Les utilisateurs de dispositifs de streaming non réglementés reçoivent des amendes pour avoir visionné des contenus protégés par le droit d’auteur. La sanction standard est fixée à 154 euros, mais des pénalités de recidive pourraient atteindre 5 000 euros. Une liste noire des contrevenants a été établie pour des mesures ultérieures.
Ces derniers jours, les premières amendes ont été infligées aux utilisateurs de dispositifs illégaux pour regarder des matchs à la télévision sans payer d’abonnements. Le montant requis s’élève à 154 euros. Les 2 266 spectateurs sanctionnés ont été intégrés dans une liste. En cas de récidive, l’amende pourrait augmenter jusqu’à 5 000 euros.

Pour l’instant, la liste noire des utilisateurs de dispositifs illégaux contient 2 266 noms. Tous ont été identifiés par la Guardia di Finanza. Ils ont utilisé le dispositif permettant d’accéder sans payer aux plateformes de streaming. Bien que le matériel évolue, le principe reste identique. En général, seul un petit montant est versé à la source qui fournit l’appareil. Ces dispositifs sont principalement utilisés pour le football et d’autres sports, mais ils permettent également d’accéder à des films et séries TV.
Au cours des dernières années, l’Agcom (Autorité de régulation des communications) a démarré une campagne contre la piraterie en ligne, se tournant récemment vers les utilisateurs. Alors que les sanctions ciblaient souvent les organisations vendant ou gérant des abonnements illégaux, Agcom vise désormais à sanctionner les utilisateurs. Une liste noire a également été établie.
Les premières amendes infligées aux utilisateurs de dispositifs illégaux
Massimiliano Capitanio, commissaire de l’Agcom, a indiqué sur LinkedIn que les premières amendes étaient adressées aux utilisateurs de ces dispositifs pour visionnage de contenus en streaming protégés par des droits d’auteur. Cela concerne 2 666 utilisateurs, tous condamnés à une amende de 154 euros. En cas de récidive, cette amende pourrait atteindre 5 000 euros avec éventuellement des “consequences pénales”.
Capitanio a précisé : “Les 300 millions d’euros perdus chaque année dans le secteur du football à cause de la diffusion illégale se traduisent par des préjudices pour de nombreux professionnels du domaine. Avec PiracyShield, nous avons déjà atteint des résultats significatifs, notamment le blocage de 43 691 sites pirates depuis février 2024.”
