Quand Reolink a annoncé l’Argus 4 Pro, l’angle de vente était assez direct : une caméra extérieure sans fil, en 4K, avec un champ de vision de 180°. Pas besoin de tirer des câbles, pas de frais d’abonnement obligatoire, et une autonomie censée tenir grâce au panneau solaire fourni en option. Sur le papier, ça coche beaucoup de cases pour quelqu’un qui cherche à surveiller une entrée, un jardin ou un garage sans se lancer dans des travaux.
On a reçu le pack avec le Panneau solaire Reolink Solar Panel 2, et l’idée était simple : l’installer, la laisser tourner au quotidien, et voir ce que ça donne vraiment. Qualité d’image de nuit, connexion Wi-Fi 6, réactivité des alertes, endurance de la batterie… autant de points qu’on a voulu tester sérieusement plutôt que de se fier aux fiches produit. Voici notre retour complet.
Reolink Argus 4 Pro : Caractéristiques techniques
L’Argus 4 Pro, c’est avant tout une caméra qui sort du lot par son double objectif avec assemblage d’image à 180°. Là où la plupart des caméras extérieures proposent un angle de 90 à 130°, Reolink a intégré deux capteurs qui fusionnent leur image pour couvrir toute la largeur d’un mur, d’une façade ou d’une allée en une seule vue. La résolution grimpe à 4K (8 mégapixels), ce qui permet d’avoir une image détaillée même sur les bords du cadre.
Côté alimentation, la caméra embarque une batterie rechargeable intégrée et se recharge via USB-C. Associée au panneau solaire Reolink Solar Panel 2, elle est conçue pour fonctionner en autonomie complète dès lors qu’elle reçoit suffisamment de lumière. Le panneau délivre 6 watts, avec un câble de 4 mètres pour avoir de la souplesse dans le positionnement. La connexion entre le panneau et la caméra se fait en USB-C, avec un adaptateur micro-USB inclus pour les modèles plus anciens.
La caméra tourne sous Wi-Fi 6 double bande (2,4 GHz et 5 GHz), un vrai plus pour la stabilité de connexion en extérieur. Elle intègre également la technologie ColorX, une vision nocturne couleur qui fonctionne sans faisceau infrarouge visible : à la place, un petit spotlight LED blanc s’active à la détection pour éclairer la scène discrètement. La détection d’objets est gérée par IA, avec reconnaissance des personnes, véhicules et animaux pour limiter les fausses alertes.
Voici un récapitulatif des caractéristiques principales :
- Résolution : 4K / 8MP avec double capteur et champ de vision 180°
- Connexion : Wi-Fi 6 (2,4 GHz / 5 GHz)
- Vision nocturne : ColorX (couleur, spotlight LED intégré)
- Alimentation : Batterie rechargeable USB-C + compatibilité panneau solaire
- Stockage : Carte microSD (jusqu’à 256 Go) + cloud Reolink en option
- Détection IA : Personnes, véhicules, animaux
- Audio : Microphone et haut-parleur intégrés (communication bidirectionnelle)
- Résistance : IP66 (pluie, poussière)
- Application : Reolink (iOS / Android / PC), sans abonnement obligatoire
Le panneau solaire Reolink Solar Panel 2 affiche une puissance de 6 watts avec un rendement de conversion annoncé à 24%. Il est certifié IP65, donc conçu pour rester en extérieur en permanence, pluie et poussière comprises. Son support orientable permet d’ajuster l’angle d’inclinaison après la fixation pour maximiser la capture solaire selon l’exposition du mur.
Reolink Argus 4 Pro : Déballage et accessoires
Les deux produits arrivent dans des boîtes séparées, avec le logo Reolink bien visible et un packaging soigné.
Rien de luxueux, mais tout est bien calé, protégé, et on ne retrouve pas les accessoires en vrac au fond de la boîte. Bonne première impression.
