Grâce aux caméras moyenne et haute résolution de la sonde Tianwen-1, la Chine a réussi l’exploit historique de photographier l’intégralité de la planète Mars.

Crédit : CNSA
L’Administration spatiale nationale chinoise (CNSA) a annoncé avoir photographié l’intégralité de la planète Mars. Un exploit titanesque célébré avec la publication sur le réseau social chinois Weibo d’une série d’images spectaculaires, captées par la sonde de la mission spatiale Tianwen-1 (composée d’un orbiteur et d’un rover). Le vaisseau spatial a été lancé dans l’espace le 23 juillet 2020 et est arrivé sur l’orbite de la « planète rouge » le 10 février de l’année suivante ; le rover Zhurong est régulièrement abandonné sur Utopia Planitia, la même zone où l’atterrisseur Viking 2 de la NASA a atterri en 1976, tandis que la sonde orbitale a commencé sa longue et vertueuse mission de cartographie planétaire avec ses caméras.

Ascraeus Mons.Crédit : CNSA
Depuis sa mise en service, la sonde Tianwen-1 a collecté plus de 1 000 gigaoctets de données de surface martienne, obtenues sur près de 1 400 orbites autour de la quatrième planète du système solaire. Un patrimoine scientifique très précieux qui, à l’avenir, comme l’a annoncé l’agence spatiale chinoise, sera rendu public et mis à la disposition des scientifiques du monde entier. La sonde Tianwen-1 est équipée de deux caméras : la caméra à moyenne résolution (MRC) d’une capacité de résolution de 100 mètres depuis une hauteur de 400 kilomètres ; et la caméra haute résolution (HRC) beaucoup plus puissante, avec une résolution de 2 mètres à partir d’une orbite similaire. La plupart des clichés capturés lors de la mission de cartographie orbitale sont en moyenne résolution, cependant il y a eu plusieurs clichés en haute résolution dont certains ont été publiés sur le réseau social Weibo.

Hautes Terres Arabes. Crédit : CNSA
Parmi les images partagées, vous pourrez admirer de grands canyons, des escarpements, des chaînes de montagnes, des cratères et d’autres structures de la surface martienne aride et glacée. Parmi eux, il est possible d’observer le cratère d’impact « Arabian Highlands » ; le cratère au sommet d’Ascraeus Mons, l’un des trois volcans du groupe « Tharsis Montes » près de l’équateur martien ; le spectaculaire canyon de Valles Marineris, également situé dans la zone équatoriale de Tharsis et bien plus grand que le célèbre Grand Canyon américain (il est dix fois plus long, sept fois plus profond et sept fois plus large) ; et des détails sur le pôle sud de Mars, sous lequel on pense qu’il pourrait y avoir des lacs sous-glaciaires, le meilleur endroit pour rechercher des formes de vie potentielles.

Pôle Sud Crédit : CNSA
En effet, la planète rouge n’a qu’une atmosphère faible et manque de champ magnétique, des conditions qui en ont fait un désert cosmique bombardé par le rayonnement solaire, où se trouvaient autrefois des lacs, des rivières et des océans entiers. C’est précisément pour cette raison que les scientifiques pensent que pour rechercher des traces de vie ancienne, il est nécessaire de creuser sous au moins 2 mètres de régolithe martien.

Vallées Marineris. Crédit : CNSA
