Le padel émerge comme un sport dynamique qui attire de plus en plus de pratiquants en Italie. Bien qu’il soit accessible à tous, les joueurs doivent être conscients des risques de blessures, notamment les inflammations, qui peuvent surgir et impacter leur performance.

Le padel est sans doute l’un des phénomènes sportifs les plus populaires des dernières années. Tout le monde connaît quelqu’un qui joue ou a déjà joué au padel, expliquant les plus de 10 000 terrains ouverts actuellement en Italie. Selon les statistiques de World Padel Record, environ 1,5 million de personnes pratiquent ce sport dans le pays.
Le succès de ce sport réside certainement dans son accessibilité : il est considéré relativement facile à pratiquer, même pour les adultes sans préparation physique particulière. Néanmoins, cela n’élimine pas le risque de blessures sur le terrain.
En fait, les blessures qui surviennent en jouant au padel sont similaires à celles observées chez les tennismen. À ce sujet, un spécialiste a détaillé les problèmes les plus courants liés au padel, en mettant l’accent sur les inflammations souvent sous-estimées par les joueurs.
Quels sont les risques liés au padel ?
Selon le dernier rapport de la Fédération Italienne de Tennis et de Padel, l’Italie compte presque 6,5 millions de pratiquants réguliers et un peu plus de 18 millions d’amateurs des sports de raquette, y compris le tennis et le padel, qui a gagné en popularité ces dix dernières années.
Les sports de raquette peuvent causer des problèmes tant chez les professionnels que chez les amateurs, touchant tous les zones du corps, mais les articulations souvent concernées sont le poignet, la main et le coude. On peut distinguer deux grandes catégories de blessures : inflammatoires et traumatiques.
Concentrons-nous sur les premières
Le célèbre « épicondylite », connu sous le nom de gommette du tennis, représente l’une des blessures les plus courantes. Bien que cette condition ne soit pas gravement préoccupante, un traitement rapide est essentiel pour éviter une invalidité prolongée. Il s’agit d’une inflammation au niveau du coude, là où se fixent les tendons qui mobilisent le poignet et les doigts.
Peut-on en souffrir même en étant entraîné ?
Oui. Il est important de noter que, peu importe le niveau de préparation, ces structures anatomiques sont sollicitées tout au long de la journée. Même lorsque vous tapez sur votre smartphone, les tendons de vos mains sont en action.
En effet, dès le matin jusqu’au coucher, nous sollicitons les tendons des mains pour des activités quotidiennes. En y ajoutant la pratique d’un sport, il est évident que ces structures peuvent subir une pression accrue et s’enflammer.
Vous avez mentionné que l’inflammation n’est pas une maladie grave en soi. Pouvez-vous préciser ?
C’est exact, les inflammations ne sont pas considérées comme de graves affections si elles sont détectées et traitées dès le début. Sinon, il y a un risque que l’inflammation devienne chronique. Cela se produit généralement environ trois mois après la première apparition des symptômes. Si l’inflammation se chronicise, il devient plus difficile de la traiter car la douleur résulte alors non seulement de l’état inflammatoire, mais aussi de la dégénérescence des fibres musculaires.
Dans les premières phases, les traitements sont généralement conservateurs, non chirurgicaux. Parfois, un tuteur est recommandé, que le thérapeute façonne selon les besoins spécifiques du patient. Certaines personnes optent pour des dispositifs génériques en pharmacie, mais ceux-ci ne conviennent pas toujours à tous. On peut également recommander des tuteurs fonctionnels pour la journée ou diverses thérapies. Les thérapies par ondes de choc sont souvent parmi les plus efficaces.
Combien de temps faut-il pour guérir ?
Le délai varie d’un cas à l’autre, mais il peut être nécessaire d’attendre un mois à un mois et demi pour observer les premiers résultats. Il est essentiel de faire preuve de patience et de ne pas reprendre le jeu avant d’être totalement rétabli. Si, grâce aux traitements, l’intensité de la douleur passe de neuf à trois, il suffit de quelques coups de raquette pour faire remonter la douleur à son niveau initial, ou même pire.
Un repos de quelques jours suffit-il ?
En aucun cas. Nombreux sont ceux qui pensent qu’une semaine de repos est suffisante, mais cela ne fonctionne pas ainsi : « C’est comme si j’avais mal à la tête, je prends un médicament puis je tape ma tête contre le mur. »
D’autres inflammations sont typiques chez les joueurs de padel et de tennis
Par exemple, l’inflammation de l’extenseur ulnaire du carpe, un autre tendon lié au coude qui s’enflamme à son insertion au poignet.
Comment reconnaître la douleur due à ces inflammations ?
En général, l’inflammation de ces tendons se manifeste par une douloureuse à la pression, c’est-à-dire que la douleur se ressent lorsque l’on appuie sur l’origine de ces tendons jusqu’au coude. On ressent souvent la douleur lors de l’extension des doigts, surtout contre résistance, ou lors de la rotation de l’avant-bras.
Dans les phases avancées
On peut éprouver de la faiblesse, moins de force ou de la fatigue lors de l’extension ou de la flexion de la main, car les tendons impliqués sont les ligaments de l’avant-bras, et s’ils sont enflammés, ils deviennent fatigués.
Que peut-on faire pour prévenir ces inflammations ?
Bien sûr, que ce soit pour les amateurs ou les compétiteurs, la préparation physique est essentielle. Tout d’abord, il est crucial de s’échauffer, et effectuer des exercices d’étirement est très important.
De plus, il est fondamental de choisir le bon équipement, car aucune raquette ne convient à tout le monde ; certaines cordes permettent de mieux absorber les vibrations.
Que faire si un sportif doit reprendre rapidement ?
Prenons l’exemple d’un professionnel : s’il a subi une inflammation et doit absolument recommencer à s’entraîner, il peut utiliser des balles plus souples. Cependant, il est impossible d’accélérer les temps de guérison des structures ; cela dépend de la nature. On peut toutefois suivre de plus près la phase de retour progressif au sport.