La caméra Argus 4 Pro
En ouvrant la boîte de l’Argus 4 Pro, on trouve la caméra bien logée avec ses accessoires. Le contenu complet :
- La caméra Argus 4 Pro
- Un câble USB-C pour la recharge
- Un support mural avec visserie incluse (chevilles et vis)
- Une sangle de fixation pour les installations sans perçage (autour d’un poteau ou d’une gouttière)
- Un gabarit de perçage pour faciliter la pose
- Un manuel d’utilisation multilingue (le français est présent)
La caméra est plus volumineuse qu’on ne l’imaginait, ce qui s’explique par le double objectif et la batterie intégrée. Elle tient bien en main, le plastique inspire confiance.
Le Panneau solaire Reolink Solar Panel 2
Le panneau arrive dans une boîte compacte, et l’ensemble est également bien rangé.
Voici ce qu’on trouve à l’intérieur :
- Le panneau solaire Reolink Solar Panel 2
- Un câble USB-C de 4 mètres pour relier le panneau à la caméra
- Un adaptateur micro-USB vers USB-C pour la compatibilité avec les anciens modèles Reolink
- Un support mural orientable avec visserie complète
- Un gabarit de perçage pour faciliter la pose
- Un manuel d’installation
Le câble de 4 mètres est une bonne longueur dans la pratique : suffisamment long pour positionner le panneau là où le soleil tape le mieux, sans avoir à installer la caméra juste à côté. Le support orientable permet d’ajuster l’angle d’inclinaison après la pose, ce qui est appréciable.
Reolink Argus 4 Pro : Design
Premier contact avec la caméra : elle est plus imposante qu’une caméra extérieure classique. Le double objectif à l’avant lui donne un look assez reconnaissable, presque atypique par rapport aux modèles qu’on croise habituellement.
Le boîtier est en plastique mat blanc, solide au toucher, sans flex ni grincement. Les finitions sont propres et homogènes pour un produit dans cette gamme de prix. On est loin du plastique bas de gamme qui jaunit au bout d’un été.
Sur la face avant, les deux objectifs grand-angle sont positionnés côte à côte, encadrés par les capteurs de luminosité et le spotlight LED qui prend le relais en vision nocturne couleur. Sur le dessous, le microphone, discret mais bien placé pour capter les sons à proximité.
L’arrière est plus minimaliste : on y trouve le port USB-C de recharge et de connexion au panneau solaire, protégé par un volet en caoutchouc épais qui assure une bonne étanchéité au quotidien.
Le slot microSD, lui, se situe sur le dessous de la caméra, également protégé par un cache en caoutchouc. Il est accessible sans outil, ce qui facilite les manipulations une fois la caméra en place. Le bouton de réinitialisation se trouve juste à côté de ce port mémoire.
Le support de fixation fourni fonctionne en rotule : une fois vissé au mur, il permet d’orienter la caméra dans quasiment toutes les directions. Le filetage est standard, donc compatible avec des supports tiers si jamais la configuration de votre installation le demande.
La sangle de fixation fournie est une bonne alternative pour les installations sans perçage, autour d’un poteau ou d’une rambarde.
Le Panneau solaire Reolink Solar Panel 2
Le panneau adopte un design sobre et plutôt réussi. La surface photovoltaïque est noire, classique, encadrée par une bordure et un dos blanc qui s’harmonise bien avec la caméra. L’ensemble est compact, pas encombrant, et une fois fixé sur un mur clair, il passe presque inaperçu. Rien qui ne choque visuellement sur une façade de maison.
Son support orientable permet de régler l’inclinaison verticale et horizontale librement, et il reste bien bloqué une fois serré. C’est utile pour les murs qui ne font pas directement face au sud : on peut corriger l’angle sans démonter le support.
