Synology DP320 en TEST: ActiveProtect Manager, la solution de protection de données ultime et cyber-résiliente

Synology Dp320 Test Review Netcost (9)

Le Synology ActiveProtect DP320 est une appliance de sauvegarde dédiée aux entreprises, équipée de deux baies préconfigurées avec deux disques de 8 To montés en RAID 1. Son système d’exploitation, ActiveProtect Manager, le démarque des NAS classiques en se focalisant exclusivement sur la protection des données. Sa compatibilité étendue couvre VMware vSphere, Microsoft Hyper-V, Windows, macOS, Microsoft 365, Oracle Database et Microsoft SQL Server, ce qui le rend adapté aux environnements hybrides ou virtualisés.

Le système exploite Btrfs pour détecter et corriger les erreurs, tout en offrant des options de restauration complète, granulaire (fichiers individuels) ou via conversion P2V/V2V. Un sandbox de test permet de valider les restaurations sans impacter les systèmes en production. Pour lutter contre les rançongiciels, il combine sauvegardes immuables (WORM), chiffrement local et isolation réseau. La déduplication à la source réduit l’espace de stockage nécessaire, un avantage pour les PME soucieuses de maîtriser leurs coûts. La gamme inclut également le DP340 (4 baies) et le DP7400 (10 baies), ce dernier étant d’ores et déjà utilisé par Toyota Motor Vietnam pour des infrastructures critiques.

Synology Activeprotect Dp320 Dp340 Dp7400
La famille ActiveProtect Manager au complet, DP320, DP7400, DP340

DP320 et ActiveProtect Manager : Solution de sauvegarde pour petites entreprises

Afin de bien comprendre la différence entre la solution Synology ActiveProtect et les versions classiques de sauvegardes, nous tenons, en préambule de ce test à vous expliquer les différences avantages et points fort de cette appliance :

Déploiement rapide : Le premier avantage du DP320 par rapport à un NAS classique, est son installation simplifiée. L’appareil configure automatiquement les disques et les matrices RAID (RAID 1 dans notre cas), sans nécessiter d’intervention manuelle complexe. Pour les équipes aux ressources limitées ou confrontées à des urgences, c’est un avantage certain : en quelques minutes, le système est opérationnel dixit le constructeur.

Protection adaptée aux environnements hybrides : Que votre infrastructure mélange machines virtuelles (VMware, Hyper-V), postes de travail Windows, Mac, ou bases de données Oracle, le DP320 s’intègre sans effort d’après la marque. Sa capacité à détecter automatiquement les nouveaux équipements ajoutés au réseau garantit une couverture continue. Par exemple, si une équipe déploie un serveur Linux ou une instance SQL Server, les stratégies de sauvegarde préétablies (fréquence, durée de rétention) s’appliquent immédiatement.

Synology Appliance Activeprotect

Sauvegardes auto-réparantes et flexibilité de récupération : On a tous déjà au moins connu ça une fois en tant que technicien réseau, les données se dégradent parfois sans signe avant-coureur. Le DP320 utilise des sommes de contrôle Btrfs pour identifier les corruptions silencieuses, comme un fichier Excel corrompu ou une image endommagée. Si une erreur est détectée, la redondance RAID restaure automatiquement une version saine. Pour vérifier l’intégrité des sauvegardes, vous pouvez lancer des tests dans un environnement isolé, une réplique fidèle de votre production, mais sans risque d’impact. En cas de panne, plusieurs options sont disponibles : restaurer un document précis, récupérer un serveur entier, ou convertir une machine physique en virtuelle (P2V) pour une reprise sur un cloud privé.

Synology Appliance Activeprotect Circuit De Sauvegarde Restoration

Protection renforcée contre les ransomwares : Face aux attaques ciblant les sauvegardes, le DP320 combine trois mécanismes :

  • Le stockage WORM (Write-Once-Read-Many), qui verrouille les données jusqu’à la fin de leur période de conservation. Même un administrateur ne peut pas les modifier ou les supprimer prématurément.
  • Un chiffrement AES-256 des données avant leur transfert vers un site distant, protégeant contre les interceptions.
  • Une isolation physique ou logicielle du réseau, pour couper l’appareil des connexions externes lors des sauvegardes sensibles. Ces mesures transforment les sauvegardes en copies inviolables, même en cas d’attaque sur le réseau principal.

