D’ici 2100, les températures augmenteront de 2,5°C : le nouveau rapport de l’ONU est un cri d’alarme

D'ici 2100, Les Températures Augmenteront De 2,5°c : Le Nouveau

Les mesures actuellement prises pour lutter contre le changement climatique sont largement insuffisantes. L’ONU prévoit une hausse des températures de 2,5°C d’ici 2100.

Dici 2100 les temperatures augmenteront de 25°C le nouveau

Bien que certains pays s’engagent activement dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, moteur du réchauffement climatique d’origine humaine, les mesures sont encore largement insuffisantes pour éviter les conséquences les plus dramatiques du changement climatique. A ce rythme, en effet, non seulement nous ne pourrions pas atteindre l’objectif de contenir la hausse des températures à 1,5°C, l’objectif vertueux fixé dans l’Accord de Paris sur le climat de 2015, mais d’ici la fin du siècle nous serions arriver à une augmentation de 2,5°C (l’estimation se situe entre 2,1°C et 2,9°C). Il en résulterait des conséquences catastrophiques sur l’environnement et sur toute l’humanité, avec le risque de voir également la fin de la civilisation. Le résultat est similaire à celui d’un précédent rapport de Climate Action Tracker, l’une des principales organisations mondiales d’études sur le climat.

Pour calculer l’augmentation moyenne de la température de 2,5 ° C d’ici 2100, une équipe d’experts de l’ONU a élaboré un nouveau rapport lié à la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), les soi-disant «Accords de Rio», né en 1992 pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, le CO2 en premier lieu. Alors que tous les pays participants (193) se sont engagés à réduire leurs émissions lors de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP26) qui s’est tenue l’année dernière à Glasgow, seuls 24 pays ont en fait fourni des plans climatiques mis à jour ou entièrement nouveaux. Il s’agit notamment de grands émetteurs comme l’Inde et l’Indonésie, qui se concentrent principalement sur la réduction de la déforestation (les arbres absorbent de grandes quantités de dioxyde de carbone) et sur la « sauvegarde » des tourbières, qui sont responsables d’importantes émissions de CO2 lorsqu’elles s’assèchent.

Sur la base de ces engagements et de ceux d’autres pays, les scientifiques de l’ONU ont calculé que les émissions augmenteront de 10,6 % d’ici 2030 (par rapport à 2010). Grâce à quelques choix vertueux c’est une amélioration par rapport à l’estimation précédente qui prévoyait une augmentation de 13,7%, cependant nous sommes encore loin de pouvoir atteindre l’objectif de ne pas dépasser 1,5°C. Il suffit de savoir que selon l’analyse finale du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de l’ONU, pour atteindre cet objectif, les émissions devraient baisser de 43 % d’ici 2030. En pratique, avec les mesures actuelles, nous nous dirigeons littéralement vers l’apocalypse climatique d’où les scientifiques tentent de nous avertir depuis des années.

« La tendance à la baisse attendue des émissions d’ici 2030 montre que les nations ont fait des progrès cette année », a déclaré le Dr Simon Stiell, responsable du changement climatique aux Nations Unies. « Mais la science est claire, tout comme nos objectifs climatiques dans le cadre de l’Accord de Paris. Nous ne sommes pas encore proches de l’ampleur et du rythme des réductions d’émissions nécessaires pour arriver à un monde de 1,5 degrés Celsius. Pour maintenir cet objectif en vie, les gouvernements nationaux doivent maintenant renforcer leurs plans d’action pour le climat et les mettre en œuvre au cours des huit prochaines années », a commenté l’expert.

Malgré l’avenir flou, il est donc encore temps d’agir et de prendre les mesures drastiques et rapides nécessaires pour inverser le cours. Pour atteindre les objectifs de Paris, plusieurs actions sont à mener, comme celles listées dans le rapport State of Climate Action 2022 préparé par différentes organisations engagées dans la lutte et la sensibilisation à la crise climatique. Celles-ci comprennent une réduction par six de la production d’énergie à partir du gaz naturel ; l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments par 5 à 7 fois, la réduction du taux de déforestation par 2,5 et la réduction substantielle de la consommation de viande, qui devrait équivaloir à pas plus de deux hamburgers par personne et par semaine. L’espoir est que lors de la prochaine COP27, qui se tiendra le mois prochain en Égypte, les gouvernements de tous les pays présenteront de nouveaux plans climatiques ambitieux pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre.

« La COP 27 est le moment où les dirigeants mondiaux peuvent reprendre de l’élan contre le changement climatique, passer des négociations à la mise en œuvre et avancer dans la transformation massive qui doit avoir lieu dans tous les secteurs de la société pour faire face à l’urgence climatique », a-t-il commenté. Stiell. « La COP27 sera le tournant mondial de l’action climatique », a fait écho Sameh Shoukry, ministre égyptien des Affaires étrangères et président désigné de la COP27. « Le rapport des Nations Unies sur le changement climatique et avant cela le GIEC est un rappel urgent pour nous tous. Une ambition croissante et une mise en œuvre urgente sont impératives pour faire face à la crise climatique. Cela comprend la réduction et l’élimination des émissions plus rapidement et dans un éventail plus large de secteurs économiques, afin de nous protéger des impacts climatiques négatifs plus graves et des pertes et dommages dévastateurs. » Il ne reste plus qu’à attendre les conférences en Égypte et espérer une avancée claire et significative dans la lutte contre la crise climatique qui nous menace tous. Pas seulement en mots.