Des recherches récentes révèlent que des milliers d’utilisateurs choisissent des codes PIN prévisibles pour sécuriser leurs appareils numériques, exposant leurs données à des risques majeurs. Les combinaisons les plus populaires, comme « 1234 », montrent une tendance inquiétante qui pourrait intéresser ceux qui cherchent à améliorer leur sécurité numérique.
Insecurité numérique : Initialement conçu comme un moyen efficace d’authentifier les clients bancaires aux distributeurs automatiques, le vénérable code PIN est désormais omniprésent parmi les utilisateurs de smartphones. Bien qu’il constitue une barrière contre les accès non autorisés, il est surprenant de constater que les utilisateurs choisissent souvent des motifs prévisibles en tapant des chiffres sur un clavier virtuel.
Une récente analyse révèle qu’une personne sur dix utilise le même code PIN à quatre chiffres pour protéger son smartphone et d’autres appareils numériques personnels. Des journalistes d’ABC News ont examiné 29 millions de codes PIN compilés dans la base de données Have I Been Pwned, mettant en lumière une réalité préoccupante pour les experts en sécurité et les utilisateurs quotidiens.
Les codes PIN les plus couramment utilisés sont extrêmement prévisibles, facilitant ainsi le travail des criminels s’ils tentent d’accéder à un téléphone volé ou à un compte bancaire. Pour illustrer ces motifs, les journalistes ont organisé les codes PIN les plus populaires dans un diagramme en grille, montrant à quelle fréquence les personnes optent pour des combinaisons simples et répétitives.
L’analyse comprend une liste des 50 codes PIN les plus fréquemment utilisés, classés par popularité. Nous ne partagerons ici que les 10 premiers, suffisamment embarrassants en soi :
- 1234
- 1111
- 0000
- 1342
- 1212
- 2222
- 4444
- 1122
- 1986
- 2020

La popularité de « 1234 » reflète sa présence sur des listes récurrentes des mots de passe les plus courants et donc, les plus vulnérables. Près d’une personne sur dix utilise ce code PIN, tandis que les codes basés sur des chiffres répétés, comme « 0000 », suivent de près. Sans surprise, des combinaisons telles que « 1111 », « 1212 » et « 4444 » figurent également dans le top 10.
Les années de naissance constituent une autre source fréquente de codes PIN faibles. Des années comme « 1986 » et « 2004 » apparaissent dans le top 20, probablement parce que les utilisateurs choisissent des dates familières faciles à retenir. D’autres préfèrent des séquences évidentes à l’envers, comme « 4321 ». Même des combinaisons paraissant astucieuses, comme « 1342 », sont en réalité des motifs facilement devinables que tout criminel expérimenté ne manquerait pas.
Alors qu’un code PIN à quatre chiffres offre 10 000 combinaisons possibles, les utilisateurs tendent vers des motifs reconnaissables, même pour protéger des appareils aussi personnels qu’un smartphone. Cette prévisibilité engendre un risque de sécurité majeur : avec la bonne supposition, un voleur a environ une chance sur huit de déchiffrer le code en utilisant uniquement les PINs les plus courants.
