La nouvelle folie de la Chine est une gigantesque station solaire dans l’espace : elle mesurerait plus d’un kilomètre de large

La nouvelle folie de la Chine est une gigantesque station solaire dans l'espace : elle aurait plus d'un kilomètre de large

La Chine envisage la construction d’une station solaire orbitale impressionnante, capable de capter l’énergie du soleil à 36 000 kilomètres de la Terre. Ce projet audacieux, comparable à des réalisations d’ingénierie emblématiques, pourrait révolutionner la production d’énergie durable, transformant notre approche de l’énergie à l’échelle mondiale.

Il s’agit d’une construction cyclopéenne qui serait établie à 36 000 kilomètres de distance de la Terre

La nouvelle folie de la Chine est une gigantesque station solaire dans l'espace : elle aurait plus d'un kilomètre de large
L’idée est que les fusées Long Mars 9 soient chargées d’effectuer cette tâche

La Chine continue d’élargir ses horizons en matière d’infrastructures, d’une manière qui laisse le reste du monde stupéfait. Récemment, le pays a entrepris de construire le plus grand barrage de l’histoire, un projet déjà approuvé, et mène également un projet de forage avancé avec une tunnelière capable de creuser et de construire simultanément. Ces initiatives illustrent le niveau de développement de cette nation. Cependant, ils ne se contentent pas de cela et vont maintenant un pas plus loin avec une idée qui semble presque futuriste.

Actuellement, la Chine travaille sur une station solaire dans l’espace d’une longueur d’un kilomètre, une infrastructure si monumentale qu’ils l’ont qualifiée de « nouveau barrage des Trois Gorges » sur Terre. Cette comparaison n’est pas anecdotique, car le barrage des Trois Gorges est l’une des plus grandes prouesses d’ingénierie du pays, et assimiler ce nouveau projet à elle montre l’ampleur de l’initiative.

Un projet ambitieux pour capter l’énergie solaire en orbite

Selon le South China Morning Post, l’objectif principal est de collecter l’énergie des rayons du soleil directement depuis l’orbite terrestre. Cette énergie serait ensuite transmise en continu vers la Terre, sans les limitations posées par les heures d’ensoleillement ou les conditions météorologiques. D’après les responsables de l’initiative, ce projet est d’une telle ampleur qu’il est comparé au « Projet Manhattan ». Cependant, cette analogie est un peu malheureuse puisqu’elle s’associe à la création de la bombe atomique, l’arme la plus destructrice de l’humanité. Bien qu’il soit indéniable que ce projet a joué un rôle clé dans la production d’énergie relativement propre grâce aux centrales nucléaires.

« Nous travaillons actuellement sur ce projet. Il est aussi important que de déplacer le barrage des Trois Gorges dans une orbite géostationnaire à 36 000 km au-dessus de la Terre. C’est un projet impressionnant qui suscite beaucoup d’attentes », a déclaré Long Lehao, scientifique spécialisé en fusées.

L’exemple du barrage des Trois Gorges est beaucoup plus pertinent. Cette œuvre monumentale a permis et permet encore d’alimenter des millions de personnes en électricité, résolvant des problèmes énergétiques de grande envergure. Transférer cette idée dans l’espace laisse entrevoir le potentiel d’une installation de cette envergure pour la production d’énergie durable.

Le projet consisterait à envoyer la station par étapes avec des fusées capables de transporter des charges très lourdes, comme le Long Mars 9. Une fois en orbite, la structure, d’un kilomètre de large, s’étendrait autour de la Terre, flottant en position géostationnaire à 36 000 kilomètres de distance. Cela permettrait d’augmenter considérablement la surface de collecte solaire, dépassant de loin ce que l’on trouve habituellement dans les panneaux terrestres.

Être à cette altitude signifierait qu’elle pourrait collecter l’énergie solaire de manière ininterrompue, sans dépendre du cycle jour-nuit auquel nous faisons face à la surface. Cela permettrait d’atteindre un niveau d’efficacité bien supérieur, car la radiation solaire dans l’espace est plus intense et constante. Le principal défi serait, en premier lieu, l’entretien, étant donné que l’exposition directe à l’environnement spatial (radiation solaire intense, vent solaire et micrométéorites) peut facilement user la structure. Cependant, cette question en amène d’autres, comme le risque de brouiller notre vision du ciel, à l’image des satellites de SpaceX souvent critiqués par les astronomes.

Quoi qu’il en soit, la Chine réaffirme sa volonté d’explorer de nouveaux chemins dans le domaine de l’énergie. En plus de cette station solaire spatiale, le pays a déjà investi dans des projets colossaux d’énergie renouvelable, tels que des parcs éoliens géants. En dépit des énormes défis techniques et économiques que cela comporte, son ambition de renforcer et d’étendre sa production énergétique ne cesse d’étonner. Peut-être faudra-t-il un certain temps avant que ce « barrage spatial » devienne réalité, mais leur parcours prouve qu’ils ne se contentent pas de ce qui est possible, cherchant toujours à repousser les limites, ce qui cadre avec leur objectif actuel de devenir la première superpuissance mondiale.