Comment le fisc traque les fraudeurs fiscaux avec Google Maps

Comment Le Fisc Traque Les Fraudeurs Fiscaux Avec Google Maps

Les images satellites ne sont que la matière première à partir de laquelle toute recherche peut commencer. Cependant, un travail de fond sur ce matériau serait long et fatiguant, c’est pourquoi un algorithme de reconnaissance d’images doit penser à la chasse aux piscines surdimensionnées et autres abus qui ne sont pas tolérés. Mais ce n’est toujours pas parfait.

Ces jours-ci, nous parlons de la possibilité pour l’administration fiscale italienne d’utiliser les données de Google Maps pour identifier les fraudeurs fiscaux présents sur le territoire national qui possèdent des propriétés de luxe sans les avoir déclarés. Le projet a en fait été lancé en France sur une base préliminaire : il a le soutien de l’Union européenne, qui souhaite créer un outil automatisé à mettre à disposition de tous les pays membres, mais pour le moment il n’a pas encore atterri dans notre pays. D’une part, en effet, la loi donne déjà aux collectivités locales la possibilité de comparer ce qui est déclaré par les contribuables avec les soi-disant « sources ouvertes » : les articles de journaux, les publications sur les réseaux sociaux et les recherches en ligne peuvent être utilisés pour vérifier ce qui est dit par les citoyens dans le bureau cadastral. D’autre part, les images satellites sont une source complexe dont l’utilisation ne peut être envisagée sans développer au préalable des outils de consultation adéquats.

Comment fonctionne le système qui détecte les abus à partir d’images satellites

Les images satellites ne sont que la matière première à partir de laquelle toute recherche peut commencer. Les photos capturées d’en haut montrent désormais des rues, des places et même des bâtiments avec un degré de détail élevé, y compris la conformation de ces derniers et la présence de piscines ou d’autres éléments pouvant révéler des détails significatifs d’une maison donnée. Cependant, des recherches approfondies sur ce matériau menées à l’œil nu seraient longues et fatigantes, c’est pourquoi un algorithme de reconnaissance d’images doit se charger de chasser les piscines surdimensionnées et autres abus qui ne sont pas tolérés ; des systèmes similaires sont basés sur l’intelligence artificielle et peuvent, par exemple, isoler des piscines, des courts de tennis et de grandes maisons en fonction de leurs caractéristiques géométriques, mais ils ne sont pas faciles à réaliser.

Pour cette raison, même le projet français n’est déjà officiellement opérationnel : il s’agit d’un test lancé par les autorités locales qui vise à vérifier l’exactitude des algorithmes utilisés. Les premiers résultats sont encourageants mais montrent à quel point le système est encore immature, avec une intelligence artificielle qui a signalé plusieurs faux positifs puis corrigés par le personnel en chair et en os. Le soutien de l’UE envisage que le projet puisse être intégré dans un système informatique commun à tous les pays membres, ce qui n’exclut pas la possibilité que l’Italie puisse également acquérir un outil similaire à l’avenir.