L’impact du vaisseau spatial de la NASA contre l’astéroïde a modifié son orbite de 32 minutes. La première mission de défense planétaire est un succès pour toute l’humanité.

Crédit : NASA
Le vaisseau spatial DART de la NASA a réussi à dévier l’orbite de l’astéroïde Dimorphos après l’impact du 27 septembre. C’est une réalisation historique. Non seulement parce que c’est la première fois qu’on a pu sciemment changer l’orbite d’un corps céleste, mais surtout parce qu’il a été démontré qu’il est possible de protéger la Terre d’un astéroïde pointant tout droit vers la planète. En d’autres termes, la première mission de défense planétaire a confirmé que l’impact cinétique est une méthode efficace pour dévier un objet dangereux, donnant ainsi à l’humanité un outil potentiel pour se sauver et sauver les autres êtres vivants qui peuplent le globe. Nous ne sommes plus dans le domaine de la science-fiction hollywoodienne, mais d’un objectif scientifique concret et tangible. Bien sûr, les chercheurs doivent encore collecter toutes les données pour bien comprendre l’efficacité de la technique, mais les premiers résultats sont bien meilleurs que prévu.
Le vaisseau spatial a frappé Dimorphos à une vitesse impressionnante de 22 530 kilomètres à l’heure à 01h14, heure française, le mardi 27 septembre. L’asteroide di circa 170 metri di diametro, facente parte di un sistema binario assieme a Didymos di 1,7 chilometri, prima dell’impatto di DART (acronimo di Double Asteroid Redirection Test) orbitava attorno al compagno più grande in 11 ore e 55 minutes. La NASA aurait considéré la mission comme un succès si elle avait réussi à dévier l’orbite de Dimorphos de seulement 73 secondes ou plus. En effet, on pense qu’un corps céleste dangereux peut être identifié alors qu’il est encore très loin de la Terre ; le frapper à grande distance n’aurait besoin que d’une déviation minime pour lui faire accumuler de la sorte un tel déplacement qu’il pourrait manquer la planète. La sonde DART a réduit l’orbite de Dimorphos autour de Dydimos de 32 minutes, la portant à 11 heures et 23 minutes. Un résultat 25 fois supérieur à la marge considérée comme valable. C’est tout simplement exceptionnel et de bon augure en cas de dangers potentiels.
« Nous avons tous la responsabilité de protéger notre planète. Après tout, c’est le seul que nous ayons », a déclaré l’administrateur de la NASA, Bill Nelson, dans un communiqué de presse. « Cette mission montre que la NASA essaie d’être prête à tout ce que l’univers nous lance. La NASA a montré que nous pouvions défendre la planète. C’est un moment décisif pour la défense planétaire et pour toute l’humanité, démontrant l’engagement de l’équipe exceptionnelle de la NASA et des partenaires du monde entier », a fièrement ajouté l’exécutif. « Cette réalisation est une étape importante dans la compréhension complète de l’effet de l’impact de DART contre son astéroïde cible », a fait écho le Dr Lori Glaze, directeur de la division des sciences planétaires de la NASA au siège de la NASA à Washington. « Alors que de nouvelles données arrivent chaque jour, les astronomes seront en mesure de mieux évaluer si et comment une mission de type DART pourrait être utilisée à l’avenir pour aider à protéger la Terre d’une collision avec un astéroïde, si jamais nous en découvrions un qui se dirige vers nous. », a ajouté Glaze.
Il faut garder à l’esprit que le vaisseau spatial a dévié un corps céleste de 170 mètres, certainement pas un monstre de 10 kilomètres comme l’astéroïde Chicxulub qui a éteint les dinosaures non aviaires il y a 66 millions d’années ou la comète Dibiasky du film Netflix « Don’t Chercher « . Bien sûr, un objet comme Dimorphos serait capable d’anéantir une métropole entière causant des millions de morts, mais il ne déclencherait pas un phénomène d’extinction de masse. Les scientifiques devront donc faire des calculs très minutieux pour comprendre non seulement comment dévier les objets potentiellement catastrophiques de centaines de mètres, mais aussi ceux apocalyptiques de milliers de mètres.
Pour comprendre l’efficacité réelle de la technique d’impact cinétique, il sera d’une importance fondamentale de déterminer en détail la composition de l’astéroïde dévié par DART, en étudiant également son éjecta, le flux de débris libéré derrière lui après l’impact, qui a généré une très longue queue de 10 mille kilomètres semblable à celle d’une comète. Parmi les principaux outils de collecte de données sur la mission pionnière de défense planétaire figure le petit satellite italien LICIACube, première sonde du Bel Paese dans l’espace lointain et témoin privilégié de la collision. Il ne reste plus qu’à attendre d’autres données collectées par l’équipe DART.
