Une analyse récente de plusieurs études sur l’usage du paracétamol pendant la grossesse révèle qu’aucun lien n’a été établi avec l’autisme chez les enfants. Cette recherche offre une perspective rassurante pour les futures mamans concernant l’utilisation de ce médicament.

La révision la plus complète des études scientifiques concernant l’utilisation du paracétamol pendant la grossesse n’a pas identifié une augmentation du risque d’autisme chez les enfants nés de mères ayant pris ce médicament durant leur grossesse. L’analyse, publiée dans le British Medical Journal et réalisée par des chercheurs des universités du Royaume-Unis, d’Espagne et d’Australie, a examiné les données de 40 études sur l’exposition prénatale au paracétamol et les résultats neurodéveloppementaux subséquents chez les enfants, en évaluant soigneusement la fiabilité des résultats et en identifiant d’éventuels facteurs confondants non mesurés.
La conclusion est claire : la révision n’a trouvé aucun lien entre la prise de paracétamol pendant la grossesse et le développement d’autisme ou de troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) chez les enfants. “La base actuelle des preuves – notent les auteurs de la révision – n’est pas suffisante pour établir un lien définitif entre l’exposition in utero au paracétamol et l’autisme et le TDAH durant l’enfance.”
Ce que révèle l’analyse scientifique sur le paracétamol pendant la grossesse et l’autisme chez les enfants
L’analyse a montré que la fiabilité des résultats de la plupart des études était faible ou critique, car les recherches ne prenaient pas en compte des facteurs confondants, tels que la génétique familiale ou des problèmes de santé des parents.
Seules deux études, correctement ajustées pour tenir compte des influences génétiques et environnementales partagées entre frères et sœurs, ont considéré d’autres facteurs importants, incluant la santé mentale, le contexte et le mode de vie des parents. Ces deux études n’ont pas trouvé d’associations significatives entre l’usage du médicament pendant la grossesse et le développement de troubles du spectre autistique ou de TDAH chez les enfants.
Les chercheurs recommandent que “les femmes enceintes ne devraient pas éviter le paracétamol quand il est nécessaire pour traiter la fièvre ou la douleur, car négliger ces symptômes pourrait entraîner des risques plus élevés pour la mère et le fœtus.” Les auteurs soulignent également la nécessité d’études plus rigoureuses pour combler les lacunes de la recherche pharmacologique concernant les femmes enceintes, traditionnellement sous-représentées dans les essais cliniques.
