Oiseau de proie flashé par un radar automatique : qui est ce « transgresseur »

Uccello rapace brucia la zona 30 e l’autovelox gli scatta una foto: chi è il “trasgressore”

Un radar routier installé sur une route suisse a photographié un rapace dépassant la limite de vitesse autorisée de 30 kilomètres par heure en vol. La photo, partagée avec une note ironique par la police suisse, a suscité beaucoup de curiosité sur l’espèce impliquée. Voici l’oiseau en question.

Crédit : Stadtpolizei Zürich

Crédit : Stadtpolizei Zürich

Dans la magnifique ville de Zurich, en Suisse, un oiseau rapace a été photographié en train de filer devant un radar routier, étant inévitablement capturé par l’œil électronique vigilant. Sur cette route, l’Herzogenmühlestrasse, la limite de vitesse est fixée à 30 kilomètres par heure, la même qui a suscité beaucoup de controverses et de débats pour la « zone 30 » récemment introduite à Bologne. Comme on peut le voir sur l’image partagée par la police sur X (anciennement Twitter), l’oiseau est passé devant l’appareil en volant à une vitesse d’environ 38 kilomètres par heure, activant ainsi le capteur et recevant une belle photo dynamique, bien que légèrement floue (apparemment, les rapaces ne sont pas les cibles privilégiées des radars routiers).

La Stadtpolizei, la police de la ville, en a profité pour faire preuve d’un peu d’ironie sur les réseaux sociaux, en partageant l’image insolite sur ses profils officiels. « À toute allure vers le week-end, comme ce rapace récemment sur l’Herzogenmühlestrasse », a écrit la police. L’oiseau, un peu éloigné de l’objectif, est visible en plein vol exactement au milieu de la chaussée, à peu près à la hauteur de la poignée d’une porte de voiture. Ensuite, une demande d’informations sur l’espèce a été soulevée, suscitant évidemment beaucoup de curiosité même parmi les agents de police. « Aux ornithologues parmi vous : toute information pertinente sur cet animal incroyablement rapide est la bienvenue », a ajouté la police en mettant un smiley souriant. Parmi les dizaines de tweets et de retweets (si nous pouvons toujours les appeler ainsi après le « raid » d’Elon Musk), il y a des hypothèses intéressantes, ainsi que quelques messages polémiques de ceux qui n’ont visiblement pas apprécié l’ironie des policiers sur un canal de communication officiel.

Gheppio. Crédit : Andrea Centini

Gheppio. Crédit : Andrea Centini

Étant donné qu’il s’agit d’une photo peu claire et peu pratique pour l’identification, plusieurs utilisateurs ont avancé l’hypothèse du « turmfalke », c’est-à-dire du faucon crécerelle (Falco tinnunculus), un petit rapace très répandu également en Italie. La couleur du plumage de la tête et du corps pourrait suggérer une femelle ou un jeune mâle (les mâles adultes ont la tête grise), mais le dessin des ailes ne ressemble en rien à celui du petit faucon. D’autres sur les réseaux sociaux ont également évoqué le faucon pèlerin (Falco peregrinus), connu pour sa vitesse incroyable – c’est l’animal le plus rapide de la Terre, capable d’atteindre 300 km/h en piqué – mais le plumage de cet oiseau magnifique est totalement différent de celui observé sur la photo du radar routier. L’épervier (Accipiter nisus) peut également être exclu pour des raisons similaires.

Sparviere. Crédit : Andrea Centini

Sparviere. Crédit : Andrea Centini

L’hypothèse la plus probable est qu’il s’agisse d’une jeune buse variable (Buteo buteo), un oiseau de taille moyenne à grande dont les dessins des ailes sont plus proches de ceux de l’oiseau immortalisé par l’œil électronique. Il s’agit du rapace le plus courant en Europe et, comme indiqué par le portail spécialisé birdfatc.com, il est connu pour atteindre une vitesse de 45 kilomètres par heure en vol horizontal (beaucoup plus en piqué, mais ce n’est pas le cas sur la photo). Il n’est certainement pas le rapace le plus agile et gracieux – on le voit souvent planer et profiter des courants ascendants – mais sa vitesse maximale est suffisante pour déjouer les radars routiers des désormais célèbres « zones 30 ». Les agents suisses ont néanmoins conclu avec ironie en soulignant que le rapace ne serait pas sanctionné.

Poiana. Crédit : Andrea Centini

Poiana. Crédit : Andrea Centini