Une startup californienne développe une technologie de batteries qui met à mal les modèles actuels grâce à des coûts de stockage largement réduits et une durée de vie prolongée. Avec un potentiel de production impressionnant, ce système pourrait offrir des solutions d’énergie renouvelable plus accessibles et durables pour les particuliers et les entreprises.
La technologie d’Inlyte Energy pourrait transformer le stockage d’énergie avec des coûts quatre fois inférieurs à ceux des batteries au lithium actuelles

Les batteries telles que nous les connaissons pourraient avoir leurs jours comptés. Il ne s’agit pas d’une exagération. Une startup californienne a mis au point des batteries sodium-fer qui se dirigent vers une concurrence farouche avec les batteries lithium-ion traditionnelles pour trois raisons majeures : elles coûtent beaucoup moins cher, durent plus longtemps et utilisent des matériaux largement disponibles dans la nature. Ces avantages interpellent aussi bien les grandes entreprises d’énergie que ceux possédant des panneaux solaires chez eux.
Selon des informations de New Atlas, la société Inlyte Energy développe une technologie de batteries qui pourrait réduire le coût de stockage à 35 dollars par kWh, un chiffre quatre fois inférieur aux solutions actuelles à ions de lithium (139 $/kWh). De plus, ces systèmes offrent une autonomie de 6 à 24 heures, dépassant largement les 4 heures en moyenne fournies par les batteries conventionnelles sur le marché.
Matériaux abondants et technologie éprouvée pour un stockage plus accessible
Il est important de noter que l’idée d’Inlyte ne vient pas de nulle part. Elle s’inspire des travaux réalisés par Beta Research dans les années 70 pour les véhicules électriques. En 2023, la startup a acquis des équipements et du personnel technique pour renouveler et faire évoluer ce développement. Leurs batteries de métal halogéné sont remarquables par leur sécurité, avec un faible risque d’incendie et un fonctionnement stable sur une large gamme de températures, allant de -20°C à 60°C.
La durabilité est également un de leurs atouts majeurs, avec 7 000 cycles de charge (équivalents à environ 20 ans d’utilisation) et seulement 0,001 % de dégradation par cycle. Cela contraste fortement avec d’autres technologies de nouvelle génération qui, bien que prometteuses, sont encore loin d’une mise en œuvre commerciale que parvient déjà à réaliser Inlyte.
Les investisseurs sont également attirés par cette proposition, ayant déjà libéré 8 millions de dollars en financement initial. La société opère déjà une usine pilote au Royaume-Unis où elle a démontré 700 cycles complets sans perte de capacité, une prouesse qui met en évidence de nombreuses alternatives énergétiques actuelles en termes de stabilité à long terme.
Les plans d’Inlyte inclus la ouverture de sa première usine aux États-Unis en 2027, en association avec Horien Salt Battery Solutions. Cette expansion pourrait marquer un tournant pour rivaliser avec des systèmes établis comme le Megapack de Tesla, surtout pour des applications telles que les centrales solaires industrielles, le stockage pour les réseaux électriques municipaux et les systèmes de secours pour les infrastructures critiques.
Cependant, tout n’est pas parfait. La technologie sodium-fer doit surmonter une infrastructure de recyclage déjà mise en place pour les batteries lithium, ainsi que résoudre des questions pratiques pour sa mise en œuvre dans les foyers. Bien que sa densité énergétique ne soit pas comparable aux solutions pour les véhicules électriques, son approche des applications stationnaires pourrait suffire à bouleverser le marché dans des secteurs où l’espace ne pose pas le plus de problèmes.
