Prise par l’astronaute français Pesquet qui se trouve sur la Station spatiale internationale, elle offre une image incroyable de la lueur nocturne émise par l’atmosphère terrestre.
La Terre, vue de l’espace, est fascinante, enveloppée dans son incroyable atmosphère : c’est la nouvelle image absolument surréaliste de notre planète, prise depuis le Dôme de la Station spatiale internationale, le module d’observation des opérations hors de l’ISS qui offre une vue privilégiée sur Terre et les corps célestes. C’est de là que l’astronaute français Thomas Pesquet de l’Agence spatiale européenne (ESA) a capturé la face nocturne de notre planète, sous un ciel constellé d’étoiles lointaines »qui défient les lumières des villesDans une bataille pour voir qui est le plus brillant et le plus beau, Pesquet a écrit dans le post sur Twitter avec qui il a partagé la photo.
Pour rendre la prise de vue encore plus extraordinaire, la lueur nocturne de l’atmosphère, qui apparaît sous la forme d’une bande orange frappante. Selon l’astronome Juan Carlos Munoz, la couleur est due à l’émission d’atomes de sodium, à environ 80-90 km à la surface de la Terre. À peine visible, même une faible bande vert-bleu, juste au-delà de l’orange, créée par l’oxygène moléculaire ionisé dans l’ionosphère, où le rayonnement du Soleil, et dans une moindre mesure les rayons cosmiques de l’espace, excitent les gaz composants. Dans des conditions calmes, ce résidu d’ionisation est visible pendant la nuit.
Il n’est pas facile d’obtenir de telles photos et Pesquet a dit qu’il a fallu beaucoup de temps et de nombreux clichés pour obtenir l’image. « Un temps de pose long est nécessaire (l’obturateur doit rester ouvert pour absorber le plus de lumière possible, car la scène est très sombre), – a expliqué l’astronaute français – donc non seulement vous devez rester extrêmement immobile en tenant l’appareil photo, mais il y a aussi la Station spatiale qui se déplace si vite qu’il y aura toujours du mouvement… la complexité de la photographie spatiale !« .
En regardant notre planète, les astronautes rapportent souvent aussi ressentir ce que l’on a surnommé l’effet d’aperçu : voir la Terre flotter dans l’espace, radieuse mais délicate, génère un changement de conscience pour lequel notre planète est perçue comme une petite, une fragile sphère de vie, « suspendu dans le vide », enveloppé dans l’atmosphère subtile qui le protège de l’espace infini.
