Le gouvernement britannique a décidé d’interdire la création d’images sexuelles falsifiées par intelligence artificielle, sanctionnée par des peines de prison. Cette mesure vise à combler les lacunes juridiques existantes et à protéger la vie privée des individus contre des abus numériques.
Le gouvernement britannique inclura des peines de prison pour ceux qui génèrent des images sexuelles falsifiées avec intelligence artificielle

La lutte contre les « abus numériques » semble s’intensifier au Royaume-Unis, puisque le pays a décidé de sanctionner légalement ceux qui créent des images sexuelles falsifiées via intelligence artificielle. Selon plusieurs médias britanniques, les personnes impliquées dans de tels délits risquent des peines de prison.
On parle ici des fameux deepfakes, ces images modifiées par IA qui font croire qu’une personne a dit ou fait quelque chose qui n’a jamais eu lieu. Jusqu’à présent, il était illégal de partager ce type de contenu sans consentement, mais rien n’était précisé sur la provenance de ces créations… jusqu’à maintenant.
La création de deepfakes pornographiques est désormais menacée
Le gouvernement britannique, sous la direction de Keir Starmer, a annoncé l’intégration de cette nouvelle infraction au prochain projet de loi sur le crime et la police. L’objectif de ce projet est de combler une lacune légale qui laissait impuni ceux qui produisent ce type de contenu.
Autrement dit, produire des deepfakes sexuels, même s’ils ne sont pas diffusés sur Internet, sera considéré comme un délit. Cela ne s’arrête pas là, puisque Keir Starmer a indiqué que ceux qui installent des caméras cachées pour capturer des images intimes (comme dans les toilettes ou les vestiaires) seront également passibles de peines de jusqu’à 2 ans de prison.
Un problème qui s’aggrave avec l’avancée technologique

Les plateformes hébergeant ce type de contenu pourraient faire face à des problèmes juridiques
Grâce aux données fournies par le secrétaire d’État aux victimes, on apprend que une femme britannique sur trois a subi la diffusion non consentie d’images intimes.
De nombreuses personnes utilisent divers outils pour manipuler des images et vidéos, portant atteinte à la vie privée des femmes. Ce type d’action est souvent masqué par des termes comme « pornographie de vengeance ».
À noter que le gouvernement britannique souhaite aller plus loin que de simplement sanctionner les créateurs et les distributeurs de deepfakes, car il a également confirmé que les plateformes hébergeant ce type de contenu seront sous surveillance.
Quand cette nouvelle loi entrera-t-elle en vigueur ?
Bien qu’aucune date ne soit encore fixée, le ministère de la Justice a assuré que ces changements seront intégrés dans la prochaine loi sur la sécurité citoyenne (dès que le calendrier parlementaire le permettra). En attendant, le message est clair : « Créer du contenu intime faux n’est plus seulement immoral, c’est désormais illégal ».
