Il s’appelle LORIS, comme les primates, mais son système d’escalade est inspiré des insectes

LORIS est un robot capable de grimper aux murs dont le nom est le même que celui de l’un des primates les plus connus, mais le système d’escalade qu’il utilise est basé sur les insectes : il libère deux des quatre membres diagonalement opposés pour s’accrocher plus haut tout en restant ancré avec les deux autres, également diagonalement opposés. Pour une prise correcte, à l’extrémité de chaque membre, il intègre des micro-pinces avec de minuscules crochets qui adhèrent à presque toutes les surfaces.
Comment fonctionne LORIS
Le monde de la robotique s’efforce chaque jour de concevoir des machines capables d’accomplir des tâches de la manière la plus efficace. Une tâche est d’exécuter des actions le plus rapidement possible, une autre est de se déplacer de la manière la plus similaire à un être humain et il y a aussi l’escalade. Il existe des robots capables de grimper aux surfaces avec des systèmes de succion, en appliquant la succion sur leurs pattes pour adhérer à la surface ; cependant, grimper devient compliqué pour eux lorsqu’ils essaient de monter une surface avec des creux, qui n’est pas suffisamment lisse, car ils sont incapables de sceller la succion sans que l’air ne s’échappe.
L’alternative à ce système sont les pinces à micro-épines. Les robots disposent de crochets qui s’accrochent au mur grâce à de minuscules épines affûtées qui se faufilent dans les entailles de la surface. Le problème de ce système est qu’il est efficace sur les murs toujours verticaux, mais pas sur ceux qui varient leur angle, s’inclinant davantage à certains endroits, comme des falaises. Pour pallier à ce problème, certains intègrent des crochets qui s’enfoncent dans une surface, mais ils ont tendance à consommer trop d’énergie et de ressources.
La solution est LORIS, un robot nommé comme l’animal, car ses initiales proviennent de ‘Lightweight Observation Robot for Irregular Slopes’ (Robot léger d’observation pour pentes irrégulières). Il s’agit d’un robot léger avec des crochets à micro-épines situés à l’extrémité de chacun de ses quatre membres. La différence par rapport aux autres robots à crochets à micro-épines est qu’il dispose de deux groupes de pinces sur chaque membre et de la possibilité de rotation sur chacun des membres, pour une meilleure opérabilité, en plus de peser très peu.

Par ailleurs, son système de prise en diagonale est essentiel. Il maintient toujours collées deux extrémités diagonalement opposées, par exemple, son « bras » gauche et sa « jambe » droite, bien que toutes ses extrémités sont en fait des pattes identiques. Les deux extrémités appliquent une force vers l’intérieur de leurs pinces, ce qui le maintient en place tandis que les deux autres, également diagonalement opposées, cherchent à s’accrocher à une autre partie du mur. Il s’agit d’un système inspiré des insectes appelé poigne dirigée vers l’intérieur (DIG).
Pour savoir où s’accrocher et comment avancer, LORIS utilise la caméra de détection de profondeur qu’il intègre, ainsi qu’un microprocesseur. Cependant, ces composants et sa conception en elle-même ne le rendent pas coûteux, selon ses créateurs, qui soulignent qu’il est de fabrication simple et pas cher.
Il a été créé par Paul Nadan, Spencer Backus, Aaron M. Johnson et quelques collègues du Laboratoire de Robomecanique de l’Université Carnegie Mellon. Si vous voulez en savoir plus sur son fonctionnement, cette publication de l’université offre plus d’informations à ce sujet.