Optimisation de l’espace et des performances : La déduplication à la source analyse les données avant stockage, les doublons inutiles s’en retrouvent supprimés. Imaginez sauvegarder 50 fois le même fichier de 1 Go : le DP320 ne conserve qu’une seule copie, économisant 49 Go d’espace. Les sauvegardes sont ensuite regroupées en une image unique, accélérant les restaurations complètes. Pour une entreprise avec des centaines de serveurs, cette optimisation réduit les coûts de stockage et les temps d’intervention.

Sécurité multi-couches et contrôle d’accès : Le DP320 verrouille les accès via :

  • Authentification centralisée : Intégration avec Active Directory ou LDAP, associée à une vérification en deux étapes (MFA) pour les comptes privilégiés. Un employé du service financier peut lancer des sauvegardes, mais pas modifier les stratégies.
  • Restrictions réseau : Accès limité à des plages IP spécifiques et verrouillage horaire (exemple : uniquement entre 8h et 18h en semaine).
  • Port de gestion dédié : Séparé des flux de données, il réduit les risques de piratage en isolant les tâches administratives.

OS spécialisé : C’est la grande nouveauté, ActiveProtect Manager 1.0 se concentre exclusivement sur la sauvegarde. Contrairement aux NAS traditionnels Synology, il ne prend pas en charge les applications tierces (Docker, Plex) ou le partage de fichiers en interne. Cette spécialisation renforce sa fiabilité. Moins de fonctionnalités superflues signifient moins de risques de bugs ou de failles. Pour les entreprises cherchant une solution dédiée à la protection des données, c’est un atout. Pour celles ayant besoin d’un outil polyvalent, les modèles DSM restent plus adaptés.

Licence : L’achat d’une appliance ActiveProtect inclut une licence d’utilisation de base. Cette licence couvre jusqu’à trois appliances interconnectées sans coût supplémentaire, idéal pour les petites infrastructures ou les sites distants.

Si votre environnement nécessite quatre appliances ou plus, une licence additionnelle est requise. Contrairement à certains modèles de licence différée, celle-ci doit être acquise dès la première année d’utilisation. Cette règle s’applique même si vous étendez progressivement votre parc après l’installation initiale.

Exemple concret :

  • 1 à 3 appliances = licence de base incluse
  • 4 appliances = licence de base + 1 licence additionnelle
  • 6 appliances = licence de base + 3 licences additionnelles

Ce choix est conçu pour simplifier la planification budgétaire, tout en évitant les mauvaises surprises liées à l’évolutivité.

Maintenant que vous avez saisi les contours de cette solution uniquement dédiée au à la sauvegarde pure et dure, passons maintenant à l’unboxing du DP320.

Synology DP320 : Déballage et accessoires

L’emballage des produits Synology reste fidèle à une démarche minimaliste. Le carton, recyclable et sans surcharge visuelle, affiche uniquement une petite photo du produit et l’essentiel des informations techniques. Aucun graphisme tape-à-l’œil ou slogan marketing : ce choix reflète une cible d’habituée à privilégier les spécifications plutôt que le packaging.

Synology Dp320 Test Review Netcost (1)

Cette sobriété s’explique aussi par les canaux de vente privilégiés en ligne ou via des revendeurs spécialisés où les acheteurs recherchent avant tout des détails concrets. Synology mise sur l’efficacité, pas sur le spectacle. Un parti pris cohérent avec une marque dont la réputation repose sur la fiabilité, bien plus que sur l’emballage.

Synology Dp320 Test Review Netcost (6)

Le colis arrive comme un coffre-fort sur roulettes : emballage ultra-renforcé, couches de mousse sur mesure, carton renforcé pour épouser chaque angle. Même un coursier maladroit aurait du mal à l’endommager. Dès l’ouverture, pas de suspense, le boîtier du DP320 s’impose visuellement, noir mat et lignes épurées, prêt à entrer en action.

