Des scientifiques mettent au point des dalles solaires auto-cicatrisants capables d’inverser les effets des dommages causés par les radiations

Scientists develop self-healing solar panels that can reverse the effects of radiation damage

En bref : Des scientifiques de l’université de Sydney, en Australie, ont mis au point un panneau solaire doté de capacités d’autoréparation qui pourraient prolonger considérablement la durée de vie des satellites en orbite. Le panneau utilise la pérovskite, un minéral d’oxyde de calcium et de titane que certains ont qualifié de « matériau miracle » en raison de ses propriétés uniques.

Depuis des décennies, les satellites utilisent des dalles solaires pour convertir la lumière du soleil en électricité à l’aide de cellules photovoltaïques, mais les dommages causés par certains types de rayonnements peuvent leur faire perdre jusqu’à 10 % de leur efficacité chaque année.

À ce rythme, ils ne tardent pas à devenir inutiles et à se transformer en déchets spatiaux.

Les scientifiques ont découvert que les dommages causés par les radiations peuvent être inversés dans les cellules solaires en pérovskite lorsque de la chaleur est appliquée dans le vide. Des tests simulés ici sur Terre ont démontré que les panneaux solaires dégradés peuvent retrouver 100 % de leur efficacité initiale lorsqu’ils sont réchauffés, et il se trouve que le Soleil est un parfait radiateur spatial.

Le professeur Anita Ho-Baillie, chercheur associé au Centre d’excellence ARC en science des excitons de l’université de Sydney, a déclaré qu’ils espéraient que les résultats de leurs travaux permettraient de développer des cellules solaires légères et peu coûteuses pour de futures applications spatiales.

Des scientifiques mettent au point des dalles solaires auto cicatrisants capables

De nouveaux satellites sont lancés à un rythme alarmant. SpaceX a déjà mis en orbite plus de 4 000 satellites Starlink en mai 2023 et prévoit d’en déployer près de 12 000 au total. Cela n’a pas plu à la Chine qui, selon un communiqué datant du début de l’année, pourrait lancer jusqu’à 13 000 satellites pour « supprimer » la constellation Starlink.

Malheureusement, cette avancée ne permettra pas de protéger les satellites et les objets fabriqués par l’homme contre d’autres menaces spatiales. L’année dernière, par exemple, la NASA a déclaré que le télescope James Webb avait été frappé par un micrométéorite de taille importante. Cette collision, considérée comme un événement fortuit inévitable, a eu un « effet marginalement détectable » sur les performances globales du télescope.

L’équipe a détaillé ses conclusions dans un article publié dans la revue Advanced Energy Materials et intitulé « Effect of Hole Transport Materials and Their Dopants on the Stability and Recoverability of Perovskite Solar Cells on Very Thin Substrates after 7 MeV Proton Irradiation » (Effet des matériaux de transport des trous et de leurs dopants sur la stabilité et la récupérabilité des cellules solaires en pérovskite sur des substrats très minces après une irradiation par des protons de 7 MeV).

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