Un jeune homme d’une tribu isolée a récemment fait contact avec un village en Amazonie, suscitant l’intervention des autorités pour garantir sa sécurité. Cet événement rare éclaire la vie des tribus non contactées, offrant un aperçu du monde extérieur tout en soulevant des questions sur la préservation de leurs modes de vie.
À Bela Rosa, près du fleuve Purus au Brésil, un jeune homme d’une tribu sans aucun contact avec notre civilisation est entré pour la première fois dans un village. L’information a été rapportée par l’agence de presse Associated Press (AP), qui cite des sources du Funai, la Fondation Nationale des Peuples Indigènes. Le lieu du contact est Bela Rosa, dans la partie sud-ouest de l’Amazonie. Selon le Funai, il existe 77 groupes d’indigènes non contactés vivant au Brésil, des personnes qui n’ont jamais eu d’échanges enregistrés avec notre civilisation.
Il n’est pas clair quel est leur niveau de connaissance du monde extérieur à la forêt : certains savent qu’il existe, mais choisissent de ne pas entrer en contact, tandis qu’un plus petit nombre n’en a même pas connaissance. Les estimations montrent que le Brésil compte le plus grand nombre de tribus non contactées au monde.
Le récit de la rencontre et l’intervention des autorités
Le jeune homme était pieds nus et habillé seulement d’un perizoma, se déplaçant avec deux bâtons en bois. D’après les premiers témoins, la rencontre a été pacifique. Pensant qu’il avait besoin de feu, un habitant du village de Bela Rosa a essayé de lui montrer un briquet. Le Funai a expliqué qu’une fois informée de la rencontre, une équipe d’opérateurs a été envoyée pour organiser le retour de l’homme dans sa tribu et fournir les premiers soins médicaux. L’homme était en bonne santé, mais les tribus non contactées sont plus sensibles aux pathogènes qui circulent depuis des siècles dans le reste de la civilisation.
La politique menée par le Brésil consiste à ne pas entrer en contact avec les indigènes de ces tribus. Leur vie est surveillée par l’analyse des traces de leurs déplacements ou, au besoin, par des caméras pièges. En décembre dernier, le Funai avait publié des images des Massaco, une tribu non contactée dans le nord du Brésil, qui chasse avec des arcs bien plus longs que leur propre taille. Selon les mises à jour du Funai, le jeune homme aurait choisi de retourner auprès de sa tribu quelques heures après la rencontre.
