L’Emilie Romagne ne tuera plus les écureuils gris au gaz : voilà ce qui arrive aux rongeurs

L'emilie Romagne Ne Tuera Plus Les écureuils Gris Au Gaz

Grâce à la collaboration entre le Centre de récupération de la faune « Il Pettirosso » de Modène, les associations de protection des animaux et le gouvernement régional, l’Émilie-Romagne a décidé de ne plus tuer les écureuils gris avec du dioxyde de carbone. Les spécimens seront identifiés à l’aide de pièges photographiques, capturés et transférés vers les installations du CRAS. C’est une victoire pour l’environnement et l’humanité.

Un écureuil gris d’Amérique du Nord

L’Émilie-Romagne ne tuera plus les écureuils gris au gaz, mais après leur capture, elle les transférera dans un centre de récupération de la faune qui s’est immédiatement mis à disposition pour les héberger. Il s’agit d’un véritable revirement après la résolution de l’acte administratif « Méthodes de mise en œuvre pour la détection précoce et l’éradication rapide de l’écureuil gris (Sciurus carolinensis) en Emilie-Romagne » publié le 6 octobre dernier, qui prévoyait l’élimination systématique de tous les rongeurs – espèces exotiques et envahissantes – du territoire régional, à effectuer avec euthanasie directement sur place à l’intérieur de conteneurs remplis de dioxyde de carbone. Un choix drastique et cruel pour protéger notre biodiversité, qui a suscité pas mal de critiques, non seulement de la part d’associations de protection des animaux comme LAV, mais aussi de citoyens ordinaires et de divers politiques.

Tout a commencé avec l’observation d’un spécimen dans la province de Piacenza, ce qui a incité l’administration régionale à approuver le plan d’éradication avant que l’espèce ne puisse proliférer. Comme indiqué, l’écureuil gris d’Amérique du Nord est une espèce allochtone, qui ne fait pas partie de la faune italienne et européenne. Elle est classée 85e sur la liste des cent espèces les plus envahissantes de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la plus haute instance internationale qui s’occupe de la protection de la biodiversité. L’écureuil gris est plus gros, plus robuste et entreprenant que notre écureuil roux (Sciurus vulgaris) et, puisqu’il occupe la même niche écologique, où le premier est présent, le second tend à disparaître (en Italie il existe des populations importantes dans le Piémont, la Ligurie et Lombardie). En termes simples, l’écureuil roux autochtone risque de disparaître à cause du gris, introduit il y a des décennies dans les parcs italiens (et d’autres pays européens) pour les embellir. Une décision méchante et à courte vue, qui cause d’énormes problèmes pour les écosystèmes ; le rongeur nord-américain, en effet, menace non seulement la survie de l’écureuil roux – également à travers les parasites qu’il porte -, mais détruit également l’écorce des arbres (favorisant les maladies), met en danger les nids de divers oiseaux et des incursions dans les cultures de noisettes . Le retirer de notre territoire est nécessaire et la réglementation de l’Union européenne l’exige, mais pour cela il n’est pas nécessaire de passer par l’extermination. Le relogement et la stérilisation sont en effet des méthodes non létales décidément préférables si réalisables, d’autant plus que l’écureuil gris n’a aucune responsabilité, mais c’est la faute de l’homme s’il a colonisé des milieux qui ne lui appartiennent pas, créant des dégâts.

Désormais, grâce à la collaboration entre les associations de protection des animaux, le gouvernement de la région d’Émilie-Romagne et le Centre de récupération de la faune « Il Pettirosso » (CRAS) de Modène, il sera possible de capturer les écureuils gris mais sans répression. Les rongeurs seront identifiés à l’aide de pièges photographiques, capturés et transférés dans les structures de Viale Aldo Moro, qui seront bientôt visitées par des représentants du ministère de l’Environnement et de l’Institut supérieur de protection de l’environnement et de recherche (ISPRA) pour tous les contrôles nécessaires. et autorisation définitive. Comme le souligne un communiqué d’Emilie-Romagne, « les Régions peuvent autoriser certaines structures publiques ou privées à héberger des espèces exotiques envahissantes, à condition qu’elles soient équipées pour assurer l’impossibilité d’évasion et de reproduction des animaux et en même temps leur maintien dans la le respect des règles de bien-être animal (décret législatif 230/2017 du Ministère de l’Environnement et de la Protection du Territoire et de la Mer) ».

Dans un message sur Facebook, le Robin souligne sa satisfaction face à la solution non sanglante : « Pour la série, des faits et non des mots… Le Centre Robin s’est immédiatement mis à disposition pour donner une alternative à la répression du cri désespéré de nombreuses associations et les gens. Et c’est ainsi que Piero Milani a lancé l’idée au président d’Émilie-Romagne Stefano Bonaccini qui, étant une personne de fond, pensait que l’alternative à la suppression était plus adaptée à une région vertueuse comme la nôtre ». La décision de relocaliser les écureuils gris invasifs et de ne pas les tuer est une victoire pour l’environnement et pour l’humanité, en attendant la disponibilité du vaccin immunocontraceptif à administrer via des appâts alimentaires. Comme expliqué à Netcost-security.fr par Massimo Vitturi, responsable national de LAV Wild Animals, il pourra résoudre le problème des nombreuses espèces envahissantes présentes en Italie et ailleurs mais sans effusion de sang, qui ne résolvent pas les problèmes là où elles sont mises en œuvre.