Aujourd’hui, 3I/ATLAS atteint son point le plus proche du Soleil : Avi Loeb déclare « C’est l’occasion idéale de découvrir s’il s’agit d’un vaisseau spatial ou d’une comète »

L'objet interstellaire 3I/ATLAS tel que capturé par les satellites PUNCH le 14 octobre 2025. Crédit : Thomas Lehmann et Marshall Eubanks

Le passage de l’objet interstellaire 3I/ATLAS à son périgée, aujourd’hui, soulève des questions passionnantes. Les experts examinent de près son comportement pour déterminer s’il ne cache pas quelque chose d’inattendu tout en restant à l’affût de nouvelles découvertes scientifiques. Suivez avec attention cette avancée prometteuse.

L'objet interstellaire 3I/ATLAS tel que capturé par les satellites PUNCH le 14 octobre 2025. Crédit : Thomas Lehmann et Marshall Eubanks

L’objet interstellaire 3I/ATLAS tel que capturé par les satellites PUNCH le 14 octobre 2025. Crédit : Thomas Lehmann et Marshall Eubanks

Aujourd’hui, mercredi 29 octobre 2025, l’objet interstellaire 3I/ATLAS atteint son périgée, la distance la plus proche du Soleil. Ce moment est significatif depuis sa découverte le 1er juillet de cette année dans les données du système Asteroid Terrestrial-impact Last Alert System. L’approche maximale à la stella, selon l’astrophysicien Abraham Avi Loeb de l’Université de Harvard, est idéale pour effectuer des manœuvres d’accélération ou de décélération en exploitant la gravité de cette vaste entité céleste (effet Oberth). Il pourrait également permettre de libérer d’éventuelles sondes pour analyser les planètes du Système solaire. Ce passage permet de vérifier si 3I/ATLAS est un objet naturel, comme une comète, ou un’astronef extraterrestre ayant des intentions potentiellement hostiles. En effet, le périgée est atteint discrètement, ce qui indique qu’il pourrait réaliser des opérations technologiques sans être détecté par nos télescopes. Toutefois, début novembre, l’objet deviendra visible grâce à la mission Juice de l’Agence Spatiale Européenne (ESA): les premières variations de trajectoire ou d’éventuels signaux technologiques pourraient surgir, offrant une meilleure compréhension.

Avant de souligner l’importance du périgée, qui marque presque la moitié de ce long voyage débuté il y a des milliards d’années, il convient de préciser pourquoi de telles observations de technologie extraterrestre attirent l’attention – ce que certains jugent comme des délires. L’astrophysicien Tony Phillips gérant le prestigieux site spécialisé en météo spatiale spaceweather.com, souligne que même s’il soutient que 3I/ATLAS pourrait être une comète excentrique, l’hypothèse de l’astronome Avi Loeb reste vérifiable. Dans un récent article, il partage un message d’un lecteur indiquant : “Cher Dr. Phillips, je suis surpris qu’une personne sérieuse sur un site aussi respecté promote cette fiction d’astronef extraterrestre. C’est une comète, tout simplement.” La réponse de l’expert est appropriée : “À titre d’information, nous pensons que 3I/ATLAS est une comète excentrique. Malgré cela, nous devons reconnaître que l’hypothèse d’Avi Loeb, selon laquelle il pourrait s’agir d’une sonde spatiale, est vérifiable. Une manœuvre d’Oberth à son périgée changerait notre vision de cet objet interstellaire. Doit-on balayer cette théorie ou adopter une approche scientifique ? La décision vous appartient.” En d’autres termes, Dr. Phillips insiste sur le fait que seules des preuves scientifiques peuvent confirmer ou infirmer n’importe quelle théorie, y compris celles qui semblent les plus absurdement saugrenues concernant un astronef extraterrestre.