Synology Dp320 Test Review Netcost (9)

Les disques Synology HAT3310-8T arrivent dans des sachets antistatiques scellés, emballés séparément du boîtier. Synology évite ainsi la préinstallation en usine, un choix stratégique : le transport sécurisé limite les vibrations sur les plateaux, et le montage manuel sans outil prend quelques secondes. Contrairement aux NAS livrés avec disques intégrés, souvent vulnérables aux chocs, cette méthode protège mieux les composants sensibles grâce aux emballages renforcés et aux compartiments en mousse du carton.

Synology Dp320 Test Review Netcost (21)

Le DP320 inclut un bloc d’alimentation dédié et son câble secteur, tous deux estampillés Synology.

Synology Dp320 Test Review Netcost (19)

Deux câbles RJ45 Cat5e accompagnent le DP320. Suffisants pour exploiter le port 1GbE standard et le port de management isolé.

Synology Dp320 Test Review Netcost (18)

Deux clés en plastique, également présentes, permettent de verrouiller les baies de disques, empêchant leur retrait accidentel ou non autorisé.

Synology Dp320 Test Review Netcost (17)

Le guide d’installation rapide est rédigé en anglais mais ce n’est pas impactant. Les pictogrammes détaillés guident chaque étape, du montage des disques à la connexion réseau. Même sans maîtriser la langue, les schémas visuels suffisent à démarrer le boîtier en moins de cinq minutes.

Synology Dp320 Test Review Netcost (20)

Synology mise sur l’autonomie de l’utilisateur : tout est fourni pour une mise en service immédiate, mais aucun disque préinstallé ou câble superflu n’alourdit le package. Une approche pragmatique, adaptée aux professionnels habitués à configurer leur matériel.

Synology DP320 : Design et caractéristiques

Synology Dp320 Test Review Netcost (8)

Ce nouveau DP320 2 baies, ressemble à s’y méprendre au NAS Synology DiskStation DS723+ que ce soit au niveau des dimensions (166 x 106 x 223 mm), ou même du hardware embarqué. La marque semble donc avoir réutilisé cette conception existante tout en changeant le système d’exploitation de DSM vers APM.

Synology Dp320 Test Review Netcost (7)

Synology Dp320 Test Review Netcost (16)

Le processeur utilisé est un AMD Ryzen R1600 sur ces deux modèles. Celui-ci possède 2 cœurs physiques pour 4 threads, une fréquence de base à 2,6 GHz et Turbo jusqu’à 3,1 GHz. Son TDP est configurable de 12 à 25 W (souvent 15 W dans les NAS). Il possède 1 Mo L2, 4 Mo L3, des instructions modernes (AES-NI, AVX2, FMA3, etc.) et les technologies de virtualisation matérielle comme AMD et SVM.

Synology Dp320 Test Review Netcost (30)

Le DP320 intègre toutefois par défaut 8Go de RAM au lieu de 2Go sur le DS723+, via deux barrettes DDR4 ECC. Pour ceux qui ne sont pas accoutumés, ce type de mémoire est conçu pour détecter et corriger les erreurs de données, ce qui est particulièrement important pour un appareil de sauvegarde comme le DP320. Cette augmentation de RAM est de son côté justifiée par l’utilisation des multiples technologies fonctionnant en parallèle, consacrées à assurer une sauvegarde sans faille.

Synology Dp320 Test Review Netcost (22)

Ce DP320 est équipé de base de deux disque Synology HAT3310-8T, au format SATA III (6 Gb/s) de 8 To configuré en RAID 1 (miroir, pour assurer la redondance des données), vous aurez donc 8 To de stockage disponible au total. Ils tournent à 7200 tr/min pour une vitesse allant jusqu’à 260Mo/s en transfert continu et embarque 256 Mo de mémoire cache, bien adapté pour les transferts continus et les fichiers volumineux.

Ces disques durs sont conçus pour un fonctionnement 24/7, avec un MTBF (temps moyen entre pannes) de 1 million d’heures et une charge de travail annuelle évaluée à 180 To, soit environ trois fois plus que les disques durs de bureau classiques.

