La NASA a testé un moteur révolutionnaire qui amènera l’homme sur Mars : le voici en action

La NASA ha testato un motore rivoluzionario che porterà l’uomo su Marte: eccolo in azione

Dans un nouveau test, le moteur à propulsion par détonation rotative (RDRE) de la NASA a atteint une poussée de 5 800 livres pendant quatre minutes. Il s’agit d’un résultat exceptionnel qui rapproche l’humanité de Mars : une fois achevé, ce propulseur expérimental sera utilisé pour la conquête de la Planète Rouge.

La NASA teste avec succès un moteur à fusée révolutionnaire qui vise à « accompagner » les premiers astronautes sur Mars. En effet, bien que l’agence spatiale américaine travaille sur une fusée à propulsion nucléaire capable de transporter une navette vers la Planète Rouge en seulement 45 jours, réduisant considérablement les délais de plusieurs mois prévus avec les technologies actuelles, les moteurs à combustion interne joueront encore un rôle essentiel dans la conquête pionnière du sol martien, attendue vers le milieu des années 2030. Dans ce contexte, le moteur à propulsion par détonation rotative ou RDRE, nom du nouveau propulseur expérimental, pourrait faire une énorme différence. En plus d’être imprimé en 3D, ce moteur fournit une poussée significative avec une efficacité nettement supérieure à celle des propulseurs traditionnels.

Crédit : NASA

Crédit : NASA

Le secret de l’RDRE réside dans le fait qu’il repose sur la détonation du propulseur, capable de provoquer une combustion supersonique (par opposition à une déflagration qui entraîne une combustion subsonique). Par ailleurs, le système utilise un composant annulaire particulier appelé « combustion Chamber Annulus », où les ondes de détonation sont acheminées plutôt qu’expulsées, les recyclant de fait. Ce mécanisme garantit une poussée supérieure et une consommation de propulseur réduite, au bénéfice de l’efficacité et des coûts des missions spatiales. En termes simples, grâce à ce moteur, il sera possible de transporter des charges plus lourdes dans l’espace et de réaliser des économies. Le poids, après tout, représente l’un des éléments les plus impactants du budget des missions spatiales ; grâce à ce propulseur, il sera possible d’organiser les priorités de manière plus efficace. Comme l’explique la NASA dans un communiqué de presse, cette technologie particulière pourrait être utilisée pour l’atterrissage des atterrisseurs, dans le deuxième étage des fusées et dans la rétropropulsion supersonique, « une technique de décélération qui pourrait permettre d’atterrir de plus grandes charges utiles, voire des êtres humains, à la surface de Mars ».

YouTube video

Les prototypes du moteur à fusée RDRE sont testés par l’agence spatiale américaine (en collaboration avec l’entreprise IN Space LLC) depuis 2020, mais la première étape importante a été franchie en 2022, lorsqu’un test réalisé à l’East Test Area du Marshall Space Flight Center de la NASA à Huntsville, en Alabama, a atteint une poussée de 4 000 livres pendant environ une minute. Actuellement, le nouveau moteur a franchi une nouvelle étape : une poussée de 5 800 livres pendant environ 4 minutes. Il s’agit d’un type de combustion prolongée qui permet à la fois l’atterrissage d’un atterrisseur et les manœuvres pour mettre une navette en route vers la planète rouge. Tout cela grâce à des matériaux légers, imprimés en 3D et réutilisables. « L’RDRE permet un énorme bond en avant en termes d’efficacité de conception », a déclaré Thomas Teasley, ingénieur spécialisé dans les systèmes de propulsion et responsable du projet RDRE. « Il montre que nous nous rapprochons davantage de la réalisation de systèmes de propulsion légers qui nous permettront d’envoyer plus de masse et de charge utile plus loin dans l’espace profond, un élément clé de la vision Lune-Mars de la NASA », a ajouté Teasley.

En attendant les premières fusées à fission nucléaire, ce système innovant pourrait nous permettre de faire un pas technologique en avant nécessaire pour atteindre la Planète Rouge, dont la conquête est encore pleine de défis. L’exposition aux radiations cosmiques pendant le long voyage en est l’un des principaux. Selon plusieurs études, les doses reçues seraient en effet létales pour les astronautes.