Effectivement, l’objet 3I/ATLAS présente de nombreuses anomalies, allant de sa trajectoire improbable à l’émission de nickel en procédés associés uniquement à la fabrication de métaux artificiels. Le professeur Avi Loeb avance que nous pourrions avoir affaire à un cygne noir, un astronef déguisé en comète (juste à temps pour Halloween). Bien qu’il puisse paraître insensé, cette théorie peut être vérifiée par des calculs et des observations. La rejeter d’emblée en l’appelant “tout cela est faux” va à l’encontre de la méthode scientifique et freine la curiosité qui est le moteur de la science. Par ailleurs, est-il raisonnable de croire que nous sommes uniques dans l’Univers? De nombreux spécialistes arguent que cela est peu probable. Il n’est donc pas impossible qu’un astronef d’une civilisation extraterrestre pénètre un jour dans le Système solaire. 3I/ATLAS, étant interstellaire, mérite une attention particulière lors d’événements significatifs comme son périgée, afin de mieux réfuter ce que certains jugent comme des “fournitures d’idées”. Cette attention pourrait même donner des données utiles aux complotistes persuadés que 3I/ATLAS est un vaisseau extraterrestre.

Écrivain et chercheur sur ce sujet, je considère que 3I/ATLAS est sans aucun doute une comète, bien que les spéculations d’Avi Loeb soient parfois fascinantes. C’est pourquoi nous en discutons ici. Comme beaucoup, nous attendons avec intérêt la collecte et la diffusion de nouvelles données concernant l’objet, y compris les images capturées par la caméra HiRISE de la sonde MRO de la NASA, en orbite autour de Mars. Il est à noter que le réseau International Asteroid Warning Network (IAWN), chargé de défense planétaire, a également lancé une campagne d’observation en rapport avec cet objet interstellaire.

Pour revenir aux réflexions d’Avi Loeb, son dernier article sur Medium précise que, aujourd’hui, 3I/ATLAS sera à 203 millions de kilomètres du Soleil, caché de notre vue. “Malheureusement, nous ne pouvons pas observer 3I/ATLAS en ce moment crucial, ce qui soulève la question de savoir si sa trajectoire a été ajustée par une intelligence extraterrestre,” mentionne le chercheur israélien, suggérant que nous pourrions être face à un “Cheval de Troie”, une soucoupe déguisée en comète. Bien que nous ne puissions pas le voir pour l’instant, plusieurs moments décisifs se présenteront bientôt pour détecter des indices technologiques: le 3 novembre 2025, l’objet sera à seulement 97 millions de kilomètres de Vénus et pourra être observé par la sonde Juice de l’ESA, tandis que le 16 mars 2026, il se trouvera à 54 millions de kilomètres de Jupiter et sera analysé par Juno.

Dans un calendrier important, le 19 décembre 2025, 3I/ATLAS atteindra sa distance la plus proche de la Terre, soit 267 millions de kilomètres. “Provoquera-t-il l’envoi de mini-sondes vers la Terre en guise de présents de Noël pour l’humanité ?” s’interroge Avi Loeb. “Le périgée – poursuit l’expert – sera le test décisif pour 3I/ATLAS. Si cet objet est une comète naturelle tenue par de faibles forces, sa température de 770 watts par mètre carré pourrait entraîner sa fragmentation rapide en débris. Les ‘explosions’ pourraient créer un panache cométaire plus lumineux autour de lui. Toutefois, si 3I/ATLAS résulte d’une technologie – comme l’indiquent ses niveaux de nickel supérieurs à ceux du fer – il pourrait manœuvrer ou lâcher des mini-sondes. D’autres signatures technologiques peuvent inclure des lumières artificielles ou une chaleur excédentaire due à un moteur. Nous en apprendrons davantage sur 3I/ATLAS dans les mois à venir,” conclut Avi Loeb. Nous devrons patienter pour les résultats des prochaines analyses qui nous aideront à mieux cerner la nature de cet objet fascinant venu d’ailleurs, plus ancien que notre Système solaire, et originaire du Disque Solaire de la Voie Lactée.