Des chercheurs ont découvert un trésor inestimable de métaux précieux enfoui dans les cratères lunaires, dont la valeur dépasse le trillion de dollars. Cette nouvelle perspective sur les ressources de la Lune pourrait transformer notre compréhension des futures exploitations minières spatiales, éveillant l’intérêt pour d’éventuelles missions.
Des scientifiques ont établi qu’un immense trésor de métaux précieux serait enfoui au cœur des cratères lunaires, avec une valeur estimée à plus de 1.000 milliards de dollars. Cette somme pourrait faire de la Lune un lieu particulièrement attrayant pour les opérations d’extraction minière. Lorsqu’on évoque de telles missions, on pense souvent aux grands astéroïdes en orbite autour de la Terre, mais celles-ci sont beaucoup plus compliquées et coûteuses à organiser. En revanche, la Lune représente une cible plus accessible. Actuellement, les missions Artemis de la NASA marquent un retour sur cette surface, après plus de cinquante ans d’absence, avec l’objectif de s’y établir durablement. Il n’est donc pas impensable que la Lune devienne une énorme mine, surtout à la lumière de ces nouvelles estimations.
Cette découverte vient d’un groupe de recherche international dirigé par le scientifique canadien Jayanth Chennamangalam, qui a collaboré avec plusieurs institutions, dont l’Institut d’astronomie des ondes gravitationnelles et l’Université de Birmingham, le Centre d’astrophysique — Harvard & Smithsonian, ainsi que l’Université Aéronautique Embry-Riddle. Les résultats ont été obtenus grâce à un modèle probabilistique tenant compte du nombre de cratères que possède la Lune. On estime qu’il y a environ 1,3 million de cratères d’un diamètre d’au moins un kilomètre, dont 3% auraient été formés par des astéroïdes de type M, riches en métaux précieux. Une partie de ces corps célestes aurait chuté lentement, permettant le dépôt de métaux au fond des cratères.

Crateri lunari. Crédit : Wikipedia
Grâce à ces recherches, il a été estimé que la Lune abriterait environ 6.500 cratères contenant des métaux précieux et encore 3.400 avec des mineraux hydratés, également convoités pour les activités minières futures. Les métaux concernés incluent ceux du groupe du platine (PGM), qui sont rares et extrêmement précieux pour leurs diverses propriétés, telles que la résistance à l’oxydation et la stabilité thermique. Parmi ces métaux, on retrouve le platine, l’iridium, l’osmium, le palladium, le rhodium et le ruthénium. Un autre aspect intrigant provient d’une étude de l’Université Georg-Aout de Göttingen, suggérant que les mêmes éléments siderophiles, présents dans le noyau terrestre, pourraient également se retrouver dans la croûte terrestre. En effet, il y a suffisamment d’or entre le manteau et le noyau pour couvrir la surface de la Terre d’un demi mètre.
En résumé, ces nouvelles estimations rendent la Lune bien plus attrayante qu’auparavant, avec un nombre de sites riches en PGM supérieur à celui des astéroïdes métalliques proches de la Terre. Néanmoins, l’extraction de tels composés demeure complexe en raison des besoins en robots automatisés capables de travailler efficacement dans l’environnement hostile de la Lune, ainsi que des frais exorbitants de leur transport vers la Terre. Malgré la richesse potentielle de ces cratères, la Lune se révèle moins précieuse comparée à l’énorme valeur de l’astéroïde Psyche. Les résultats complets de cette étude sont publiés dans la revue Planetary and Space Science.
