Laura Markham, psychologue : « Plus nous introduisons les écrans tôt, plus cela affecte le cerveau des enfants »

Laura Markham, psicóloga: "Cuanto antes introducimos las pantallas, más afecta al cerebro de los niños"

Un article récent met en lumière des idées reçues sur l’utilisation des écrans chez les jeunes. Alors que les parents cherchent à réguler l’exposition de leurs enfants aux technologies, il apparaît que ces croyances sont souvent fondées sur des mythes, plutôt que sur des réalités scientifiques, illustrant les défis contemporains en matière de parentalité.

Les experts démentent quatre mythes sur l’utilisation des appareils chez les jeunes et avertissent qu’il est impossible d’atteindre une consommation saine des écrans à un âge précoce

Laura Markham, psychologue : "Plus nous introduisons les écrans tôt, plus cela affecte le cerveau des enfants"
Plus nous attendons avant d’introduire les écrans dans la vie de nos enfants, meilleur sera leur développement cérébral et leur santé mentale

Il n’est pas facile de concilier l’utilisation des écrans avec les enfants et les adolescents. Les parents choisissent de plus en plus d’introduire l’utilisation des smartphones et des tablettes sans supervision, et ce, pour de bonnes raisons, car de nombreuses croyances concernant l’utilisation des écrans reposent sur des mythes plutôt que sur des réalités.

C’est ce qu’affirme un article publié sur ScreenStrong, qui aborde quatre mythes concernant le temps d’écran dédié aux enfants et aux adolescents, et comment ceux-ci pourraient leur être nocifs. Ces mythes sont particulièrement pertinents à chaque changement d’année, moment où les parents tentent d’établir de nouvelles règles concernant la consommation des écrans.

Ce que la science révèle sur le temps d’écran et son impact sur l’enfance

Le premier et le plus répandu des mythes sur l’utilisation des écrans par les plus jeunes est qu’il est possible de modérer leur usage pour parvenir à une consommation saine. En réalité, c’est impossible. Les cerveaux des enfants ne sont pas prêts à gérer l’utilisation des écrans de manière adéquate. Les appareils électroniques peuvent provoquer ou aggraver la dépression chez les adolescents, ce qui souligne l’importance de retarder leur introduction le plus possible.

Le deuxième mythe suggère que les contrôles parentaux permettent de gérer le temps d’exposition des enfants aux écrans. La réalité est que les enfants trouveront toujours un moyen de les contourner, rendant quasi impossible la surveillance constante de l’utilisation des appareils. Il est préférable d’éviter qu’ils aient un téléphone ou une tablette personnels le plus longtemps possible et de préférer un ordinateur familial à usage commun.

Le troisième mythe avance que le temps d’écran n’est pas si néfaste. Ce mythe est totalement ancré dans un optimisme biaisé, puisque certains parents préfèrent croire que l’utilisation fréquente des écrans par leurs enfants n’a pas de conséquences. Pourtant, un usage excessif peut entraîner des problèmes comme l’addiction, la dépression et l’anxiété. L’introduction précoce des écrans, selon ScreenStrong, affecte négativement le développement cérébral et augmente le risque d’addiction à l’avenir.

En lien avec ce troisième mythe, les paroles de la psychologue Laura Markham recommandent une introduction aussi tardive que possible des appareils connectés chez les enfants et adolescents :

Plus nous introduisons les écrans tôt, plus cela affecte le développement cérébral de l’enfant et plus il sera probable qu’il ait des problèmes pour gérer son addiction aux écrans et à la technologie en grandissant.

Enfin, une autre idée reçue répandue est que l’accès illimité à Internet peut être accordé dès que les enfants atteignent un certain niveau de maturité. En réalité, la maturité est un processus qui prend du temps, et bien qu’elle soit atteinte dans certains domaines, cela ne signifie pas qu’elle le soit à tous les niveaux. Si vos enfants sont déjà en âge d’avoir un téléphone portable, il est préférable qu’ils commencent avec des téléphones sans données, qui ne servent qu’à passer des appels et envoyer des messages. Cela évite également qu’ils ne tombent dans le piège des réseaux sociaux.

Il existe des applications externes pour contrôler le temps d’utilisation des mobiles, ainsi que l’application Bien-être numérique de Google, qui informe désormais l’utilisateur s’il passe trop de temps sur une application. Cependant, ces aides ne constituent pas une solution globale ni définitive. La responsabilité des parents reste de surveiller le temps d’utilisation des écrans par leurs enfants et, si possible, de retarder au maximum leur introduction.