La diffusion non autorisée de contenu sur OnlyFans a des conséquences légales. Une récente décision judiciaire souligne que partager des vidéos de la plateforme avec des tiers sans consentement expose à des poursuites. Cet enjeu est particulièrement pertinent en raison des abus récurrents constatés dans ce domaine.

Toutes les publications sur OnlyFans doivent rester sur la plateforme. Les règles de celle-ci sont claires et les créateurs rappellent souvent aux abonnés cette obligation. Pourtant, des cas comme celui du forum Phica montrent que cela arrive régulièrement à l’envers. Des vidéos sont extraites, partagées sur d’autres plateformes, échangées dans des groupes Telegram ou transmises à des contacts sur WhatsApp.
Une décision de la Cour de Cassation récemment publiée explique mieux les conséquences pour ceux qui diffusent ces contenus. Cette décision émane d’un cas particulier, comme le rapporte Il Messaggero. Trois personnes étaient impliquées, et deux d’entre elles étaient même voisines.
Les faits devant la Cour de Cassation
Les événements se sont déroulés entre février et octobre 2021. Une jeune fille a rejoint OnlyFans et commencé à publier du contenu explicite. Ses publications ont été vues par deux garçons, décrits comme des « amis de la victime », dont un était son voisin. Les détails des échanges de ce « rapport à trois » ne sont pas précisés. Les deux garçons avaient accès aux contenus de la fille sur OnlyFans. Jusqu’à ce point, aucune infraction n’a été commise. Les problèmes ont débuté quand l’un d’eux a partagé le matériel explicite avec une quatrième personne. La jeune fille a alors décidé de porter plainte.
Ce que dit la Cour de Cassation sur les vidéos diffusées depuis OnlyFans
La première condamnation a entraîné une peine de 5 mois et 10 jours de prison. Toutefois, la Cour d’Appel a annulé cette sentence, arguant que le dépôt de la plainte était trop tardif. La Cassation a, quant à elle, jugé que les délais pour porter plainte avaient été respectés et que le partage de vidéos reçues sur OnlyFans constitue en effet une infraction. Voici le passage pertinent de la décision que nous avons extrait des archives. La référence au dossier est Corte di Cassazione – sez. V pen. – ordonnance n. 30169 du 2-09-2025.
“La transmission à des tiers d’images ou vidéos sexuellement explicites, venant d’un réseau social (ici OnlyFans), sans le consentement de la personne impliquée, constitue une infraction. Le consentement donné par la personne à ce moment (dans ce cas, moyennant rémunération) ne concerne que le droit de visualisation par le destinataire du contenu.”