Synology Dp320 Test Review Netcost (25)

Pour le montage des disques, aucun outil n’est nécessaire : quatre rails en plastique (deux par disque) sont fournis. Il suffit de les clipser sur les côtés de chaque HDD, puis de glisser les disques dans les baies avant de refermer les trappes.

Synology Dp320 Test Review Netcost (12)

2 ports RJ45 sont présents à l’arrière, celui de gauche étant réservé au Management du boîtier. L’avantage de ce dernier port réseau est que, pour des raisons de sécurité, il ne possède pas d’accès à internet. A côté de ceux-ci, se trouve un bouton RESET, il permet de réinitialiser le DP320 à des paramètres par défaut, soit pour résoudre des problèmes techniques, soit pour rétablir l’accès en cas de perte de mot de passe ou de configuration réseau.

On peut remarquer la présence d’une encoche Kensington permettant de sécuriser de manière physique le boîtier à un bureau ou une baie de brassage par exemple.

Synology Dp320 Test Review Netcost (14)

3 leds de fonctionnement sont placées à l’avant du boitier. Elles nous indiquent la mise sous tension du DP320, ainsi que l’activité du disque 1 et 2. En dessous de ces dernières, se trouve un port USB 3.2 Gen 1 et le bouton de mise en marche.

Synology Dp320 Test Review Netcost (15)

La ventilation est assurée par un ventilateur de 80 cm en extraction qui fait quasiment toute la largeur du DP320. Comme sur DSM, il est possible de modifier sa vitesse afin de le rendre plus rapide ou plus silencieux.

Synology Dp320 Test Review Netcost (13)

Concernant les plages de températures conseillées, ce DP320 peut fonctionner entre 0°C à 45°C avec une humidité de 8% à 80% HR. Non utilisé, il peut être stocké entre -20°C à 60°C pour une humidité de 5 % à 95 % HR.

Synology Dp320 Test Review Inside Netcost

Enfin, le boîtier possède les certifications FCC, CE, UKCA, BSMI, RCM, NCC, VCCI, est conforme RoHS et est garantie 3 ans.

Synology DP320 : Tests pratiques

Initialisation

La promesse marketing de Synology d’une mise en route en « 10 minutes » se vérifie facilement. Du déballage à l’installation d’APM jusqu’à la première sauvegarde, le délai annoncé est parfaitement atteignable si on ne traîne pas !

L’absence de vis pour l’installation des disques 3,5″ (contrairement au modèle DP7400) et la présence de seulement deux baies accélèrent considérablement la mise en place. L’installation d’APM est identique à celle du DP7400 et très similaire à la configuration de DSM classique.

L’accès au système s’effectue via HTTPS (port 443) pour les fonctionnalités ActiveBackup for Business, tandis que le port 5001 donne accès à l’interface de la Console de gestion (similaire à DSM).

Une fois l’appliance connectée et mise sous tension, il suffit d’aller sur « https://finds.synology.com/ » pour repérer directement le DP320 sur le réseau. L’assistant de configuration prend ensuite le relais. L’ensemble de l’installation et des réglages est rapide.

Synology Dp320 Test Review Initialisation Netcost

La configuration de départ se limite à quelques étapes basiques : création du compte administrateur, réglages réseau… Le reste est pris en charge automatiquement. Le système impose un RAID 1 avec les deux disques, sans option alternative, tout comme le format Btrfs, qui reste de toute façon le plus pertinent ici, notamment pour profiter des clichés instantanés.

Synology Dp320 Test Review Initialisation Os Netcost

Interface

Le tableau de bord présente une interface Active Backup familière pour configurer les tâches, plans et connecter différents terminaux ou locataires cloud. L’interface de la console ressemble à DSM mais avec seulement quelques « packages » disponibles : Panneau de configuration, Moniteur de ressources et Gestionnaire de stockage. Ces fonctionnalités sont limitées car le DP320 n’est pas un NAS complet mais bien un appareil de sauvegarde dédié.

Synology Dp320 Test Review Interface Apm Netcost

ActiveProtect Manager (APM) s’appuie sur une interface claire et structurée, avec un menu principal à gauche qui permet de naviguer facilement entre les différentes rubriques. Dès les premiers clics, l’interface nous rappelle celle d’Active Backup for Business, bien connue des utilisateurs de DSM, mais en version nettement plus poussée.

