Le développement du processeur Exynos 2600 est achevé et prévu pour être intégré dans toute la gamme Galaxy S26, y compris le modèle Ultra. Avec des performances impressionnantes, Samsung semble prêt à concurrencer efficacement les puces rivales, tout en gardant un œil sur les défis passés de ses précédents chipsets.
Samsung pourrait utiliser l’Exynos 2600 dans toute la série Galaxy S26, y compris l’Ultra. Quatre ans après, sa puce maison revient au modèle le plus cher

Samsung a finalisé le développement de l’Exynos 2600 et la production de masse débutera en novembre. Selon Yonhap News Agency, le processeur sera intégré dans toute la série Galaxy S26, y compris le modèle Ultra. C’est la première fois depuis le Galaxy S22 Ultra qu’une puce Exynos revient sur le modèle haut de gamme, après quatre ans d’exclusivité Snapdragon sur ce modèle.
Les chiffres internes de Samsung sont assertifs. La NPU de l’Exynos 2600 est six fois plus puissante que celle de l’A19 Pro, utilisée dans l’iPhone 17 Pro. De plus, elle surpasse également le rendement multicœur de la CPU de 15% et jusqu’à 75% dans certains benchmarks GPU. Si ces données se traduisent par une utilisation réelle, ce pourrait être la première fois depuis des années qu’un Exynos devienne plus performant qu’Apple.
La clé réside dans la séparation du processeur et du modem

L’Exynos 2600 promet d’être plus puissant que les puces d’Apple
Face à Qualcomm, les données favorisent également Samsung. L’Exynos 2600 surpasse le Snapdragon 8 Elite de cinquième génération de 30% en NPU et jusqu’à 29% en performance graphique. La différence est particulièrement marquée dans les contenus multimédias : streaming, jeux et lecture vidéo se distinguent tant face à la puce d’Apple qu’à celle de Qualcomm. Le processus de fabrication en 2 nanomètres a déjà atteint 85% de son rendement cible, avec une marge d’amélioration avant le lancement.
Samsung a repensé sa manière de concevoir ses processeurs. Pour la première fois, il sépare le chip principal du modem, traditionnellement intégrés en une solution SoC. En les séparant cela permet d’augmenter la CPU et le GPU sans modifier la taille totale du tout. Ajouté à une NPU cinq fois plus rapide que celle de l’Exynos 2400, cela permet d’exécuter des modèles de langage importants directement sur le mobile sans passer par le cloud. La confidentialité et la rapidité bénéficient d’une double amélioration.
Pour comprendre l’importance de ce lancement, un retour en arrière s’impose. L’Exynos 2200 du Galaxy S22 avait rencontré de graves problèmes thermiques, contraignant Samsung à n’installer que le Snapdragon sur l’ensemble de la série S23. Avec le S24, les Exynos ont fait un retour, mais uniquement sur les modèles standards et Plus. L’Exynos 2500 n’a pas été fabriqué en raison de problèmes de rendement et de production, obligeant Samsung à acquérir toutes les puces du S25 chez Qualcomm. Un coût non négligeable.
Dépendre entièrement d’un fournisseur externe engendre des coûts élevés. La division MX, responsable des mobiles, a vu ses dépenses exploser en raison de l’incapacité à utiliser ses propres puces. System LSI et Foundry, les divisions qui conçoivent et fabriquent les Exynos, ont enregistré des pertes avoisinant les deux billions de wons au premier semestre 2024. Ramener l’Exynos dans le S26 Ultra réduirait les frais et améliorerait les résultats de trois divisions différentes. Les enjeux sont importants.

Le modèle de base sera équipé d’un processeur Exynos 2600 selon des fuites
La distribution géographique des puces dans les Galaxy S a toujours été inégale. Les États-Unis et la Chine reçoivent le Snapdragon tandis que l’Europe se retrouve avec l’Exynos, ce qui n’a jamais vraiment plu ici. Si l’Exynos 2600 répond aux attentes – ce qui semble peu probable, quand on considère l’historique des puces – Samsung pourrait envisager de revoir cette segmentation des marchés. On ne peut s’empêcher de se demander si les Coréens, enfin, ne pourront pas se libérer de ces puces qui créent plus de soucis qu’autre chose tant pour eux que pour les utilisateurs. Ceux qui ont eu un Galaxy S avec un Exynos savent ce que cela implique et personnellement, je ne souhaiterais pas revivre cette expérience.
La puissance supplémentaire de la NPU offre des possibilités en photographie computationnelle et en édition avec IA qui étaient jusqu’alors limitées. La puce possède dix cœurs avec architecture ARM C1 et GPU Xclipse 950, une configuration qui promet du potentiel sur le papier. Samsung semble avoir travaillé sur les faiblesses historiques des Exynos : surchauffe et efficacité énergétique. Reste à vérifier la performance en conditions réelles.
Les Galaxy S26 devraient arriver début 2026. Ce sera l’occasion de voir si les chiffres internes résistent au contact de la réalité. Pour l’instant, l’Exynos 2600 dépasse l’A19 Pro et le Snapdragon 8 Elite dans plusieurs domaines clés, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps. On attend de l’avoir en main pour savoir si Samsung a réussi à concevoir un Exynos réellement compétitif ou si les problèmes récurrents font leur retour.
