La NASA explore une condition préoccupante qui affecte la vision des astronautes après des missions prolongées. Environ 70 % d’entre eux développent la Syndrome Neuro-Oculaire Associée au Vole Spatial, qui pourrait avoir des conséquences graves lors des futurs voyages vers Mars. De nouvelles recherches visent à comprendre et prévenir ces effets.

La NASA souhaite examiner en profondeur l’une des conséquences les plus préoccupantes des missions spatiales de longue durée, qui pourrait avoir un impact sur la vision des astronautes lors des voyages vers Marte ou ailleurs. Environ 70 % des astronautes revenant sur Terre après des missions de plus de six mois sont touchés par une affection appelée Syndrome Neuro-Oculaire Associé au Spatiale (SANS). Des astronautes comme Suni Williams et Butch Wilmore ont également été affectés après leur séjour prolongé sur la Station Spatiale Internationale (ISS), à cause des retards d’envoi d’un véhicule de récupération. Cet incident a suscité un grand intérêt médiatique et des controverses impliquant la Maison Blanche, Elon Musk et d’autres astronautes.
Mais qu’est-ce que la Syndrome Neuro-Oculaire Associé au Spatiale ? Selon les explications de la NASA, il se caractérise par des modifications au niveau des yeux, notamment un gonflement de la papille optique et une déformation du globe oculaire, qui devient plus aplati. Ces symptômes ont été notés par des astronautes qui, après un long voyage, rapportent une détérioration de leur vision, par exemple, en annonçant des difficultés à lire clairement. Souvent, ils doivent mettre à jour leurs lunettes pour retrouver une vision normale. Le plus inquiétant au sujet de la SANS réside dans le fait que, contrairement aux effets habituels du vol spatial, tels que la perte de densité osseuse et de masse musculaire, ou la cinetose, ces dommages oculaires peuvent être permanents.
Nous sommes à un tournant de l’exploration spatiale, avec un nouvel intérêt pour la Lune – la mission Artemis de la NASA ramènera les humains sur la surface lunaire dans les prochaines années, considérée comme un tremplin vers Mars et au-delà. L’humanité doit devenir une espèce multiplanétaire pour assurer sa survie, car le Soleil deviendra une étoile géante rouge dans 1 à 2 milliards d’années, rendant la Terre inhabitable. Avec une température croissante, notre planète pourrait devenir complètement inhospitalière, ce qui nous forcerait à chercher des refuge ailleurs. Cependant, notre corps a évolué pendant des millions d’années sous la gravité terrestre, faisant de l’espace un environnement hostile pour de nombreuses raisons. Des missions vers la Planète Rouge sont déjà considérées comme critiques en raison des radiations, des traitements néfastes sur les reins, et un risque accru de SANS qui pourrait sérieusement affecter la vue des astronautes pendant un voyage de 2-3 ans.
Les causes de la SANS
Cette condition oculaire serait provoquée par la microgravité de l’espace, qui pousse les fluides corporels comme le sang et le liquide céphalorachidien vers le haut, augmentant ainsi la pression intracrânienne. C’est pourquoi le visage des astronautes semble gonflé après des missions prolongées. Sur Terre, ces fluides agissent sous l’effet de la gravité, mais en station spatiale, l’inverse se produit. La NASA mène des recherches sur d’éventuelles mesures préventives pour contrer la SANS, comme l’utilisation de bandes pour les jambes pour limiter la montée des fluides, des lentilles de contact spéciales, des médicaments pour réduire la pression intracrânienne et même un dispositif destiné à simuler la gravité terrestre pour la tête.
Pour devenir une espèce multiplanétaire, de nombreux défis médicaux et physiologiques doivent être relevés, même avec des missions prévues pour revenir sur Terre. Les recherches sur la SANS pourraient également avoir des applications sur Terre, en tenant compte que plusieurs maladies oculaires, comme le glaucome, sont également liées aux variations de pression oculaire.
