Après le lancement des nouveaux chasseurs chinois, les États-Unis auraient besoin de renforcer leur puissance air-air

Les États-Unis souhaitent disposer de leur chasseur de sixième génération à tout prix, impliquant des milliards de dollars
Les chasseurs de combat comme cet F-18 Hornet sont essentiels pour le contrôle des cieux par les nations les plus bellicistes | Image : Wikimedia

Sur presque tous les continents, les dépenses militaires sont en pleine hausse. Les tensions exacerbées par l’invasion de l’Ukraine ont entraîné un nouveau cycle de réarmement parmi les grandes puissances mondiales. La Chine, rapide à réagir, modernise son appareil militaire depuis des décennies : au lieu de se reposer uniquement sur sa supériorité numérique, elle développe des chasseurs de sixième génération. Les États-Unis, bien sûr, souhaitent en avoir un également, car ils demeurent la première puissance militaire mondiale, et leurs récents succès en matière de technologie aéronautique ont été plutôt mitigés. Il est vrai qu’ils disposent d’une nouvelle arme, un char robotisé qui leur permettra de maintenir un contrôle réel sur le territoire.

Cependant, ils recherchent un véritable remplaçant au F-22 Raptor, et ils sont déterminés à y parvenir à tout prix. La course pour établir qui aura le chasseur de supériorité aérienne de nouvelle génération (NGAD) est ambitieuse et constitue également un atout en matière de communication, symbolisant puissance et avancement technologique. C’est pourquoi, selon des sources militaires, les investissements dans ce domaine augmentent rapidement, en montrant que les États-Unis ont beaucoup à offrir en matière de domination aérienne.

De plus, l’engagement financier s’annonce conséquent, puisque les États-Unis ont attribué deux nouveaux contrats d’une valeur de 7 milliards de dollars via leur Force Aérienne, aux entreprises General Electric et Raytheon Technologies.

La Force Aérienne vise la domination des cieux

L’engagement de General Electric se concentre sur l’amélioration technologique durant la phase des prototypes, afin de réduire les risques et de garantir le succès du projet. L’objectif est d’améliorer le programme de Propulsion Adaptative de Prochaine Génération, avec comme but ultime le développement d’un nouveau moteur, le XA100, fondé sur les retours d’expérience des bases aériennes où se déroulera le programme pilote. Ce moteur devrait être capable d’augmenter la capacité opérationnelle de l’avion de 30%.

Quant au contrat avec Raytheon Technologies, il représente une augmentation significative de l’investissement pour cette entreprise. Le budget sera dédié à la conception et aux tests des plateformes, ainsi qu’à l’évaluation des prototypes de moteurs et des systèmes d’armement. Le projet a vu son budget passer de 975 millions de dollars à 3 500 millions, ce qui témoigne sans conteste du sérieux des États-Unis quant à ces enjeux.

Il convient toutefois de noter que les résultats ne devraient pas être visibles avant 2032. Pour cette raison, les États-Unis s’efforcent de réformer le programme NGAD en vue de réduire au maximum les coûts opérationnels. Ils souhaitent que les prix ne grimpent pas excessivement par rapport aux avions de génération actuelle comme le F-35. Le défi reste que la technologie utilisée par les États-Unis tend à engendrer des surcoûts en raison de leur système contractuel complexe.