La turbine à hydrogène pour avions est une réalité : c’est un bond nécessaire pour l’aviation

La turbine à hydrogène pour les avions est une réalité: c'est un saut de foi nécessaire dans l'aviation

Faire confiance à l’hydrogène pourrait être la clé de la lutte contre le changement climatique dans nos cieux

La turbine à hydrogène pour les avions est une réalité: c'est un saut de foi nécessaire dans l'aviation
L’entreprise derrière ce saut a été Universal Hydrogen

L’aviation moderne est incroyablement avancée. En moins de 13 heures, nous pouvons atteindre des endroits apparemment éloignés de la planète avec un vol direct. Cependant, les émissions de gaz à effet de serre liées à ces voyages de plus en plus fréquents dans le monde sont préoccupantes depuis un certain temps. Parfois, nous voyons des initiatives très intéressantes, comme le X-59 furtif de la NASA, ou des concepts d’avions à ailes circulaires, mais l’avenir réside vraiment dans le changement de source de carburant.

En 2020, l’aviation a accumulé 630 tonnes métriques d’émissions de CO2, l’un des gaz à effet de serre les plus dangereux selon l’AIE. Cela représente 2% des émissions de CO2, mais d’autres gaz à effet de serre sont également émis lors de ces voyages, comme la vapeur d’eau. Il est donc nécessaire de rechercher des alternatives qui ne posent pas de véritable problème pour la durabilité de la planète, et c’est là que les options d’hydrogène entrent en jeu.

La turbine à hydrogène avec changement d’air, l’avenir de l’aviation

Universal Hydrogen, une entreprise américaine, a déjà effectué avec succès des vols avec le plus grand avion à hydrogène au monde par le passé. Maintenant, selon ce que rapporte New Atlas, ils travailleraient sur une solution pour les voyages plus longs et ils auraient réussi à le tester avec succès.

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L’objectif est de décarboner les vols, et il est prévu qu’en 2026, des vols commerciaux fonctionnent avec ces technologies. Il s’agit de réaliser des vols qui ne produisent aucun gaz dangereux pour notre planète. Bien que leur développement soit un véritable défi car pour les vols long-courriers, l’utilisation d’hydrogène cryogénique entre en jeu, un type d’hydrogène à des températures extrêmement basses qui doit être changé en plein vol. Il existe déjà d’autres options pour créer un avion à hydrogène, mais pour le moment, celle-ci est la plus avancée et la plus réussie.

L’entreprise derrière cette initiative a développé un système de combustible liquide modulaire. Ce système permet l’échange facile du carburant en utilisant l’équipement de chargement actuel. Il consiste en un réservoir isolé sous vide, capable de stocker jusqu’à 200 kg d’hydrogène liquide. De plus, il comprend un système d’échange de chaleur conçu pour vaporiser l’hydrogène liquide et le convertir en gaz, la seule façon dont il pourrait être utilisé pour propulser le moteur.

La première expérience de ce système a été réalisée le 27 février, avec une démonstration au sol réussie d’un vol complet d’une heure et quarante minutes. Nous sommes donc face à une véritable avancée qui pourrait changer à jamais notre façon de concevoir les vols long-courriers. Il reste à le mettre à l’épreuve dans des conditions réelles en le portant dans les cieux.

 

En résumé:

  • Le plus grand avion à hydrogène au monde a déjà effectué ses premiers vols.
  • Ils ont maintenant testé avec succès les modules de combustible à hydrogène liquide qui augmenteront la portée des opérations des avions.
  • Il est prévu d’être lancé en 2026 et représente une initiative pour décarboner l’aviation.
  • Il n’utilise ni cellules ni batteries, ce qui permet de ne pas émettre de gaz lors des vols à courte distance, mais pour les vols long-courriers, il est nécessaire d’utiliser de l’hydrogène cryogénique, qui nécessite un stockage à très basses températures.
  • L’entreprise derrière tout cela s’appelle Universal Hydrogen et a conçu un système de combustible liquide modulaire pouvant être échangé avec l’équipement de chargement utilisé actuellement.
  • Il s’agit d’un réservoir isolé sous vide pouvant contenir 200 kg d’hydrogène liquide et d’un système d’échange de chaleur pour vaporiser l’hydrogène liquide et le convertir en gaz.
  • Le premier test de changement a eu lieu le 27 février dernier avec un essai au sol réussi d’un vol complet d’une heure et quarante minutes.