Le câble USB-C intégré mesure 4 mètres, une longueur bien pensée pour donner de la liberté dans le positionnement du panneau par rapport à la caméra. Il est gainé, assez rigide pour tenir proprement le long d’un mur, et se fixe facilement avec des attaches câble standards. La connexion se fait directement sur le port USB-C de la caméra, celui utilisé également pour la recharge manuelle. Simple et sans adaptateur nécessaire pour l’Argus 4 Pro.
Reolink Argus 4 Pro : Installation et tests pratiques
Pour les tests, on a fixé la caméra en façade, à 3 mètres de hauteur, dans le jardin. C’est la hauteur recommandée par Reolink pour tirer le meilleur parti du champ de vision à 180° : trop bas, les angles perdent leur intérêt, trop haut, la détection de personnes manque de précision.
Dans notre cas, on n’a pas percé le mur : on a utilisé les sangles de fixation fournies pour accrocher la caméra et le panneau solaire sur la descente de gouttière rectangulaire qui longe la façade. Ça fonctionne bien, la fixation est stable et ne bouge pas.
Petit bémol cependant : les sangles s’adaptent plus facilement sur des descentes de gouttière rondes, le serrage est plus régulier et plus sûr. Sur un profil rectangulaire, ça tient, mais il faut prendre le temps de bien ajuster pour que la caméra reste parfaitement droite.
Le gabarit de perçage fourni dans la boîte simplifie vraiment la pose si vous optez pour une fixation murale classique. On le plaque contre le mur, on marque les points, le support tombe pile. Deux vis, deux chevilles, cinq minutes plus tard le support est en place. La rotule se serre au tournevis, la caméra clipse dessus sans jeu. Pour le panneau solaire, on l’a installé légèrement décalé sur la même descente, orienté plein sud à environ 45° d’inclinaison, le câble de 4 mètres passant discrètement le long du mur avec quelques attaches câble.
La première connexion via l’application Reolink se fait en moins de 3 minutes : scan du QR code sous la caméra, sélection du réseau Wi-Fi, et c’est opérationnel. Le Wi-Fi 6 double bande fait vraiment la différence à l’extérieur. La connexion s’est établie sans accroc là où d’autres caméras avaient parfois du mal à accrocher le signal sur ce même emplacement.
L’application Reolink
L’application est disponible sur iOS et Android, et il existe également un client PC. À l’ouverture, on atterrit sur le flux en direct avec l’image panoramique très allongée caractéristique du double objectif. Depuis cet écran, on accède rapidement aux fonctions principales : déclenchement manuel de l’alarme, activation des projecteurs LED, prise de photo ou démarrage d’un enregistrement, et communication bidirectionnelle via le micro et le haut-parleur. Une fonction picture-in-picture permet de garder un œil sur la caméra en vignette flottante pendant qu’on utilise autre chose sur le téléphone, pratique quand on attend une livraison.
L’historique des enregistrements se consulte jour par jour sur une frise chronologique. Un mode timelapse permet de parcourir rapidement les événements sur une journée entière sans avoir à scruter chaque clip. La durée des clips enregistrés est réglable entre 8 et 30 secondes, et on peut aussi activer un court pré-enregistrement pour capturer les secondes qui précèdent la détection, utile quand un sujet entre dans le champ juste avant le déclenchement du PIR.
Du côté des réglages de détection, c’est là que l’application montre toute sa profondeur. On peut ajuster la sensibilité du capteur PIR sur trois niveaux (faible, moyen, élevé) selon l’environnement : un niveau élevé dans une rue passante, et les notifications deviennent vite envahissantes. La détection IA permet de filtrer par type d’objet, personne, véhicule ou animal, et de définir une taille minimale et maximale pour chaque catégorie. Résultat : un chat qui traverse le jardin ne déclenche plus d’alerte si on ne le souhaite pas. On peut aussi dessiner des zones d’activité personnalisées pour exclure une portion du champ de vision, une route en arrière-plan par exemple, et ainsi réduire les fausses alertes à presque zéro avec un bon réglage.
