Mark Kelly, ex-astronaute, attaque Elon Musk : « Quand tu auras le courage de monter dans une fusée, viens nous parler »

Mark Kelly, ex astronauta, ataca a Elon Musk: "Cuando tengas el valor de subirte a un cohete ven a hablar con nosotros"

Mark Kelly, sénateur et ex-astronaute, réplique avec défi à Elon Musk après les accusations concernant des astronautes « abandonnés » à l’ISS. Ses paroles reflètent la frustration de ceux qui ont réellement vécu l’espace, contrastant avec les critiques du magnat qui n’a jamais voyagé dans l’espace. Un échange qui suscite support et réflexions.

Le sénateur et ex-astronaute de la NASA a répondu aux accusations infondées du magnat concernant des astronautes « abandonés » dans la Station Spatiale Internationale avec un défi qui a suscité le support de la communauté spatiale

Mark Kelly, ex astronaute, attaque Elon Musk : "Quand tu auras le courage de monter dans une fusée, viens nous parler"
Musk, qui n’est jamais allé dans l’espace, a accusé l’administration Biden de motifs politiques alors que sa société SpaceX bénéficie de contrats très lucratifs avec la NASA. L’ironie n’a pas échappé aux observateurs.

L’ex-astronaute et actuel sénateur Mark Kelly a répondu sans détour à Elon Musk. Kelly a réagi fermement après que le magnat a accusé l’administration Biden d’avoir « délibérément abandonné » des astronautes dans la Station Spatiale Internationale pour des raisons politiques, une affirmation qui a indigné plusieurs astronautes en activité.

Kelly a été direct sur X, la plateforme de Musk : « Quand tu auras le courage de monter dans une fusée, viens nous parler ». Ce défi met en lumière la frustration de ceux qui ont réellement voyagé dans l’espace face aux commentaires de quelqu’un qui n’a jamais quitté le sol.

L’espace n’est pas un terrain de jeux

Tout a commencé lorsque Musk a déclaré sur Fox News que les astronautes Suni Williams et Butch Wilmore étaient « abandonnés » à la station spatiale par caprice politique du gouvernement de Biden. Andreas Mogensen, actuel commandant de la Station Spatiale Internationale et astronaute de l’ESA, l’a contredit publiquement en déclarant simplement : « C’est un mensonge ».

La réponse de Musk a été de traiter Mogensen de « retardé » et d' »idiot ». L’astronaute Scott Kelly a défendu son collègue, le décrivant comme « une des personnes les plus honnêtes » qu’il connaît, rejoignant ainsi le chœur des voix critiques à l’égard des propos du magnat.

Ce que Musk omet volontairement, c’est que Williams et Wilmore ont une date de retour depuis des mois. La NASA avait convenu en septembre 2024 qu’ils rentreraient sur Terre en mars 2025 à bord d’une navette SpaceX, après avoir détecté des problèmes avec les propulseurs du vaisseau Starliner de Boeing.

Ce conflit numérique survient alors que SpaceX a récemment obtenu un contrat lucratif d’un milliard de dollars pour désorbiter l’ISS en 2026, précipitant de quatre ans sa destruction prévue pour 2030. Avoir un pied dans le secteur privé et un autre dans le gouvernement soulève des soupçons, même chez les plus naïfs.

Pour corser le tout, Musk critique la NASA tout en faisant la promotion de sa société xAI avec le lancement de Grok 3, prétendant surpasser GPT-4o avec ses 200 000 GPUs. La cohérence ne semble pas être son fort.

La cerise sur le gâteau est que les astronautes supposément « abandonnés » étaient arrivés à l’ISS à bord d’un vaisseau Starliner de Boeing pour une mission de huit jours, mais des défaillances techniques ont empêché leur retour. Et maintenant, ce sera précisément SpaceX qui viendra à leur rescousse. Un retournement commode pour l’entreprise du magnat.

Ce qui ressort chez Musk, c’est son discours contradictoire. Un jour, il avertit que l’IA représente « la plus grande menace pour la civilisation » et le lendemain, il fait la promotion de Grok 3 avec enthousiasme. Cette contradiction flagrante est devenue sa marque de fabrique, passant d’un « nous allons tous disparaître » à « achète mon produit » sans sourciller.

Les astronautes, habituellement concentrés sur la science et éloignés des controverses, ont dû répondre à des accusations sans fondement qui ont déjà généré des divisions sur les réseaux sociaux. Le défi de Mark Kelly met en lumière qui risque réellement sa vie et qui parle depuis le confort de son bureau.

Williams et Wilmore continuent leur travail à l’ISS. Leur mission de huit jours s’est transformée en un séjour de neuf mois, loin du tumulte médiatique et des tweets enflammés. A 400 kilomètres au-dessus de nos têtes, ils ont peut-être la perspective qui nous manque ici-bas.