Google cherche à protéger Gemini : demande à un juge américain de ne pas limiter son IA après le verdict antitrust

Google tente de protéger Gemini : demande à un juge américain de ne pas limiter son IA après le verdict antitrust

Google se bat pour éviter que les sanctions d’un récent procès ne nuisent à Gemini, son projet d’intelligence artificielle. L’entreprise cherche à conserver l’intégration de ses services tout en naviguant dans un environnement juridique complexe lié à la concurrence et à l’innovation.

Google demande au juge Amit Mehta de ne pas appliquer les sanctions antitrust à l’intelligence artificielle

Google tente de protéger Gemini : demande à un juge américain de ne pas limiter son IA après le verdict antitrust
Le géant de Mountain View essaie d’éviter que les restrictions issues de l’affaire antitrust freinent l’expansion de Gemini, son projet pour dominer le domaine de l’intelligence artificielle.

Google retourne au tribunal de Washington D. C. pour préciser les détails des sanctions imposées après avoir perdu un important procès antitrust. L’entreprise veut que le juge Amit Mehta n’étende pas ces restrictions à Gemini, son intelligence artificielle, tout en cherchant à maintenir le contrôle sur ses services principaux.

Selon Android Headlines, l’avocat de Google, John Schmidtlein, a demandé au juge de ne pas limiter l’intégration de Gemini avec d’autres applications telles que YouTube, Maps ou son moteur de recherche. Mehta a exprimé des inquiétudes quant à la possibilité que cette union serve à Google d’un “avantage injuste” dans le nouveau marché de l’IA.

Un répit pour Chrome et Android, et protection de Gemini

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Google n’aura plus besoin de vendre Chrome

Après le verdict initial, le juge a décidé que Google n’aurait pas à vendre Chrome ni Android, échappant ainsi à la sanction la plus sévère. Toutefois, l’entreprise devra éviter les contrats exclusifs et partager certaines données de recherche avec des concurrents, des mesures destinées à rétablir la concurrence sur le marché des recherches.

Le jugement repose sur le fait que Google a abusé de sa position dominante en payant des fabricants et des partenaires comme Apple pour que son moteur soit par défaut. Par cette décision, le tribunal vise à empêcher le géant de répéter les mêmes schémas qui ont conduit à la monopolisation du secteur.

Lors de la dernière audience, Google a tenté de dissocier le cas de son moteur de recherche de l’essor de l’intelligence artificielle. L’avocat Schmidtlein a soutenu que l’IA est un marché distinct, où la société n’occupe pas encore de position dominante. Il a également comparé son cas à celui de Microsoft et Copilot, soulignant que d’autres entreprises intègrent déjà leurs modèles d’IA dans des produits existants sans restrictions.

Cependant, le juge Amit Mehta ne semble pas convaincu. Il pense que permettre à Google de combiner Gemini avec Search ou YouTube pourrait répéter le schéma d’avantage ayant déjà servi au géant dans le domaine des recherches. Ses préoccupations sont que cette intégration pourrait nuire à la concurrence dans un marché qui est encore en pleine évolution.

Ce que le juge pourrait décider

Google Gemini

L’objectif de Google est maintenant de protéger Gemini

Si les sanctions sont étendues au domaine de l’IA, le tribunal pourrait imposer des restrictions telles que :

  • Interdire le regroupement de Gemini avec d’autres applications de Google, l’obligeant à être proposée comme application indépendante.
  • Éviter des accords exclusifs avec des fabricants ou des distributeurs qui l’installeraient en tant qu’assistant par défaut.
  • Exiger l’interopérabilité ou l’accès aux données pour empêcher des avantages injustes par rapport à des concurrents comme OpenAI ou Anthropic.
  • Nommer un superviseur indépendant pour garantir le respect des restrictions.

Ces mesures ne visent pas à freiner l’innovation, mais à empêcher que Google n’étende sa domination du moteur de recherche à celui de l’IA. La frontière entre recherche et intelligence artificielle se brouille, et Mehta souhaite garantir que ce nouveau paradigme technologique ne naisse pas sous les mêmes règles que le précédent.

Google a réussi à esquiver les chocs les plus durs — il n’aura pas à vendre Chrome ni Android — mais son avenir proche dépend de Gemini. Si le juge décide d’appliquer certaines sanctions au domaine de l’intelligence artificielle, la société pourrait voir sa capacité à intégrer l’IA dans son écosystème limitée, ainsi que sa possibilité de répéter le modèle de domination qui a caractérisé l’ère du moteur de recherche.

Quoi qu’il en soit, la décision finale d’Amit Mehta façonnera l’avenir du marché de l’IA générative aux États-Unis et déterminera si Google peut maintenir sa stratégie d’intégration totale ou s’il devra réinventer son mode de concurrence. Nous resterons attentifs aux développements concernant le jugement du juge.