Les plages horaires sont configurables jour par jour et par type de détection. On peut par exemple activer les alertes personnes uniquement la nuit, et ignorer les véhicules le week-end. C’est bien pensé et ça évite de devoir activer ou désactiver manuellement la caméra selon les habitudes de la maison. Un point à noter cependant : pour recevoir des notifications avec aperçu image directement dans la notification push, il faut souscrire à l’abonnement cloud Reolink. Sans abonnement, les alertes arrivent bien, mais sous forme de texte uniquement, sans la miniature de la scène capturée. Ce n’est pas bloquant, mais c’est un détail qui peut peser dans la décision selon les usages.
Un réglage qu’on ne trouve pas souvent et qui est pourtant très utile sur une caméra double objectif : l’assemblage d’image (Image Stitching). Accessible depuis Réglages > Affichage > Avancé, il permet d’ajuster trois paramètres pour corriger la jonction entre les deux capteurs selon la configuration de votre installation. Le paramètre Distance correspond à la distance entre la caméra et le sujet principal, réglable de 2 à 20 mètres (8 mètres par défaut). Les paramètres Horizontal et Vertical permettent de décaler finement les deux images l’une par rapport à l’autre pour que la jonction soit la plus discrète possible. Dans la majorité des installations, les réglages par défaut suffisent, mais si vous filmez un objet proche ou à grande distance, ce calibrage fait une vraie différence sur le rendu final.
Qualité d’image de jour
En pleine journée, l’image est large, très large. Le champ de vision à 180° donne une vue panoramique impressionnante qui couvre la, quasi totalité du jardin et un bonne partie de la terrasse en une seule prise. La résolution de 5120 x 1440 pixels produit un format très allongé, davantage taillé pour consulter les images sur PC que sur smartphone où le ratio peut surprendre.
Les détails sont lisibles, on identifie sans problème un visage dans des conditions normales d’éclairage. Deux capteurs assemblés impliquent une légère jonction visible au centre de l’image qui peut être modifiée dans l’application comme nous venons de l’indiquer précédemment.
Qualité d’image de nuit
C’est ici que la technologie ColorX entre en jeu. Dès que la luminosité baisse, la caméra bascule automatiquement en mode nuit et allume ses trois projecteurs LED blancs à la détection d’un mouvement. Le résultat est une image en couleur, pas en noir et blanc comme avec l’infrarouge classique.
La scène est bien éclairée dans un rayon de 5 à 6 mètres, les visages sont identifiables jusqu’à environ 5 mètres. En dehors de la zone couverte par les LED, l’image devient rapidement sombre. À noter : sans aucune source lumineuse ambiante, la ColorX ne peut pas faire de miracle, les projecteurs sont indispensables dans l’obscurité totale.
Détection et alertes
Le capteur PIR couvre les 180° au même titre que les objectifs, ce qui est cohérent et évite les angles morts de détection. Les mouvements sont détectés jusqu’à 10 mètres. L’IA différencie bien les personnes, les véhicules et les animaux dans la grande majorité des cas, ce qui réduit considérablement les fausses alertes par rapport à une détection de mouvement basique. Les notifications arrivent rapidement sur le téléphone au moment de la détection. On peut affiner encore davantage en définissant des zones d’activité pour ne surveiller qu’une partie précise du champ de vision.
Test audio
Le microphone capte les voix et les bruits jusqu’à plusieurs mètres sans difficulté. On discerne même les chuchotements à environ 3 à 4 mètres, ce qui est honnête pour une caméra extérieure. La communication bidirectionnelle fonctionne bien dans les deux sens : le son restitué par le haut-parleur de la caméra est clair, sans coupure notable lors de nos tests. En revanche, la sirène intégrée plafonne à 65 dB, ce qui reste modéré. Elle peut surprendre quelqu’un qui ne s’y attend pas, mais elle ne va pas réveiller le quartier.
