Début des essais de propulseurs solaires électriques de 12 kilowatts pour une mission sur la lune

Testing begins for 12-kilowatt solar electric thrusters for moon mission

Pourquoi c’est important : La mission Artemis de la NASA, qui vise à ramener des hommes sur la Lune pour la première fois depuis des décennies, bénéficiera du support du tout premier satellite lunaire. Un élément important de ce satellite est un système de propulsion de pointe qui vise à augmenter la puissance et à économiser l’énergie par rapport aux modèles précédents.

Les premiers essais ont commencé sur un nouveau système de propulsion solaire électrique (SEP) qui alimentera un satellite de la NASA en orbite autour de la Lune. Les nouveaux propulseurs sont plus de deux fois plus puissants que les versions précédentes.

Le système de propulsion électrique avancé (AEPS) fournira 12 kilowatts de puissance par propulseur, contre quatre kilowatts et demi pour les SEP précédents. Cette amélioration devrait permettre aux engins de la NASA de voyager plus loin et plus vite. Par rapport aux carburants chimiques traditionnels, les SEP sont beaucoup plus efficaces pour la poussée à basse altitude, ce qui donne à la NASA une plus grande flexibilité pendant la mission du satellite.

Baptisé Gateway, le satellite est un élément essentiel de la mission lunaire Artemis de la NASA. La première étape a consisté en un survol non habité de la Lune que la NASA a effectué avec succès à la fin de l’année dernière. La phase suivante, Artemis II, enverra un équipage en orbite autour de la lune en mai 2024.

Debut des essais de propulseurs solaires electriques de 12 kilowatts

Gateway soutiendra la phase finale, Artemis III, qui vise à envoyer les premiers humains sur la surface de la lune depuis les missions Apollo des années 1970. Le satellite servira de plaque tournante logistique pour le transport d’expériences scientifiques, d’outils de collecte d’échantillons et d’autres cargaisons. Artemis ne sera que la première étape de la mission de Gateway, qui durera 15 ans.

Les tests qui débutent ce mois-ci sont considérés comme l’une des dernières étapes vers l’achèvement de la passerelle. Tout d’abord, l’un des deux prototypes AEPS subira des tests d’acceptation pour s’assurer de sa fonctionnalité de base, puis des tests de stress pour simuler les conditions réelles de lancement et de vol. Les ingénieurs recueilleront également des données sur les performances en allumant le propulseur à chaud avant et après chaque test.

La phase d’essai suivante commencera l’année prochaine, après que la NASA et le concepteur de l’AEPS, Aerojet Rocketdyne, auront reçu le deuxième prototype, qui subira des essais d’endurance simulant les conditions de l’orbite lunaire. La période d’essai complète durera environ quatre ans, soit 23 000 heures de fonctionnement.

Les trois propulseurs de l’AEPS qui lanceront Gateway dans l’espace en 2025 sont en cours de construction. Certains des essais des propulseurs auront lieu après le lancement afin de qualifier l’AEPS pour les futures missions.

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