Courant océanique atlantique proche de l’effondrement, selon une nouvelle étude : les conséquences de l’effondrement

Corrente oceanica atlantica vicina al collasso, secondo un nuovo studio: le conseguenze del crollo

L’Atlantic Meridional Overturning Circulation (AMOC), l’une des plus importantes courants océaniques au monde, est sur le point de s’effondrer. Ce phénomène, catalysé par le réchauffement climatique, risque d’avoir des conséquences dramatiques à l’échelle mondiale.

Crédit: NOAA

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Un nouvelle étude confirme qu’un des plus importants et influents courants océaniques de la planète est sur le point de s’effondrer. Selon les experts, ce phénomène aura des conséquences catastrophiques sur le climat et bien plus encore. Il s’agit de l’Atlantic Meridional Overturning Circulation (AMOC), un système qui transporte l’eau chaude et salée des tropiques vers le nord de l’Atlantique – qui se transforme en glace marine après s’être refroidie près du pôle Nord – et de l’eau froide des profondeurs de l’Arctique vers les tropiques, bouclant ainsi le cycle. L’AMOC ralentit depuis environ 1 600 ans, selon les estimations de certaines études, mais en raison de la crise climatique actuelle, ce « ralentissement » se transforme en un arrêt complet, ayant un impact énorme.

< p>Il s’agit en effet d’un circuit de courants essentiel au maintien de la stabilité climatique dans l’hémisphère nord, notamment en Europe du nord-ouest, où il garantit des températures plus douces grâce au déplacement de masses d’eau chaude tropicale. Sans l’AMOC, en termes simples, la colonne de mercure s’effondrerait. De plus, le flux joue un rôle précieux dans le transfert de nutriments et d’autres substances à travers l’Atlantique, façonnant les écosystèmes et les chaînes alimentaires, tout en guidant les migrations saisonnières de nombreux animaux. Son effondrement, comme on peut facilement le deviner, risque d’avoir un impact dramatique tant sur le climat que sur l’environnement. Et le réchauffement climatique catalysé par les émissions de CO2 (dioxyde de carbone) et d’autres gaz à effet de serre n’arrange pas les choses.

Il n’est pas nouveau de parler d’un effondrement potentiel imminent de l’AMOC. En 2023, des chercheurs danois de l’Institut Niels Bohr et de l’Institut de sciences mathématiques de l’Université de Copenhague avaient déterminé qu’un tel effondrement aurait une probabilité de 95% de se produire entre 2025 et 2095. Les scientifiques en sont arrivés à cette conclusion après avoir analysé la perte de variance du courant océanique – c’est-à-dire la capacité de revenir à un état d’équilibre – et le ralentissement critique mentionné ci-dessus. L’altération de l’AMOC est liée à l’introduction constante d’eau douce dans l’océan, en raison de la fonte incontrôlable des glaces liée au changement climatique. L’eau douce modifie en effet la densité et la salinité de l’eau de mer, influençant ainsi la vitesse des courants. Le risque, comme indiqué, est un véritable arrêt.

Cette éventualité est également confirmée par une nouvelle étude menée par trois scientifiques de l’Institut de recherche marine et atmosphérique de l’Université d’Utrecht (Pays-Bas). Les chercheurs, coordonnés par le professeur René M. van Westen, en sont arrivés à leur conclusion après avoir développé un modèle informatique complexe dans lequel ils ont simulé le déplacement de l’eau douce au cœur de l’Atlantique sur une période de plus de 2 000 ans. Ils ont identifié une sorte de point névralgique – techniquement un système d’alerte précoce – près du 34e parallèle sud, à la frontière méridionale de l’océan Atlantique. Ici, en fonction du flux d’eau douce qui y passe, il est possible de prédire l’effondrement de l’AMOC à partir de la simulation. Les données actuelles suggèrent que la circulation atlantique importante serait sur la « voie du collapse » dans un avenir proche.