Autonomie et panneau solaire
Sans panneau solaire, l’autonomie de la batterie de 5000 mAh tourne autour d’une dizaine de jours avec une utilisation normale (quelques détections par jour). C’est court comparé à certains concurrents qui annoncent plusieurs mois, et la batterie est inamovible, donc la caméra est hors service pendant la recharge. Avec le Solar Panel 2 branché, la batterie se maintient en permanence dès lors que la caméra reçoit quelques heures d’ensoleillement par jour. Par temps couvert plusieurs jours de suite, le niveau de charge baisse légèrement mais se rattrape dès que le soleil revient. Le panneau solaire passe de facultatif à presque indispensable pour une utilisation sereine sur le long terme.
Stockage des enregistrements
La caméra ne dispose pas de stockage interne. Il faut prévoir une carte microSD (jusqu’à 256 Go, non incluse) ou opter pour d’autres solutions : stockage FTP sur un serveur distant, ou le boîtier Reolink Home Hub vendu séparément pour centraliser les enregistrements de plusieurs caméras en local. L’enregistrement se fait sur détection uniquement, pas en continu 24h/24, ce qui est cohérent avec le fonctionnement sur batterie. Pas d’abonnement cloud obligatoire, c’est un point clairement à l’avantage de Reolink.
Reolink Argus 4 Pro : Notre avis
L’Argus 4 Pro est une caméra qui tient ses promesses sur l’essentiel. Le champ de vision à 180° en 4K est son argument le plus solide, et il est réel : couvrir toute une façade avec un seul appareil, sans multiplier les installations, c’est un vrai confort. La qualité d’image de jour est bonne, la détection IA fonctionne sérieusement, et le Wi-Fi 6 apporte une stabilité de connexion qu’on ne retrouve pas chez tous les concurrents dans cette gamme. L’installation est accessible, l’application est complète, et l’absence d’abonnement cloud obligatoire reste un argument fort.
Quelques points méritent toutefois d’être gardés en tête avant d’acheter. La batterie sans panneau solaire pousse à une recharge trop fréquente pour une installation fixe en extérieur, et la batterie inamovible renforce cette contrainte. Le Solar Panel 2 est donc presque incontournable pour une utilisation sans souci sur le long terme, ce qui représente un coût supplémentaire à intégrer au budget. La vision nocturne ColorX impressionne dans sa zone d’éclairage, mais reste dépendante des projecteurs LED pour les environnements sans lumière ambiante. Et le format panoramique très allongé de l’image demande un petit temps d’adaptation, surtout sur smartphone.
Voir l’offre Reolink Argus 4 Pro
Au final, c’est une caméra bien pensée pour la surveillance extérieure, particulièrement adaptée aux entrées, façades et allées où le grand angle fait vraiment la différence. Le pack caméra plus panneau solaire représente un investissement raisonnable pour ce que l’ensemble offre au quotidien, et Reolink continue de proposer un écosystème fiable sans coût récurrent. Pour quelqu’un qui cherche une solution complète, sans fil et sans abonnement, l’Argus 4 Pro coche clairement les bonnes cases.
Pour
- Champ de vision 180° en 4K très efficace
- Wi-Fi 6 double bande stable en extérieur
- Vision nocturne couleur ColorX convaincante
- Détection IA avec peu de fausses alertes
- Installation rapide et bien outillée
- Aucun abonnement cloud obligatoire
- Panneau solaire efficace avec câble 4 m et support orientable
- Application complète et personnalisable
- Enregistrement sur carte microSD (non incluse)
Contre
- Batterie inamovible, autonomie courte sans panneau solaire
- Format panoramique peu adapté au smartphone
- Légère jonction visible au centre de l’image
NETCOST a reçu l’ensemble du matériel en prêt de Reolink pour les tests. Le fabricant n’a eu aucune influence sur le test et il n’y avait aucune obligation de le publier. Si vous achetez le produit testé par l’un de nos liens, nous touchons une petite commission qui nous aide à maintenir le site.



























