La montée en puissance en matière de souveraineté numérique se concrétise avec le système d’exploitation EU OS, basé sur Linux. Conçu pour remplacer Windows dans le secteur public, il répond à des préoccupations grandissantes et s’adapte aux besoins spécifiques de chaque administration.
La situation aux États-Unis et son influence sur la scène internationale poussent certains décideurs à repenser leur stratégie technologique. Dans ce contexte, l’EU OS, un système d’exploitation issu de la communauté Linux, apparaît comme une alternative à Windows pour les administrations publiques, offrant une indépendance souhaitée.

EU OS : un système d’exploitation communautaire
De nombreuses tentatives ont déjà été entreprises pour remplacer Windows par Linux. Aujourd’hui, une nouvelle dynamique s’installe. Les acteurs concernés constatent que la dépendance technologique vis-à-vis d’États tiers peut constituer un risque, et l’EU OS se présente comme l’une des alternatives envisageables.
Ce système d’exploitation repose sur Fedora Linux et utilise une interface KDE Plasma. Il est destiné à devenir le système officiel dans les administrations publiques, entreprises, écoles et universités. Selon le site du projet, l’EU OS ne se veut pas un logiciel universel, mais une solution modulable.
Une base commune sera proposée, assortie de versions et de déclinaisons adaptées aux besoins de chaque secteur. Une grande entreprise n’aura pas les mêmes exigences qu’un établissement scolaire ou universitaire, et l’EU OS s’ajustera en conséquence.
Linux pour nous libérer de Windows
Il est important de préciser qu’il ne s’agit pas d’un système destiné à un usage domestique, mais d’un outil conçu pour les administrations publiques. Actuellement en phase de preuve de concept, il n’a pas encore reçu de reconnaissance officielle d’une institution étatique. Le projet est mené par un collectif de développeurs Linux bénévoles répartis à travers l’Europe.
Une fois sa viabilité démontrée, il sera soumis aux autorités compétentes pour une approbation officielle. L’équipe de développement estime qu’une migration de Windows vers l’EU OS dans l’ensemble des administrations pourrait s’effectuer en seulement deux ans, contrairement aux prévisions de vingt ans avancées par d’autres estimations.
L’EU OS s’inscrit dans une démarche citoyenne et se positionne aux côtés d’autres projets européens tels que Docs, alternative à Google Docs, ou OpenEuroLLM, un LLM destiné à concurrencer le GPT d’Open AI. La souveraineté numérique et technologique de l’Europe continue d’évoluer.