Synology Dp320 Test Review Interface Netcost

Dès le départ, une aide rapide bien intégrée peut se révéler utile. Accessible à tout moment via l’icône en forme de livre en haut à droite, elle permet de s’orienter facilement et d’accéder directement à la section recherchée.

Synology Dp320 Test Review Aide Rapide Netcost

L’approche est plus centralisée, plus cohérente aussi. APM a clairement vocation à devenir le tableau de bord principal des infrastructures de sauvegarde dans les environnements professionnels.

Synology Dp320 Test Review Interface Menus Netcost

Compatible avec un large éventail de charges de travail, APM permet de sauvegarder et restaurer des postes Windows et macOS, des serveurs de fichiers, des hôtes physiques, des machines virtuelles (VMware, Hyper-V), mais aussi des environnements cloud, comme Microsoft 365. Les systèmes Linux sont également pris en compte, bien que les options soient plus limitées pour le moment.

Après avoir exploré l’interface et passé en revue la documentation, voici les principales fonctionnalités à retenir :

  • Sauvegarde étendue : support des environnements classiques (VM, serveurs, postes) et des services SaaS.
  • Fiabilité : contrôle de l’intégrité des sauvegardes et scénarios de restauration testables en environnement isolé.
  • Souplesse de restauration : fichiers individuels, machines complètes, conversion physique-virtuel (P2V) ou virtuel-virtuel (V2V).
  • Sécurité renforcée : protection anti-ransomware avec support du stockage WORM, chiffrement, réseau isolé.
  • Optimisation : déduplication à la source pour limiter la consommation réseau et l’espace disque.
  • Gestion fine des droits : prise en charge des annuaires (AD, LDAP, SAML 2.0) et contrôles d’accès détaillés.
  • Pilotage global : une console unique pour superviser plusieurs sites ou clusters.

L’un des points forts d’ActiveProtect tient dans sa capacité à s’adapter à des contextes variés, avec une interface centralisée et des mécanismes de protection robustes. On peut déployer une seule appliance ou les associer en cluster, ce qui ouvre la porte à des scénarios plus avancés.

Par exemple, une configuration type peut inclure une appliance sur le site principal, dédiée à la production, et une autre dans une zone isolée réservée au plan de reprise d’activité (PRA). Dans ce cas, les sauvegardes peuvent être rendues immuables, ce qui signifie qu’elles ne peuvent pas être modifiées ou supprimées, même par un administrateur, une garantie précieuse contre les attaques ou les erreurs humaines.

Tests de sauvegarde

Sauvegarde d’un PC sous Windows 11

L’un des scénarios les plus courants pour un appareil de sauvegarde concerne la protection des ordinateurs, qu’ils fonctionnent sous Mac, Linux ou Windows.

Sur APM, la configuration se fait en deux étapes principales :

  1. Installation de l’agent client APM
  2. Configuration de la clé de connexion

Synology Dp320 Test Review Installation Client Mac Windows Netcost

Pour nos tests, nous avons utilisé un PC sous Windows 11, équipé d’un processeur AMD Ryzen 5700X3D 8 cœurs 16 threads, 32 Go de RAM, SSD en stockage et une connectivité 1GbE (le DP320 ne dispose pas de ports 10GbE).

APM nécessite la création d’une clé de connexion qui associe un plan de protection spécifique à chaque appareil. Une fois cette clé entrée dans la configuration du client, APM sait exactement quel plan exécuter et quand.

Synology Dp320 Test Review Installation Client Windows Netcost

Après avoir saisi l’adresse IP du DP320 et la clé de connexion, la configuration est terminée et l’appareil apparaît dans la liste du tableau de bord. La sauvegarde peut être déclenchée selon le plan prévu ou manuellement.

Côté ressources, l’application Windows Agent ActiveProtect s’est montrée discrète : moins de 10 % de charge CPU (autour de 5 % en moyenne) et un pic à 356 Mo de RAM lors de la première sauvegarde. En pratique, l’impact sur les performances est imperceptible, la machine reste parfaitement réactive.

