Viande cultivée approuvée au Royaume-Unis, premier pays européen: pour l’instant sera limitée à la nourriture pour animaux

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L’Agence pour la santé des animaux et des plantes et le Département de l’environnement du Royaume-Unis ont approuvé la vente de viande cultivée en laboratoire. C’est le premier pays européen à donner son feu vert. Pour l’instant, elle est seulement autorisée comme aliment pour animaux.

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Environ un an après l’approbation aux Etats-Unis, le Royaume-Unis a également donné son feu vert à la vente de viande cultivée en laboratoire, considérée comme une nouvelle frontière pour réduire l’empreinte carbone de l’homme et les souffrances infligées aux animaux dans les élevages intensifs. Il s’agit du premier pays européen à avoir approuvé ce produit innovant, combattu de manière idéologique par de nombreux gouvernements (y compris celui actuel en Italie). Contrairement aux États-Unis, où la Food And Drug Administration (FDA) et le Département de l’Agriculture (USDA) ont estimé la consommation « sûre pour l’être humain », l’Agence pour la santé des animaux et des plantes et le Département de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales du Royaume-Unis ont pour l’instant donné leur accord uniquement comme aliment pour animaux. En pratique, la viande cultivée viendra initialement compléter les boîtes traditionnelles que nous donnons à nos amis à quatre pattes contenant du poulet, du bœuf, de la dinde, etc.

Il s’agit d’un premier pas vers une approche révolutionnaire, mais pas aussi « petit » qu’on pourrait l’imaginer. Le marché des aliments pour animaux de compagnie, en effet, vaut des dizaines de milliards de dollars et il y a de nombreuses personnes qui, bien qu’ayant adopté un régime végétarien ou végétalien pour des raisons éthiques et climatiques, continuent de nourrir à contrecœur leurs chiens et chats avec des boîtes traditionnelles faute d’alternative. La viande cultivée en laboratoire serait un choix idéal pour beaucoup d’entre elles. Dans le cas spécifique de celle approuvée au Royaume-Unis, il s’agit de viande de poulet dérivée de cellules d’œufs, enrichie en acides aminés et en vitamines, et cultivée et fermentée à l’intérieur d’un bioréacteur, jusqu’à obtenir une pâte comestible similaire au pâté classique.

Les coûts de production sont encore relativement élevés, mais avec la diffusion des produits et l’amélioration des procédures, la viande cultivée deviendra probablement un bien commun sur les étagères des supermarchés à l’avenir. Du moins dans les pays où elle n’a pas été considérée pratiquement illégale comme en Italie. Au début de l’année, notre gouvernement, avec ceux de la France et de l’Autriche, avait présenté au Conseil de l’UE un document pour essayer de la contrecarrer, « rempli d’erreurs », qui « alimente la désinformation » et n’est pas « basé sur des preuves scientifiques », comme l’avait expliqué à Netcost-security.fr la doctoresse Francesca Gallelli, consultante en affaires publiques du Good Food Institute Europe.

La viande cultivée, en réalité, selon les experts, présente de nombreux avantages, en particulier en ce qui concerne la réduction des émissions de CO2 (dioxyde de carbone) et de l’eau par communiqué aux élevages intensifs, sur lesquels repose la grande majorité de la viande qui se retrouve dans les assiettes. Sans oublier que le produit est fait croître dans des bioréacteurs sans utiliser d’antibiotiques, d’hormones de croissance et d’organismes génétiquement modifiés, mais seulement avec des glucides, des acides aminés et des micronutriments qui garantissent son absolue salubrité. Sous certains aspects, la viande cultivée pourrait même être plus saine que la viande réelle. De plus, il ne faut pas oublier qu’un nombre très restreint de vrais animaux est utilisé dans la production, sans les tuer ni leur causer de souffrance. Des documentaires comme « Food For Profit » mettent en lumière les atrocités perpétrées dans les élevages et de nombreuses personnes ont décidé de ne plus manger de viande ou de poisson également pour des raisons éthiques, car elles ne veulent plus être complices. La viande cultivée, associée aux multiples offres végétales déjà disponibles, a donc un large public de consommateurs prêts à l’accueillir.