La diète méditerranéenne évolue : l’heure de vos repas compte désormais, découvrez comment faire les bons choix alimentaires

Société italienne d'endocrinologie | Représentation de la nouvelle pyramide alimentaire

Un nouveau modèle alimentaire émerge, basé sur le rythme biologique et l’horloge interne, qui influence significativement le métabolisme. Ce concept, issu de recherches récentes, adapte les recommandations diététiques en tenant compte des fluctuations hormonales, offrant ainsi une approche novatrice pour optimiser la santé à travers une alimentation mieux synchronisée.

Société italienne d'endocrinologie | Représentation de la nouvelle pyramide alimentaire

Société italienne d’endocrinologie | Représentation de la nouvelle pyramide alimentaire

Les aliments recommandés restent inchangés, mais leur agencement au cours de la journée évolue. Pour la première fois, des moments précis sont conseillés pour la consommation, afin de les synchroniser avec notre rythme biologique et les variations hormonales au fil des 24 heures. C’est l’idée fondamentale de la nouvelle « cronodieta méditerranea », une version modernisée élaborée par la Société Italienne d’Endocrinologie (Sie) et l’Association Italienne de Diététique et Nutrition Clinique (Adi).

Le nouvel approche, détaillé dans un article de la revue Current Nutrition Reports, ne modifie pas la dieta mediterranea telle que nous la connaissons, mais intègre ses bénéfices, reconnus comme patrimoine de l’UNESCO en 2010, avec des preuves scientifiques récentes démontrant comment notre métabolisme est profondément influencé par les fluctuations hormonales, telles que l’insuline, la mélatonine et le cortisol, en fonction de notre rythme circadien.

Ces dernières années, l’impact de l’horloge biologique sur notre santé est devenu un thème majeur de recherche, engendrant un domaine d’étude spécifique, la chronobiologie.

Fonctionnement de la nouvelle diet méditerranéenne

Comme le montre la représentation graphique de la nouvelle pyramide alimentaire, la qualité, le type ou la fréquence des aliments demeurent identiques, mais la pyramide a évolué en 3D, intégrant pour la première fois le jour et la nuit, symbolisés respectivement par le soleil et la lune. Le premier indique quels aliments consommer de bon matin, tandis que le second suggère ceux à privilégier le soir. Ce choix s’explique par l’impact du moment de consommation sur les effets des aliments sur notre métabolisme, et par conséquent, sur le risque d’excès de poids et d’obésité.

Aliments recommandés le jour et le soir

Prenons quelques exemples. À la base de la pyramide, les aliments à consommer quotidiennement restent la même : fruits, légumes et huile d’olive, quel que soit le moment de la journée. Néanmoins, les carbohydrates complexes sont à consommer durant la journée, tandis que les fruits secs sont recommandés pour le soir. En avançant dans la pyramide, les aliments à consommer chaque semaine incluent, en journée, les légumineuses, alors que les produits laitiers sont préférables le soir.

Ces recommandations temporelles se fondent sur les connaissances actuelles concernant le rôle des aliments par rapport aux fluctuations hormonales. Par exemple, comme le précise un expert, les choix alimentaires proches du soleil incluent les carbohydrates complexes (céréales, pâtes et pains de préférence complets), les légumineuses, les fruits et les légumes, car en consommant ces aliments le matin, nous pouvons tirer parti de la sensibilité maximale à l’insuline.

La décision d’attribuer certaines consommations au soir vise à éviter des aliments pouvant entraîner des pics glycémiques en fin de journée, et à privilégier plutôt des aliments tels que des protéines maigres et des légumes, ainsi que ceux reconnus pour favoriser le sommeil, riches en tryptophane et mélatonine, comme les noix, les graines et les produits laitiers.

Un expert de la SIE souligne que le fondement de ce nouvel ajustement de la diète méditerranéenne est clair. Nous savons maintenant que les hormones jouent un rôle crucial dans le métabolisme, influençant par exemple l’appétit ainsi que la dépense énergétique et la réaction aux nutriments. Par conséquent, un même aliment consommé à des moments différents peut avoir des effets variés, impactant potentiellement le risque d’obésité et contribuant ainsi à des conditions métaboliques préoccupantes, comme le diabète de type 2 et d’autres désordres.