Les astronautes bloqués sur Starliner rentreront enfin chez eux… l’année prochaine

Stranded Starliner astronauts are finally coming home... next year

La situation actuelle du Starliner soulève de nombreuses interrogations quant à la fiabilité des missions spatiales. Alors que les astronautes continuent d’attendre leur retour, les complications s’accumulent pour Boeing. Cet article met en lumière les enjeux tests entourant cette mission, ainsi que les implications pour les futurs vols habités.

En résumé : Que Boeing répare le Starliner demain ou que l’équipage embarque avec SpaceX l’année prochaine, ils seront sûrement reconnaissants d’avoir les pieds sur la terre ferme. Un séjour de huit mois à bord de l’ISS n’était pas prévu au programme, et leurs amis, leur famille et les repas faits maison leur manquent sans aucun doute.

Lors d’une conférence de presse mercredi, la NASA a annoncé qu’elle disposait d’un plan d’urgence pour rapatrier les drivers de Starliner Barry Wilmore et Sunita Williams. Malheureusement, le plan prévoit qu’ils embarquent à bord de la mission Crew-9 de SpaceX, que la NASA a reportée à février prochain en raison de l’incapacité du vaisseau spatial de Boeing.

Les astronautes sont actuellement en train de rentrer à la maison à bord de l’ISS tandis que Boeing tente de trouver comment remettre son vaisseau en service. Les ingénieurs peuvent résoudre les problèmes du vaisseau avant le sauvetage retardé, mais ces espoirs s’amenuisent de jour en jour. L’équipage du Starliner est bloqué depuis près de deux mois sur ce que Boeing a présenté comme une mission de huit jours, mais sa durée réelle était d’une à deux semaines.

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Boeing a nié à plusieurs reprises que les astronautes étaient bloqués, affirmant qu’ils savaient qu’il était possible que la mission puisse durer plus longtemps. Cependant, l’argument de l’entreprise repose sur des contingences, des arguments sémantiques et des arguments de communication. Les astronautes ont terminé la mission dans les délais initialement prévus, mais des complications avec le Boeing Starliner ont empêché l’équipage de rentrer chez lui. C’est la définition du dictionnaire d’être bloqué.

Rétrospectivement, la mission aurait probablement dû être abandonnée indéfiniment pendant que Boeing réglait minutieusement les problèmes. Boeing était en compétition avec SpaceX pour le lancement et a perdu cette compétition, il n’y avait donc aucune bonne raison de continuer à se précipiter pour terminer un vol. De plus, la mission a été retardée à plusieurs reprises sur plusieurs années en raison de divers problèmes avec l’engin. On en est arrivé au point où l’on se demandait si Starliver quitterait un jour le sol.

Les astronautes bloques sur Starliner rentreront enfin chez eux lannee

L’une des trois capsules Starliner a été retirée du service après un test raté, les ingénieurs n’ayant pas pu identifier la cause du dysfonctionnement. Puis, en juin 2023, les deux capsules restantes ont été immobilisées indéfiniment en raison de la découverte de deux problèmes de sécurité importants : les attaches reliant les parachutes se sont révélées insuffisantes pour supporter le poids total de l’engin, et des centaines de mètres de ruban adhésif inflammable ont été utilisés pour isoler le câblage à l’intérieur de la capsule.

Le discours de Boeing n’est pas excusable mais il est compréhensible. L’image publique de l’entreprise a été ébranlée récemment après plusieurs incidents et « problèmes techniques » avec son 737 Max. Le jumbo jet a été impliqué dans deux incidents évitables – les crashs du vol 610 de Lion Air en 2018 et du vol 302 d’Ethiopian Airlines en 2019 – qui ont tué 346 passagers et membres d’équipage. Les régulateurs enquêtant sur l’incident d’Ethiopian Airlines ont découvert que Boeing avait omis de fournir des « dispositifs de sécurité essentiels », les proposant à la place sous forme d’options.

Même si ces accidents remontent à plus de cinq ans, l’entreprise peine toujours à se remettre d’une image de gestion interne incompétente. Le fiasco de Starliner n’aide pas dans cette voie, et de nombreux remaniements de direction ont vu des cadres supérieurs démissionner, notamment le PDG Dave Calhoun, qui prendra sa « retraite » à la fin de l’année.