Synology Dp320 Test Review Sauvegarde Pc Windows Netcost

Notre premier PC, avec 63,8 Go d’espace utilisé, a réalisé sa sauvegarde initiale en moins de 10 minutes. La vitesse moyenne, autour de 100 Mo/s, était limitée par le port réseau du NAS. C’est plutôt rassurant de voir que le seul frein est matériel, signe que tout fonctionne correctement côté logiciel.

La déduplication identifie et élimine de son côté les copies de données dupliquées pour réduire l’espace de stockage et améliorer l’efficacité. Seules les instances uniques de données sont conservées, optimisant ainsi l’utilisation du stockage.

Par défaut, la sauvegarde enregistre la totalité des fichiers présents sur l’ordinateur cible, ce qui peut se révéler contraignant si vous souhaitez par exemple conserver, soit le système, soit uniquement certains volumes… Mais Synology à tout prévu. Dans notre cas, nous avons créé un nouveau « Plan De Protection » pour sauvegarder uniquement C:. Voici comment nous avons procédé et les très nombreuses options disponibles :

Une fois ce nouveau plan de protection configuré, il suffit de le sélectionner dans la section de la machine sauvegardée concernée, c’est assez simple :

Synology Dp320 Test Review Choix Plan De Protection Netcost

Dans un scénario réel avec dix machines « identiques » dans un bureau, en supposant que la première machine prenne 10 minutes et que les autres aient environ 5 minutes de différence de données chacune, l’ensemble serait sauvegardé en un peu moins d’une heure. Les sauvegardes suivantes sont de leur côté très rapides, ne prenant que quelques minutes selon les modifications.

Notons que les sauvegardes s’exécutent de manière séquentielle, une à une, et non en parallèle. Ce fonctionnement permet de tirer pleinement parti de la bande passante disponible. La déduplication s’active après la première sauvegarde, ce qui réduit efficacement le volume de données transférées et l’espace de stockage nécessaire.

Restauration complète d’un PC sous Windows 11

Après la sauvegarde, nous avons testé le processus de restauration complète via l’application Active Backup for Business Recovery Media Creator. Contrairement à la restauration de fichiers individuels via le Portail de récupération, la restauration complète reconstruit toute la machine, y compris le système d’exploitation et les données.

Synology Dp320 Test Review Restauration Netcost

La première étape consiste à créer un support de récupération (clé USB ou fichier ISO) à l’aide de l’application ActiveProtect Recovery Media Creator.

Synology Dp320 Test Review Restauration Windows Netcost

Notons que Windows ADK et WinPE doivent être installés au préalable sur le PC hôte. S’ils ne sont pas présents, l’assistant les télécharge automatiquement.

Synology Dp320 Test Review Synology Activeprotect Recovery Media Creator Netcost

Une fois terminé, ce processus génère une image pour clé USB ou ISO d’un environnement ActiveProtect amorçable qui permet de se connecter au périphérique DP et de restaurer n’importe quelle sauvegarde disponible.

Dans notre cas, la restauration d’environ 60 Go d’espace utilisé (200 Go de taille totale de partition) n’a pris que 7 minutes sur un réseau 1GbE.

Sauvegarde de serveurs de fichiers – NAS Synology

Une nouvelle fonctionnalité est désormais disponible, « Serveurs de fichiers ». Celle-ci propose maintenant plusieurs protocoles.

Dans le menu « Charge de travail », la section Serveurs de fichiers offre un assistant en quatre étapes et quatre types de serveurs. À partir du protocole SMB par défaut, jusqu’au NAS Synology, nous pouvons également choisir NetApp et Nutanix comme types de serveurs.

Synology Dp320 Test Review Synology Serveur De Fichier Netcost

Après l’identification à la deuxième étape, le contenu du NAS de destination est présenté sous forme d’arborescence standard. Important, si le compte utilisé pour l’authentification sur le NAS de destination utilise l’authentification à deux facteurs, aucune demande de confirmation ne sera présentée avant d’accéder au contenu !

Après avoir sélectionné le plan de protection et les données, il ne reste plus qu’à lancer la sauvegarde. Notre test portait sur 1 To de données composées principalement de fichiers volumineux. Le taux de transfert s’est maintenu autour de 115 Mo/s, saturant le port 1GbE du DP320.

