Sur Mars, il y a un terrain étrange qui ressemble au dos d’un alligator : les clichés de Curiosity

Sur Mars, Il Y A Un Terrain étrange Qui Ressemble

La caméra de navigation du rover Curiosity a photographié un terrain étrange sur Mars, que la NASA a surnommé « dos d’alligator »

Crédit : NASA/JPL

Le rover Curiosity de la NASA est tombé sur un terrain martien d’apparence très particulière qui ressemble beaucoup à la peau écailleuse d’un reptile. Ce n’est pas un hasard si les scientifiques ont décidé de le surnommer « dos d’alligator », ou dos d’alligator. Les crêtes pointues et la coupe des rochers, ainsi que leur disposition ordonnée, sont en fait très similaires aux écailles tuberculiformes qui poussent sur le dos de ces animaux puissants.

Le rover à propulsion nucléaire a immortalisé ce curieux terrain du fronton de Greenheugh, une plaine au cœur du cratère Gale, une dépression que Curiosity explore en profondeur depuis près de dix ans (il fêtera en août les 10 ans de son « débarquement  » sur la planète rouge. son arrivée près du dos de l’alligator n’était pas accidentelle ; les scientifiques l’avaient en fait découvert grâce aux images capturées par les sondes en orbite autour de Mars. Ils ont donc décidé d’envoyer le rover pour une enquête approfondie.  » Maintenant que nous sommes ici, c’est assez surprenant de voir à quel point c’est évident, et la description informelle de ce « terrain d’alligator » semble très appropriée ! », a expliqué la NASA dans un communiqué.

Crédit : NASA/JPL

La photo que vous voyez en haut de l’article, prise à la fin de la semaine dernière, a été prise à partir de la caméra de navigation gauche ; Curiosity a deux NavCams noir et blanc sur le bras robotique avec un angle de vue de 45°, qui sont utilisées pour obtenir des images stéréoscopiques. Comme spécifié par l’agence aérospatiale américaine, les roches dans le sol seront analysées avec la ChemCam qui utilise la technologie LIBS (Laser Induced Breakdown Spectroscopy) ; En termes simples, le rover vaporisera de petits échantillons de roche affleurante avec un laser infrarouge et examinera leur composition chimique. Enfin, les images en mosaïque seront capturées via les MastCams couleur, capables de capturer des vidéos couleur avec une résolution de 1280 × 720 pixels et 10 fps (images par seconde).

Fronton de Greenheugh. Crédit : NASA/JPL – Caltech/MSSS

Comprendre la composition et d’autres détails du fronton de Greenheugh aidera les scientifiques à mieux déterminer le type d’érosion qui se produit sur Mars. Le rover est actuellement engagé dans la « montée » du Mont Sharp au centre du cratère Gale et à mesure qu’il s’élève, il rencontre des roches de plus en plus anciennes et spectaculaires. Ces dernières semaines, la caméra Mars Hand Lens Imager (MAHLI) avait capturé une petite structure minérale semblable à une fleur, tandis qu’avec les Navacams, elle filmait les spectaculaires nuages ​​martiens de glace sèche (dioxyde de carbone gelé). Dans les prochains jours, il tentera d’étudier les soi-disant « diables de la poussière », car la saison poussiéreuse vient de commencer sur la planète rouge.