Le niveau d’utilisation du périphérique pendant cette tâche était modéré tant pour le processeur que pour la RAM. Avec une vitesse moyenne d’environ 105 Mo/s, cette tâche s’est achevée en 170 minutes, comme prévu pour ce volume de données.

Avec deux des quatre cœurs utilisés à 100%, seulement 2,6 Go de RAM mobilisés et le réseau complètement saturé, le DP320 dispose encore de ressources pour gérer des tâches supplémentaires. Même en configuration RAID1, cet appareil pourrait facilement prendre en charge une interface 2,5GbE. On peut se demander pourquoi ce clone apparent du DS723+ ne dispose pas de cette fonctionnalité, alors que le DS723+ lui-même est livré avec le même CPU et seulement 2 Go de RAM, mais inclut un emplacement 10GbE optionnel.

Pour la restauration, le Portail de récupération est le seul moyen d’accéder aux données et de les télécharger. Seul le téléchargement est possible, sans option de restauration sur place.

L’absence de restauration directe est regrettable mais compréhensible pour une source distante. Le champ de recherche au-dessus du contenu fonctionne comme un simple filtre et non comme un outil de recherche approfondi dans le Portail de récupération.

Le processus de restauration du même contenu a pris plus de temps. Avec une vitesse moyenne d’environ 79 Mo/s pour les mêmes 1 To, il a fallu 4hmin pour terminer la tâche. Les données sont compressées en un seul fichier ZIP pour maximiser la vitesse de transfert globale, indépendamment du nombre de fichiers à restaurer.

Tâches multiples de sauvegarde et restauration

Comme nous l’avons observé précédemment, APM n’effectue pas de sauvegardes parallèles pour des appareils du même type. Bien que logique pour maximiser la déduplication et l’utilisation du réseau, comment se comporte-t-il lorsque des tâches de sauvegarde et de restauration s’exécutent simultanément ?

Pour ce test, nous avons lancé simultanément un processus de sauvegarde et de restauration, suivis d’une autre sauvegarde.

Une sauvegarde simple d’une machine Windows 11 et une restauration de VM vers un hyperviseur ESXi démarrent en même temps et s’exécutent en parallèle. Le processus de restauration utilise près de 77% de la bande passante disponible pendant toute sa durée. Le processeur n’est sollicité qu’à 25-30% durant ce processus.

Environ 13 minutes après le début de la première sauvegarde et de la restauration, une deuxième tâche de sauvegarde a été activée. Cette nouvelle tâche a rapidement gagné en vitesse et, avec la première tâche qui s’interrompait périodiquement, la seconde a pris la tête.

Pendant que la deuxième sauvegarde s’exécutait à 100%, la première n’a complété qu’environ 23% avant de reprendre à pleine vitesse une fois la seconde tâche terminée. Pour des sauvegardes du même type, il est logique qu’une tâche soit plus rapide que l’autre en raison de la déduplication. La deuxième tâche représentait environ la moitié de la taille de la première et s’est terminée en moitié moins de temps.

Consommation électrique

Côté consommation électrique, ce DP320 consomme 0,5 à 1 Watt lorsqu’il est éteint. Une fois en route sans tâches en cours, il consomme en moyenne 23 Watts, lors de tâche de sauvegarde, il monte à 35 Watts. De très bonnes valeurs pour une appliance de sauvegarde professionnelle.

Améliorations possibles

Bien qu’APM gère efficacement plusieurs tâches grâce à sa logique interne et ses processus de déduplication, la planification opérationnelle se limite aux plans programmés. Une fonctionnalité manquante est une vue d’ensemble unifiée de toutes les activités simultanées, spécifiquement les actions de sauvegarde et de restauration. Actuellement, ces actions sont séparées dans des sections distinctes, obligeant les utilisateurs à basculer entre différentes sessions de navigateur ou sections.

Même si tout le monde ne souhaite pas nécessairement visualiser les deux types d’activités simultanément, un panneau d’activités unifié avec options de filtrage serait très utile. C’est particulièrement important car les sections existantes pour les activités de sauvegarde et de restauration comportent une fonction « recherche » qui fonctionne davantage comme un filtre que comme un véritable outil de recherche. Cette amélioration pourrait arriver dans les prochaines versions d’APM, mais pour le moment, nous devons nous contenter de panneaux séparés pour ces activités.

Comment Toyota Motor Vietnam utilise déjà les appliances Synology

Toyota Motor Vietnam a complètement repensé son architecture de sauvegarde en s’appuyant sur plusieurs solutions Synology, dont les appliances ActiveProtect DP7400. Avec une croissance rapide de ses volumes de données et les limites des sauvegardes sur bande, le constructeur a mis en place une stratégie en deux volets. Les données critiques sont sauvegardées sur un DP7400 avec une copie immuable répliquée sur un second appareil distant, selon la règle 3-2-1-1-0. Les charges de travail quotidiennes, elles, sont prises en charge par un SA3410, qui sauvegarde 150 machines virtuelles, avec réplication vers cinq RackStation déportées. Le DP7400 assure aussi la gestion centralisée des sauvegardes, avec suivi des SLA et du stockage via une seule interface APM.

Synology Activeprotect Dp7400 Appliances

Cette refonte a permis à Toyota de réduire de 75 % ses coûts liés à la sauvegarde, tout en éliminant les lenteurs et les contraintes liées aux bandes. Le système garantit désormais une restauration instantanée des VM, avec vérification d’intégrité, et une continuité d’activité renforcée. Pour assurer une haute disponibilité de ses services critiques, le constructeur a aussi déployé une solution SAN UC en mode actif-actif sur sa chaîne de production. L’ensemble s’intègre de façon fluide à l’infrastructure existante et répond aux exigences de performance, de sécurité et d’évolutivité d’un site industriel stratégique.

Notre avis

Le DP320 reprend les qualités de ses frères plus coûteux tout en visant clairement les petites structures : fiabilité, simplicité et sécurité sont au rendez-vous. Son OS dédié ActiveProtect Manager, inspiré de DSM mais enrichi de fonctions orientées protection (mode Air Gap, sauvegardes immuables, isolation réseau), fait toute la différence.

Le boîtier, identique à celui du DS723+, utilise le même processeur, mais avec 8 Go de RAM contre 2 Go sur le NAS grand public. Le RAID 1 offre jusqu’à 7 To utilisables (5 To recommandés), géré automatiquement par l’assistant. La vitesse réseau reste cantonnée au gigabit, un compromis pertinent pour les TPE même si une option 2,5Gbe voir 10 GbE aurait été bienvenue pour accélérer les PRA sur de gros volumes.

Synology Dp320 Test Review Netcost (32)

Côté déploiement, prévoyez quelques minutes avec l’assistant de configuration et une interface claire qui guide pas à pas. Les sauvegardes se lancent en série, avec déduplication dès la première session afin de limiter le trafic et l’espace disque. La prise en charge couvre quasiment tous les cas de figure : postes Windows et macOS, serveurs physiques, hyperviseurs VMware/Hyper-V et Microsoft 365.

Avec un tarif conseillé aux alentours de 1 650 € HT (1 980 € TTC), le DP320 justifie son prix par la couche logicielle ActiveProtect et sa garantie de trois ans, incluant le boîtier et les disques. Pour qui cherche une solution de sauvegarde clé en main, robuste et évolutive, c’est un choix à considérer sérieusement. Pour en savoir plus ou poser vos questions, n’hésitez pas à contacter l’équipe de Synology via ce lien.

Pour

  • Qualité de fabrication
  • Choix du processeur et RAM adapté
  • Nouveau système ActiveProtect performant
  • Interface claire et assistée pas à pas
  • Configuration en quelques minutes
  • RAID 1 et Btrfs configurés automatiquement
  • Sauvegardes séquentielles avec déduplication dès la première session
  • Prise en charge de Windows, macOS, serveurs physiques, VMware/Hyper-V et Microsoft 365
  • Fonctionnalités anti-ransomware (Air Gap, sauvegardes immuables)
  • Garantie 3 ans couvrant le boitier et les disques

Contre

  • Port réseau limité 1 GbE
  • Pas de mode cluster ni d’extension aisée en externe